Une année de mobilité, pourquoi ?

Comme vous le savez sûrement je suis en licence 3 Information-Communication à Lyon 2. Du moins c’est ce qui apparaîtra sur mon diplôme (si je l’ai, on touche du bois). Pourtant cette année je suis, à mon plus grand bonheur, en Erasmus en Suède. J’étudie à l’université de Malmö, une ville tout au sud-ouest de la Suède qui flirte avec Copenhague (à 40 minutes en train). Je décide de vous écrire cet article car l’année dernière à cette même époque j’avais des envies plein le cœur et des questions plein la tête.

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Copenhague

Pour ceux qui se sont déjà un peu penchés sur le sujet, vous devez savoir que du 10 au 13 octobre auront lieu les Journées de la Mobilité Internationale (JMI) à Lyon 2. Je vous recommande grandement d’y aller pour connaître un peu plus en détails les destinations que votre faculté vous propose, les documents administratifs etc. Je vous ferai un article prochainement sur la Suède et sur Malmö en particulier si ça vous intéresse mais aujourd’hui je viens vous expliquer en quoi partir en mobilité est la meilleure décision que vous prendrez.

Maintenant on va passer à la partie où je vais te tutoyer parce que je m’adresse à toi derrière ton écran, toi qui a cliqué sur ce lien parce qu’au fond tu es tenté par cette expérience. Personnellement j’ai décidé de partir en Erasmus pour nourrir mon besoin de découvrir de nouvelles choses, d’en apprendre plus sur moi-même. Evidemment, partir en mobilité (Monde ou Erasmus+) est un atout pour ta future carrière mais il faut d’abord que tu en ressentes l’envie, si ce n’est le besoin. Je suis arrivée en Suède le 16 août et même si ça fait un peu moins de 2 mois que je suis ici, je peux déjà te confirmer que ça a changé ma vie.

Déjà d’un point de vue relationnel : où que tu sois en mobilité, tu vas faire des rencontres. Evidemment ça dépend de certains facteurs mais tu vas inévitablement rencontrer beaucoup de gens. Ce genre de rencontres tu ne les aurais sûrement jamais faites chez toi. Et du fait que vous viviez tous la même expérience (loin de ta famille et de tes amis), les liens se tissent extrêmement vite et fort. Je suis convaincue que ce qui fait un bon voyage c’est les rencontres que tu y fais. Au final une année d’échange c’est comme un long voyage. D’ailleurs c’est aussi l’occasion rêvée pour voyager. Tu vas avoir des pieds-à-terre dans pleins de pays, des excuses pour voyager encore plus. Par exemple, dans un peu plus d’un mois je vais réaliser mon rêve d’enfant : voir des aurores boréales grâce à un voyage en Laponie organisé par le BDE Erasmus de Malmö. Avoue c’est plutôt cool ?

Ce qui fait aussi que la mobilité prend du sens c’est que tu t’établis dans un pays que tu ne connais pas. De ce fait tu vas découvrir une nouvelle culture et peut-être une nouvelle langue (Jag talar pyttelite Svenska !). Et les amis que tu vas te faire seront sûrement d’une autre nationalité que toi, donc d’une autre culture. J’ai beau essayer, je n’arrive pas à m’imaginer d’autres circonstances dans lesquelles j’aurais pu connaître aussi rapidement pleins de cultures à la fois. Un véritable melting-pot ! Ce qui est assez marrant c’est que tu vas aussi prêter attention à ta propre culture. Tu vas devenir en quelques sortes un représentant de ta culture aux yeux de tes amis étrangers (tous les yeux se tournent vers toi quand ça parle fromage, pain ou vin). Tu te rends compte que tes petites habitudes sont imprégnées par ta culture française par exemple. Il y a quelques semaines j’ai comparé la culture suédoise à la culture française. Et je t’assure que c’est très intéressant de prendre conscience de toutes ces petites choses implicites qui régulent ta vie et font de toi qui tu es.

Evidemment, une année de mobilité c’est toujours un plus au niveau de tes études et de ton CV. Tu vas devoir t’adapter à un nouveau système, de nouveaux cours, mettre de côté ta langue maternelle et ça mon vieux c’est pas toujours évident. J’ai découvert des nouvelles méthodes de travail, d’enseignements, des cours que je n’aurai pas eu à Lyon 2 etc. Par exemple j’ai pu choisir un cours spécialisé dans l’enseignement du développement durable.

Pour ce qui est de la langue, je te conseille de partir si tu as déjà des bases solides dans ta LV1 ou LV2. Je ne vais pas te mentir parfois c’est difficile quand tu as des native speaker en face de toi. Au niveau des cours je dois dire que ça dépend vraiment des profs et des personnes. Mais dans tous les cas tu es là pour t’améliorer et les progrès se font à vitesse grand V, je t’assure (je vois la différence en 2 mois) ! A la fin tu en ressortiras peut-être bilingue, du moins avec un très bon niveau dans la langue que tu as étudiée, c’est inévitable.

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Quand tu entends l’accent australien pour la première fois

Enfin, si je devais encore te convaincre de partir en mobilité, je te dirais que c’est la meilleure chose qui peut t’arriver pendant tes études. Tu découvres des nouvelles facettes de toi. En étant dans un autre pays que tes parents, tu apprends à te débrouiller seul. Au niveau de l’indépendance et de ton accomplissement personnel tu vas très vite ressentir que tu es capable de bien plus que tu ne le penses. Le pire c’est que ça vient tout seul, tu n’as pas le choix que d’apprendre à te débrouiller tout seul. Rien qu’en 2 mois je sens déjà que je suis bien plus autonome que lorsque j’avais mon studio étudiant à Lyon (alors que je n’habitais pas avec mes parents). L’éloignement fait du bien, tu te découvres chaque jour un peu plus, tu repousses tes limites. Une année de mobilité c’est comme une mue (très glamour cette comparaison dis donc !), tu deviens enfin qui tu as envie d’être. Tu tentes, tu oses, tu grandis.

J’espère avoir un peu dissipé le brouillard plein de stress et de questions qui te polluait la tête. C’est normal d’avoir des hésitations, mais ne passe pas ton temps à attendre ce genre d’opportunités : lance toi !

PS : Un échange de 2 semestres tu feras ! (si tu savais comme ça passe vite)

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