Sac à dos de voyage

Chose promise chose due ! Sans plus tarder, commençons par faire un rapide récapitulatif sur les questions à se poser avant de partir :

  • Où comptes-tu partir ? Ton backpack doit s’adapter à ta destination ! Même si je vous conseille fortement de prendre des affaires chaudes même en plein été (paye tes nuits sous la tente à te les peler) leur quantité va changer en fonction de votre destination (ex : La Bretagne ou le Ladakh).
  • Quelles activités veux-tu faire ? Bien qu’étant un pro du « No vacation planning », tu as forcément fait des recherches sur ta destination et sur certaines activités qui se trouvent à proximité. C’est d’ailleurs ce que je te conseille comme ça si tu veux faire du snorkeling bah tu embarques un tuba et un masque de plongée dans ton sac ! Avant mon trek sur le GR34 je m’étais achetée des chaussures de marche pensant qu’elles étaient ultra nécessaires pour la Bretagne et le Ladakh. Au final mes baskets de sport (en bon état hein ! Pensez à vérifier la semelle) auraient très bien pu faire l’affaire pour ces deux destinations. Mais bon j’ai quand même des supers chaussures de marche pour mes prochaines destinations hehe !

Et maintenant voici une liste approximative de choses qui selon moi sont nécessaires. Petits disclaimers : ton backpack c’est toi qui va le porter toute la journée ou presque, c’est un peu ta maison (comme un escargot en gros) donc c’est très personnel ce qui explique que mon backpack ne te corresponde pas forcément. Et aussi je parle de mon expérience pour un sac à dos qui va servir à la marche à pied 😉

Vêtements :

  • 3 culottes / strings / caleçons : bref de quoi te vêtir un minimum
  • 4 paires de chaussettes : si tu vas trekker je te conseille grandement de prendre deux paires de chaussettes de marche et 2 autres normales
  • 3 / 4 tshirts : je déconseille les débardeurs pasque les lanières du sac vont frotter tes petites épaules fragiles et ça va finir par brûler avec la soleil, la transpi (so glamorous) etc.
  • 1 ou 2 short(s) : plus ou moins courts suivant la destination. Par exemple en Inde j’avais pris un bermuda pour la ville (mieux pour rentrer dans les temples et pas se faire matter) et un short pour la marche.
  • 1 collant de sport : fait office de pijama, d’habit de détente, d’habit de marche s’il fait froid etc.
  • Pour les femmes prévoyez 1 brassière de sport et un soutien-gorge dans lequel vous vous sentez magnifiquement libres.
  • 1 paire de baskets ou des chaussures de marche
  • 1 paires de tongs ou de chaussures ouvertes / espadrilles : de quoi chiller un peu au camping ou en ville et de vous libérer de cet enfer que représente vos chaussures de marche et dans lequel vos pieds macèrent pendant des heures.

Accessoires :

  • 1 chapeau ou une casquette : on évite les insolations !!!
  • De la bonne crème solaire SPF 50 sa mère : on évite les coups de soleil !!!
  • Un camelback ou toute poche à eau de 2 L : on évite la déshydratation !!! Je vous conseille plutôt ça par rapport à des bouteilles parce que c’est moins lourd, moins encombrant (à mettre contre la paroi qui touche le dos car le plus lourd doit être au plus proche du dos) et c’est écologique !!!
  • Des lunettes de soleil de bonne qualité : on évite de se cramer la rétine !!!
  • Une enceinte ou toute chose pour écouter de la musique : croyez-moi ça vaut le coup de sacrifier de la place pour ça : on évite les coups de blues !!!
  • 1 portable : bien pratique pour booker quoi que ce soit, se renseigner etc. (+ la musique qu’il contient)
  • Un peu de liquide vaisselle dans un contenant en plastique.
  • 4 mètres de fil
  • Des petites pinces à linge en bois.
  • Nécessaire à manger si vous faites du camping : couverts en plastique, bols (uniquement), casseroles et tout le toutim.
  • 1 éponge
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Friendship goal achieved

Trousse de toilette :

