Lettre de motivation (dans tous les sens du terme)

Je ne sais pas trop ce que je fais ici, ni trop quelle mouche m’a piqué (quelle idée de commencer un blog aussi !)… Peut-être est-ce le besoin de créer quelque chose qui me démange depuis un petit moment –oui, bon quelques années j’avoue-. Je ne sais même pas par où commencer… Je pense simplement que je vais vous livrer ce qui m’a réellement poussé à me lancer.

Je pourrais vous parler de ces quelques personnes qui ont croisé mon chemin cette année. Ces filles, exclusivement, qui ont provoqué ce micro déclic en moi me poussant à prendre les choses en main. Elles qui produisent quelque chose, qui donne un sens, des mots à leurs conflits internes, leurs idées etc… Mais non je n’en parlerai pas. C’est surtout une personne que j’ai connu il y a quelques années et qui a provoqué cette envie.

Camille

On connaît tous une personne qui nous énerve, tellement elle est inspirante et inspirée, belle, joviale, en bref une personne qui ressemble au ‘nous’ de nos rêves. Oui, ne faites pas l’innocent, il/elle est là et sa présence s’accompagne d’une tristesse et peut être même de déception envers soi-même, comme des gouttes de pluie froide qui déferlent sur vous perçant la carapace dans laquelle vous vous enfermez depuis trop longtemps. Je connais parfaitement ce sentiment, j’ai longtemps essayé de le nier. C’est toujours plus facile d’éviter d’y penser que de comprendre d’où nous vient cette « aversion » (énormes guillemets) pour une personne.

Alors Camille, prend ceci comme une lettre ouverte même si tu ne liras probablement jamais ceci. Voilà, tu es une belle personne, douée, sensible, sociable et j’en passe, mais quel est ton fichu défaut bon dieu ?! Enfin c’est vrai quoi, tu es douée comme personne, il faut l’admettre. Et ça, crois-moi, je l’ai longtemps perçu comme le reflet de mes propres faiblesses. Un être naturellement doué face au vilain petit canard qui aimerait l’égaler.

D’abord il y a eu la photo. Vous savez ce truc, là, qui te fait voir la réalité sous un autre angle, qui te replonge dans des souvenirs saisissants au moment où ton regard se pose dessus. Ce même truc qui te fait ressortir tout un tas d’émotions même si tu n’étais pas présent au moment du ‘clic’. Il faut savoir que j’ai une fascination pour la photo et son pouvoir et ce, depuis un petit bout de temps. Et pourtant, voyez, je n’ai jamais franchi le cap de prendre des cours ou de me constituer un budget photo. Pourtant, Camille, elle, exerce sa passion et on sent qu’elle a un véritable talent pour ça.

On a tous connu ces superbes matières du collège qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ; j’ai nommé : la musique, la techno et les arts plastiques. Personnellement l’art plastique c’était le moment ‘bonheur’ dans la semaine. J’adorais dessiner, créer des installations, voir des productions d’artistes en cours, en bref je m’épanouissais vraiment dans cette matière. Evidemment comme toute personne aimant dessiner qui se respecte : j’ai pris des cours de dessin, peinture et tout le tralala. C’était sans compter sur Camille et ses talents d’artiste dans l’âme. Bordel ce que tu es doué Camille, douée pour dessiner certes mais aussi pour imaginer un univers et le mettre en forme de manière totalement singulière et personnelle. Sauf que dans l’histoire je n’ai jamais eu une imagination débordante, du moins je n’ai jamais su la mettre sur le papier.

Au final, ce que je retiens de tout cela c’est que ce n’est pas contre elle cette colère mais contre moi même. Contre moi même car je ne me suis pas donné les moyens. Alors qu’elle, elle a eu la volonté. Je me suis laissé emprisonnée par mes admirations sans me rendre compte que j’étais différente, que j’existais à ma manière. Une manière que j’aurais voulu corriger et calquer sur celle de Camille. On oublie facilement que l’on est tous différents et que l’on part avec ses propres bagages. Alors toi qui lit cela, sache que tu ne seras jamais comme tu veux que tu sois, du moins tu ne seras jamais la personne qui est en face de toi. Je sais qu’à ce stade vous vous dites « Mais quelle vision pessimiste de la vie ! ». Non, je qualifierais plutôt ça de rationnel. J’écris ça comme une lettre ouverte auquel tout le monde peut s’identifier. Je m’adresse à moi mais aussi à vous. Il faut arrêter cette culture d’autrui, commencer à s’apprécier en tant que nous avant de vouloir être un autre. Evidemment c’est bien d’avoir un modèle, de vouloir évoluer vers quelque chose où l’on se sentirait encore plus épanoui(e). Mais ne perdons pas de vue que l’on ne sera jamais quelqu’un d’autre et parfois il faut apprendre à l’accepter. Admirer quelqu’un pour sa manière d’être et tout à fait naturel mais l’envier ne l’est pas et encore moins se blâmer pour ce que l’on est pas. Tentons les choses à notre manière et pas comme celle des autres. C’est dévalorisant pour nous et tellement in juste pour eux. Eux, qui existent de manière si belle et singulière. On perd tellement de temps à regarder le jardin du voisin qu’on en oublie de cultiver le sien. Ne vous construisez pas sur le modèle des autres, c’est du gâchis. Tout le monde à sa propre manière d’exister, il suffit juste de la trouver.

Avoir des sources d’inspirations c’est bien, se façonner à l’image de quelqu’un c’est une perte temps. Tu n’en ressortiras pas toi même. Ne vivez pas au dépend des autres, apprenez plutôt à vous forger au lieu de calquer leurs comportements !

PS : Si un jour tu lis ceci Camille, sache que j’admire toujours ta façon d’être et j’espère que tu t’épanouies dans ta vie ! Et mine de rien, c’est en partie grâce à toi que je suis là, à écrire et à me découvrir. Alors Merci ❤

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