Silence ça tourne !

Non non je n’ai pas joué dans un film je vous arrête tout de suite, je reviens juste avec un article sur mes films préférés (c’est tout de suite moins intéressant hein). J’avoue que ce titre est un peu trop accrocheur pour ce qui va suivre… mais je trouvais que « Films que j’aime » ce n’était pas la folie non plus.

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Toujours motivés ?

 

Pour ceux qui sont déterminés à lire ces lignes, j’espère vous donner des idées en cas d’ennui soudain. Dernière chose avant qu’on se jette dans le bain, ce n’est que mes goûts personnels et en aucun cas je suis critique de cinéma.

C’est parti mon kiki !

  • The Grand Budapest Hotel réalisé par Wes Anderson. Comment ne pas en parler ? C’est l’histoire d’un jeune lobby boy engagé dans un prestigieux hôtel tenu pas Gustave H dans un pays tout droit sorti de l’imagination de Wes Anderson pendant l’entre-deux guerres. Le film est en un mot loufoque. Si vous connaissez un peu la filmographie de Wes Anderson vous avez sûrement remarqué son amour prononcé pour les couleurs, les décors irrationnels, les personnages à fortes personnalité, stéréotypés et excessifs. Je sais que ce genre de cinéma ne plaît pas à tout le monde mais personnalité j’adore le second degré avec lequel le film est abordé. Même dans les moments censés être tragiques il y aura toujours une pointe d’humour. C’est un peu comme le théâtre de l’absurde appliqué au cinéma. Et c’est exactement pour ça que j’adore ce film (et presque tous les films du même réalisateur). L’humour est absurde, ironique à souhait et poussé bien plus qu’au second degré. Il y a diverses interprétations, de nouveaux détails et références qui nous apparaissent comme par magie à chaque visionnage. The Grand Budapest Hotel c’est aussi un univers féerique qui te laisse dans un état second à la fin du film. A la fois ravie d’avoir pu t’évader pendant 1h40 et désemparée de quitter ce monde fantastique qui t’a réconcilié toi et ton imagination d’enfant. Dans ce film, c’est comme si Anderson nous invitait à pénétrer dans un monde fabuleux dont on devine les extravagances irrationnelles mais dans lequel on voudrait bien se perdre à jamais. Des costumes aux décors splendides en passant par la musique enfantine digne des comptines (quand même jouée par un orchestre la comptine hein !) et à l’atmosphère rosée du film tout est réunie pour qu’on en redemande, tout pantois, après le générique de fin. En un mot (je sais c’est la deuxième fois que je dis ça) ce film est beau. Ce n’est pas tant l’histoire en elle-même son principal atout mais la réalisation ; le cadrage des scènes, les couleurs, les lumières et tous les détails FONT le film. C’est pour ça que je le mets dans la catégorie chef d’œuvre en matière de réalisation (parce que j’aime la beauté).
    PS : J’avoue que quand même le casting c’est un peu le luxe.
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Si c’est pas beautiful ça ?

(Si l’envie vous prend de le regarder, faites-le en VOSTFR s’il vous plaît, sinon vous aller massacrer ce chef d’œuvre et perdre tout l’intérêt des répliques)

  • Dallas Buyers Club réalisé par Jean-Marc Vallée. On change clairement d’ambiance avec ce film, puisque déjà : c’est aux Etats-Unis en plein dans les 80’s et ensuite c’est un drame, youhouuu ! Je vous fais un rapide topo : un texan homophobe, macho, drogué et j’en passe (pour ne pas faire de généralités) qui se chope le virus du VIH (JACKPOT baby) en faisant pas trop trop attention. On lui dit qu’il lui reste trente jours à vivre (double JACKPOT) et lui il n’est pas trop d’accord donc il se rebelle et c’est l’histoire de cette rébellion. Dans ce film on a droit à des séquences émotions, des plans très beaux visuellement parlant, des dialogues qui te donnent des frissons et j’en passe. Matthew McConaughey et Jared Leto sont tout simplement magistraux dans ce film (c’est pour ça qu’ils ont raflé les Oscars en 2014). Ils incarnent leurs rôles à merveille et, petite anecdote, Matthew a perdu 20 kilos pour ce film. Et rien que pour ça mérite de regarder ce film. Sans vous mentir, j’ai rarement autant pleuré devant un film mis à part Les petits mouchoirs (en même temps ça se comprend non ?). Certaines scènes sont juste des pépites. On dit merci au scénariste d’avoir construit une si belle intrigue et au réal d’avoir réussi à sublimer les silences. Dallas Buyers Club c’est le genre de film dont tu ne ressors pas indemne. Ça te permet de réfléchir à ta condition, tes exigences, ta vie et c’est ça le but d’un film non ? Comment aurais-je agi si cela avait été mon histoire ?
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« I’ve got one… one life, right ? Mine. But I want someone else’s sometimes »

 

  • Mommy réalisé par Xavier Dolan. Non seulement je considère Dolan comme un Artiste avec un grand A mais je déclare solennellement associer Mommy à un chef d’œuvre au sens intégral de son terme. Je ne pouvais conclure cet article sur un autre film que celui-ci. Il représente tout bonnement le film qui m’a le plus touché au monde. Et je ne parle pas du genre de films qui te font pleurer parce que c’est triste mais plutôt de ceux qui te marquent à jamais. Pour commencer je vous invite vraiment à le regarder en VOSTFR (c’est en québécois et je vous conseille de mettre les sous titres parce que parfois tu ne captes pas franchement les expressions). Evidemment j’adore l’accent québécois donc de l’entendre ne m’a pas gêné loin de là mais je sais que certains y sont plus réticents donc bon faites comme vous le sentez. Concernant le film si je devais lui attribuer un adjectif là maintenant tout de suite ce serait humain. Dans ce film et dans tous ses films, Dolan s’évertue à mettre en lumière les comportements, les échanges sociaux qu’il a pu rencontrer ou sur lesquels il s’est renseigné. C’est donc l’histoire de Diane, veuve, qui récupère la garde de son fils Steve atteint de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité. Ils vont faire la rencontre de Kyla, leur voisine enseignante. Je n’en dit pas plus sinon je risque de révéler beaucoup trop d’éléments ! Dit comme ça, ça ne paye pas de mine comme on dit, mais en réalité ce film arrive tellement bien à recréer les situations du réel. Il rend compte des difficultés de communication de Steve et de son entourage et en même temps les différentes situations auxquelles font face des individus dans leur vie. Tout ce que je pourrais dire ne décriera jamais assez bien ce que ce Xavier Dolan a créé avec ce film. C’est d’ailleurs ce film qui m’a initié à la filmographie de Dolan. Au fil de ses films et interviews j’ai pu remarquer l’importance de la musique dans ses œuvres. Dans Mommy la BO tient une place prépondérante, elle fait partie intégrante du film et sans elle il manquerait quelque chose. Les musiques sont soigneusement choisies et révèlent le caractère des scènes (tout autant que la mise en scène et la cadrage si particulier). C’est quand même grâce à Dolan qu’il m’arrive d’écouter du Céline Dion et du Dalida *on dit merci qui ?*. Pour couronner le tout, les acteurs ne pouvaient pas mieux incarner les personnages. Je n’en vois pas d’autres pour les rôles. Donc si je ne devais vous donner qu’un conseil ce serait : foncez le voir !!!
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Mommy

Je vais m’arrêter là , un top 3 c’est déjà pas mal ! Sinon j’irais bien voir Juste la fin du monde de Xavier Dolan évidemment (qui d’autre ?) dès sa sortie et I hate love de Humberto Hinojosa Ozcariz (déjà sortit depuis 2014).

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