  • 1 ou 2 sac(s) plastique : on sait jamais
  • 1 savon d’Alep : pour vous dire avec mon amie on en avait pris un gros pain et en 7 jours il a presque été terminé. Le savon d’Alep ne contient rien de dangereux pour votre santé ou l’environnement si vous le choisissez bien (rpz La Vie Claire). Il fait corps, cheveux et lessive.
  • Un pot de crème
  • Brosse à dents et dentifrice (1 pour plusieurs, faut pas déconner (le dentifrice hein!))
  • Un peigne à cheveux
  • Biafine + si vous marchez : Akiléïne
  • Pansements à ampoule
  • Baume à lèvres (indispensable : vous allez être déjà assez desséché comme ça)
  • 1 serviette éponge

Je pense que c’est tout. De toute façon si quelque chose me revient je compléterai la liste ! On essaye de respecter la règle des moins de 10 Kl si vous partez trekker et je souhaite une merveilleuse aventure à tous ceux qui sortent des sentiers battus (sans mauvais jeu de mots).

Kisses

Pourquoi pas trekker cet été ?

Depuis que je suis petite mes parents m’ont souvent emmenée faire des randonnées. Et ça n’était pas vraiment mon fort : marcher, suer, être à la traîne etc. Puis j’ai eu un déclic quand ma mère est partit faire un bout des chemins de Compostelle (partie française). Je l’ai donc observé faire ses affaires, je l’ai écouté me raconter ses 3 semaines et demi de marche et une petite idée a germé dans ma tête. Mais ce n’est que l’année dernière que j’ai pu mettre à exécution mon petit plan.

L’été dernier je suis partie au Ladakh, région phare de l’Inde réputée pour ses treks dans le début de la chaîne Himalayenne. Mais en juillet je suis aussi partie avec une amie (ma fdp d’amour ❤️) faire le GR34 tout autour de la presqu’île de Crozon (en Bretagne) pendant 7 jours. Donc comme l’été arrive et que vous vous demandez sûrement quoi faire, où partir etc. je me dis que faire l’apologie de la randonnée et des treks peut vous faire économiser pas mal de ronds et passer des vacances plus que géniales.

Voici quelques raisons parmi tant d’autres :

  • Vous pouvez le faire avec un ou plusieurs amis et ça ne fera que renforcer votre amitié. Je vous le garantie, et si c’est avec votre famille ça créera des souvenirs à vie.
  • Ca ne coûte pas cher du tout comme je vous l’ai dit : déjà le transport c’est vos jambes, le logement c’est le camping ou les auberges de jeunesse ou les home stay/guest house si vous vous aventurez à l’étranger.
  • La randonnée c’est accessible à tout le monde et ça permet de faire du sport et de vous sentir bien moralement après chaque étape. Vous serez fier de vous croyez-moi.
  • Enfin des vacances écologiques !!!

Pour vous faciliter les choses je vais vous donner quelques conseils qui m’auraient bien aidé à planifier ce genre de vacances/voyages.

  1. Le parcours

C’est la première étape : savoir quel GR ou trek vus voulez faire. Par exemple les GR34 n’est pas réputé comme difficile est c’est un des plus beaux de France. En revanche ceux que j’ai fait au Ladakh sont plus techniques : dénivelé, cols à plus de 4000 mètres d’altitude et tout le toutim donc la préparation n’est pas la même. Surtout que si vous partez en France ou dans un pays un peu plus commun on va dire, ce sera plus facile de partir sans guide. En Inde, ma famille et moi n’avions pas forcément envie de prendre le risque de nous perdre donc on devait prendre des guides : bon c’est aussi principalement parce que le gouvernement indien n’accorde des permis de randonnée qu’aux touristes accompagnés de locaux hehe. Mais bref, vous devez évaluer le niveau de difficulté  du trek (si vous n’êtes pas habitués à marcher avec un énorme sac à dos de 9 kilos chaque jour, je vous conseille pas d’attaquer direct par le GR20…), vous devez aussi évaluer vos capacités pour estimer sur combien de temps vous allez pouvoir tenir. Pour ma part, 7 jours c’était largement supportable : surtout que la Bretagne y a pas plus plat (quoi que #CapdeLaChèvre pour les connaisseurs). Pour le Ladakh il fallait aussi s’acclimater à l’altitude sinon de gros gros gros problèmes de santé pouvaient survenir (la mort pour être précise).

