Entre peur et solitude

La déprime. Elle m’engloutit, quelle qu’elle soit.

Généralement elle survient quand je me sens seule et que je pense à tous les changements à venir. C’est toujours angoissant. Et comme la plupart du temps quand je vais mal je me renferme sur moi, je me fais encore plus de mal. Je ne sais pas pourquoi je m’évertue à plonger dans ce cercle vicieux. Mais c’est comme ça, je me dis que mes amis n’ont pas forcément envie d’entendre toutes mes angoissantes si futiles soient elles ! C’est con parce que mes amis c’est aussi ceux sur lesquels je me repose le plus, je compte sur eux, c’est ma boussole. Je ne fais rien sans penser aux conséquences de mes actes sur eux. Mais du coup voilà, je retombe toujours dans mes travers, c’est-à-dire le silence. Je me mue dedans, comme un cocon qui se cristallise. Je m’en habille. Parce que c’est aussi bien plus facile de prétendre que le problème n’existe pas plutôt que de l’affronter en en parlant. Ça aussi c’est une grosse connerie, mon défaut de fabrication on va dire. J’ai largement tendance à me dire que ça passera en ne disant rien et en cogitant comme seule dessus. Que nenni ! Si toi aussi tu as tendance à faire ça, arrête de te voiler la face s’il te plaît. Tu sais tout autant que moi que ce n’est pas une solution, ni même une bonne attitude. Tu gardes en toi toutes tes frustrations et tes angoisses, ça ne fait que s’accumuler. Et tu finiras par péter un câble, sérieux. T’es qu’une bombe à retardement dans ce cas-là.

Là en ce moment je suis en pleine remise en question sur ma vie. J’ai choisi de partir étudier à l’étranger un an, c’est mon rêve depuis des années. Et pourtant… Je ne peux pas supporter l’idée de quitter mes amis. Autant ma famille va me manquer, normal j’ai envie de dire ! Mais je sais que je suis supposée m’en éloigner au fur et à mesure que je grandis, c’est le chemin logique. Autant mes amis, comme je vous l’ai dit précédemment, constituent mon pilier. Comme je n’ai pas de copain, je n’ai qu’eux. Et même si j’avais un copain, j’ai tendance à privilégier mes amis avant tout. Je n’y peux rien s’ils me connaissent par cœur ! Et en partant 10 mois à l’étranger, même si je vais revenir quelques fois (ça va se compter sur les doigts d’une main probablement), je sais que notre relation va évoluer. Et malgré tout l’amour mutuel qu’on se porte, la distance va forcément endommager notre relation, j’en suis parfaitement consciente. Et ça me tue, profondément. Les messages ne suffisent à pas à maintenir une relation à distance, il faut partager des moments. Et ce n’est pas en faisant un Skype groupé que ça va marcher…

Alors c’est ça le sujet de préoccupation de toutes mes pensées, j’en ai la boule au ventre dès que j’y pense. Et j’ai peur de tenter de me protéger en m’éloignant par moi-même avant même mon départ. Parce qu’au final c’est une angoisse comme une autre, et vous savez comment je les gère…Mais au final, la lutte contre cette pulsion solitaire sera la plus belle des récompenses !

angoisse

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