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Etape 1 :  Saint-Nic -> L’île de l’Aber (GR34)

Bien évidemment ce qui va avec le choix de votre parcours c’est aussi le choix des étapes. Je vous conseille de ne pas dépasser les 20km par jour si vous voulez pouvoir faire l’étape du lendemain. Donc c’est important, surtout lorsque vous êtes à pied, de prévoir où vous allez dormir chaque jour et d’appeler les campings (municipaux c’est moins cher) pour réserver votre emplacement. Avec mon amie on avait définit quelques temps avant de partir nos étapes, jour par jour, camping par camping. On notait dans mon Topo Guide (INDISPENSABLE) les étapes et on surlignait les campings où nous faisions nos dodos. Si vous êtes à l’étranger, regardez les auberges de jeunesse, les gîtes ou les home stay qui balisent votre parcours, ça vous enlèvera vraiment une source de stress le jour même.

2. Choisir son/ses coéquipier(s)

Honnêtement, c’est presque aussi important que l’endroit dans lequel vous allez vous retrouver. Il faut trouver quelqu’un qui soit sur la même longueur d’onde que toi et qui attende la même chose de ce périple. Parce que vous prenez la décision de vous embarquer dans quelque chose qui va vous marquer et changer votre relation. Vous serez ensemble 24h/24 et 7j/7 donc il n’y a pas de place pour la gêne ou la retenue. Soit ça passe soit ça clash comme j’aime le dire. Non pas que j’ai connu de clashs (je touche du bois) mais je pense qu’à la fin vous êtes soit sûr d’avoir trouvé la bonne personne avec qui trekker soit vous savez que l’expérience n’est pas à réitérer.

Si je peux vous donner une petite devise à garder en tête : Confiance et communication sont les maîtres mots. Comme dans toute relation il n’y a que ça qui permet d’établir un lien stable et durable.

 

J’espère vous avoir été utile. Dans un prochain article je vous parlerai des choses élémentaires à savoir avant de faire son sac à dos afin de gérer son poids, sa composition etc.

Have a nice day

Les photos ne sont pas libres de droit.

Qui a parlé d’Information-Communication ?

Comme vous le savez, ou pas d’ailleurs, je suis en deuxième année de licence à Lyon et j’étudie l’information-communication. Alors oui un mot composé c’est toujours classe à placer mais si on ne sait pas ce que ça veut dire on n’est pas rendu. Donc laissez-moi vous expliquer en quoi consiste cette licence. Ça aidera sûrement les futurs bacheliers un peu perdus et flippés (si si faites pas les innocents). Je précise juste que j’étudie à l’université Lumière Lyon 2 et que chaque licence info-comm a ses spécificités selon la fac où vous allez être (les cours seront différents etc.). Eh oui, parce que les universités ne dépendent pas de l’Etat directement donc il n’y a pas de programme imposé comme au collège ou au lycée : vive l’enseignement supérieur !

Donc info-comm c’est une licence qui vise à te former pour les métiers de l’information, le journalisme tout ça, et les métiers de la communication, événementiel, culture tout ça. Personnellement je suis plus intéressée par les métiers de la communication parce que j’aimerai travailler dans une ONG (mais c’est un autre sujet).

A Lyon 2, mon département (faculté) a misé sur 12 semaines de cours magistraux (CM) pendant le semestre et 10 semaines de travaux pratiques (TD). La particularité c’est que nos TD ne sont pas forcément en rapport avec nos CM. Ce qui fait qu’on a énormément de cours différents et donc pas mal de travail derrière. Ne t’en fais pas, ce sera rien de comparable avec une prépa hein mais c’est juste que la légende de « La fac c’est des branleurs », bah non, enfin pas à l’ICOM en tout cas. Evidemment y a toujours des malins pour valider leurs semestres tout en profitant du travail des autres pendant les travaux de groupes, mais bon tôt ou tard ils finiront par devoir s’y mettre ou arrêter l’université.

Parce que s’il y a bien une chose qui est vrai dans ma licence c’est : Le travail paye. En fait comme les examens des TD se font en contrôle continu, tu es obligé de travailler et c’est souvent là que tu assures le plus de points ! A l’ICOM, la plupart de nos TD nous obligent à faire des dossiers en groupe sur des sujets. Par exemple, aujourd’hui j’ai rendu un dossier de 15 pages et je suis passée à l’oral pour présenter un projet qu’on a monté de A à Z avec mon groupe. Et même si c’est ça peut être ultra pénible bah la charge de travail est largement supportable. Sauf si tu t’y prends comme un manche !

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Par contre les profs ont la fâcheuse tendance à donner les mêmes dates de rendus de dossiers ce qui donne à peu près toutes les deadlines la même semaine.

Pour ce qui est des CM, à l’ICOM ils sont évalués pendant la fameuse période de partiels aka les semaines de l’enfer. En gros tu as le plus souvent 2 semaines (1 semaine de vacances et 1 semaine de rattrapage des cours des profs) pour réviser 12 semaines de cours. Sachant qu’un chapitre fait en moyenne 5/6 pages Word. Tu mets ça à l’échelle d’un CM entier puis de 5… ça te fait une quantité giga importante de cours à réviser en beaucoup trop peu de temps.

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« Une vie… quoi ? Sociale ? Je suis en période de révision. »

Je te conseille donc de relire ton cours dès que tu l’as tapé, dans la journée comme ça tu actives ta mémorisation et ce n’est pas un luxe crois-moi. Tu dois te dire que c’est relou sur le coup mais pendant tes 2 pauvres semaines de révisions tu me remercieras 😉

Et enfin, last but not least comme on dit, les profs sont plutôt chouettes. Enfin on va dire que la plupart sont vraiment compétents. Evidemment il existe des profs qui bien que ultra spécialisés ne sont pas pédagogues du tout. Malheureusement ce genre de chose arrive de partout ! Mais en compensation il y a aussi, et souvent, des enseignants super ! Par exemple, j’ai eu la chance d’avoir certains profs qui m’ont permis d’avoir une nouvelle vision des choses. C’est dire ! Donc si vous avez la chance, que dis-je, l’honneur de venir étudier à l’ICOM, vous aurez droit à un superbe enseignement (et programme !). Si vous venez à Lyon 2 en Info-Comm vous aurez par exemple l’occasion de créer un livre de recettes numérique, et ça c’est pas donné à tout le monde ! 😉

Bon à savoir : ne faites pas attention à la gueule du campus, on s’y fait vite et honnêtement ça a son petit charme et ses avantages ! En plus, faites pas les difficiles, y a pleins de nouveaux bâtiments. Allez checker leur Instagram vous verrez que c’est pas si mal 😉

Bon allez je vous laisse je vais apprendre mes théories de la réception

Sauvagerie

« Sauvagerie (subst. fém.) : Condition des hommes antérieure à la civilisation dite évoluée. – CNRTL »

Jeudi soir dernier je suis allée en boîte avec mes amies. Ça faisait un an que je n’y étais pas allé. Il faut dire que les deux seules fois où j’y étais allée, l’ambiance était pas folle, le DJ pas fou du coup inévitablement je n’en avais pas un souvenir mémorable au point de vouloir participer à chaque soirée étudiante. Et puis j’ai l’impression qu’à chaque fois ça me fait le coup : je pars de l’appartement je suis à fond avec mes potes, puis une fois arrivée à la boîte les effets de l’alcool se dissipent miraculeusement et je réalise que de 1 ça pue (alcool, transpi’, vomi si t’es chanceux), que de 2 je n’aime pas la musique de boîte et que de 3 on est tous beaucoup trop collés à des inconnus pour que ce soit agréable.

Et pourtant jeudi soir j’y suis retournée, en soirée STAPS qui plus est ! Vous voyez les soirées STAPS on compare souvent ça au must have, en gros il faut en avoir fait une pour comprendre ce que c’est qu’une soirée étudiante. Dans un élan de folie j’ai accepté d’y aller avec mes amies – j’insiste sur le amiEs-. Et je n’ai pas regretté loin de là, tout était super et mon alcoolémie a conservé un bon taux pendant très longtemps ce qui m’a permis d’oublier tous les petits détails cités plus haut.

Cependant, il y a un truc qui m’a dérangé, profondément. Vous voyez, je sais très bien ce qu’il se passe dans les boîtes, je ne suis pas aveugle. Il est très facile de déceler le comportement d’un Homme lorsque ses pulsions de vie (coucou Freud) le prennent. Et parfois, cet être humain, qu’il soit de sexe masculin ou féminin est trop aveuglé par ces dites pulsions pour voir que l’être humain en face de lui n’a pas du tout cédé à ses pulsions de vie, lui. Alors oui des quiproquos sont vite arrivé, et cela n’a rien de méchant, ça ne blesse personne en temps normal, il suffit juste d’établir une discussion claire et nette sur vos intentions mutuelles. Bref, là n’est pas le sujet. Le point où je veux véritablement en venir c’est quand, un individu cède a ses pulsions de vie sans penser aux conséquences et dans le seul but de ses satisfaire rapidement.

Jeudi soir, pour ma part c’était un jeune homme. Je dansais tranquillement dans la foule avec mes amies. Non je n’étais pas sur un podium, non je n’avais pas une mini-jupe, non je n’aguichais personne et quand bien même ! (qu’on arrête un peu avec la moralisation de la victime sous prétexte qu’elle avait un comportement qui l’avait « cherché », ça va me rendre folle). J’ai soudain senti quelqu’un me mettre une main aux fesses. Mais ce n’était pas une simple main, c’était encore pire. Déjà lorsque qu’un inconnu se permet de toucher ton corps d’une manière inapproprié c’est inacceptable mais alors là c’était la première fois que je vivais ça. Le plus triste c’est que j’en viens à hiérarchiser des mains aux fesses mais passons…

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Never do that again

Généralement je ne réagis pas à ce genre d’attouchement (oui s’en est), au final c’est rentré dans la norme. Tu vas en boîte tu es susceptible de te faire toucher les fesses et c’est tout ! (malheureusement). Mais là, c’était plutôt une fouille corporelle plutôt qu’une main. Je me suis tout simplement fait palper sans pression au milieu d’une centaine de personnes. Et je peux vous dire que lorsque quelqu’un vous touche comme si vous étiez sa propriété, comme si vous étiez qu’une vulgaire poupée gonflable, ça fait drôle, très drôle. Tu te sens agressé, que ce soit une main au cul ou plus grave encore, parce que ton corps t’appartient à toi et qu’on vient de le toucher sans ton putain d’accord.

Perso si j’avais eu plus de courage je me serais retourné pour lui en mettre une en plein milieu de la boîte. Et d’un côté je suis contente de ne pas l’avoir fait car comme ça je ne lui accorde pas l’importance qu’il ne mérite même pas. Mais d’un autre… bordel pour qui il se prend ? Ça m’énerve au plus haut point ce genre de comportements si répétitifs qu’on s’y habitue parfois. A croire que c’est devenu normal…

Alors la prochaine fois je serai plus intelligente et au lieu de succomber à la folle envie de lui foutre ma main dans la gueule, je lui décrocherai mon plus beau regard détaché-condescendant en ajoutant juste « T’es tellement pathétique ». Tu vois le genre ? En plus avec un peu de chances ces petits copains assisteront à la scène et ça, ça n’a pas de prix. Le mépris est le meilleur des traitements, particulièrement pour ce genre de choses. Tu restes digne même si au fond de toi tu as envie de hurler.

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PS : Par contre si il commence à être insistant là c’est mon poing direct 🙂

4 plus ou moins bonnes astuces pour courir

Avec ce titre racoleur je t’ai alpagué j’espère ! En vrai, avant je détestais la course à pied. J’ai couru 10 minutes autour d’un lac et j’ai décidé du sort de ce sport en 1 fraction de seconde : pas pour moi, rendez-moi mes 10 minutes bordel ! Et cette année, après quelques essais… j’y ai pris goût. Comme quoi tout le monde peut changer d’avis, même moi la fille la plus butée du monde en matière de sport.

Alors si toi aussi t’en as marre que tous tes potes te disent que c’est comme une drogue après, que t’es le ou la dernière de ta bande à ne pas courir : voici 5 astuces pour toi 🙂

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C’est rigolo mais sans intérêt
  1. L’énergie à revendre

C’est tout con mais ce qui m’a vraiment motivé ça a été la possibilité d’expulser toute mon énergie dans un sport pendant un certain laps de temps. En début d’année, j’ai pris une décision assez radicale et dure à assumer ce qui m’a fait pas mal de peine et de stress. D’ailleurs le stress je l’emmagasinais depuis quelques mois lorsque je réfléchissais à cette décision. Du coup comme je ne pouvais pas hurler et tout extérioriser en pleine ville, j’ai dû trouver un autre moyen. Et ce moyen ça a été la course. Déjà qu’il faisait chaud à Lyon en septembre mais alors pour quelqu’un qui a dû mal à courir c’était l’apocalypse. Et c’est là que j’ai développé des stratégies : comme je bossais mes cours et la fac la journée je ne pouvais pas courir et je me chargeais d’énergie et de stress. Et ce n’est qu’à la fin de la journée, après que la chaleur soit retombée, mes cours laissés de côté que je sortais et courais. C’était comme une délivrance, je rentrais il faisait nuit, j’avais chaud et je pouvais apprécier pleinement ma douche bien méritée et ma petite salade de tomate/mozza.

  1. Ballec du rythme

Non en vrai pas ballec totalement parce que c’est important. Mais je sais que je ne pouvais pas supporter les gens qui me disait « Trouves ton rythme nieunieunieu » et j’en passe. Ce genre de phrase, souvent prononcées gentiment mais interprétées haineusement sont ton pire ennemi. Les coureurs donnent l’impression d’avoir réponse à tous tes problèmes de courses à pied. Un coup c’est que tu ne montes pas assez les genoux, de l’autre parce que tu inspires pas de la bonne manière etc. Ils ne nous donnent pas le temps de souffler ceux-là ! Et pourtant, quand je me suis mise à courir je l’ai dit à personne histoire de pas me faire emmerder par les conseils qui me passent par-dessus la tête lorsque j’essaye juste de survivre à 15 minutes de course. Et au final mon rythme je l’ai trouvé tout seul, enfin il s’est trouvé lui-même, je n’en n’avais même pas conscience. C’est comme ce qu’on te dit sur l’amour : « Ça vient quand tu t’y attends le moins », tout pareil pour le rythme et le souffle : tu ne t’en rends même pas compte.

  1. La playlist de la mort(adelle)

Autant vous dire que sans ma playlist « Running » je ne courrais pas (oui j’ai appelé ma playlist de course « Running », pendez-moi). Il n’y a que ça qui me motive… et aussi la destruction de ma cellulite qui fond très vite dès que je garde un rythme de 1H de course par semaine voir 1H30. Mais là n’est pas le sujet !

La clé de la motivation c’est le son que tu vas envoyer dans tes oreilles via tes écouteurs ou ton casque. C’est aussi simple que ça, si tu mets une musique un peu molle ça va pas de donner envie de traîner ton vieux corps sur quelques kilomètres. Tandis que si tu mets un bon son bien pêchu, c’est garanti que tu courras plus de 15 minutes. Déjà parce qu’il est prouvé que certaines musiques avec des basses assez fortes (ça fait un peu oxymore qui comme ça) accélères ton rythme cardiaque et donc ton corps entier va se cadencer au rythme de ta musique. C’est d’ailleurs pour ça que quand tu entends Uptown Funk de Bruno Mars tu peux pas t’empêcher de remuer les doigts ou taper du pied.

Perso j’écoute des musiques encore plus motivantes. Tu vas retrouver deux genres principaux dans ma playlist de course à pied : le rap et l’electro. Pour ce qui est du rap j’ai ma préférée évidemment : Jusqu’au bout – S Crew. Déjà les paroles sont ultra motivantes et puis le son en lui-même envoi du pâté quand tu cours ou fait du sport 🙂 Et pour l’electro c’est incontestablement On my Mind de Don Diablo. L’idéal c’est d’avoir une playlist remplie de titres qui vous donnent direct envie de bouger ou de foncer tête baisser en mode « laissez-moi passer ! ».

N.B : Vous serez gentil de ne pas mettre à fond et faire attention à son environnement !

  1. Ne te compare pas

Personnellement avec la tendance healthy sur YouTube et Instagram j’ai vite remis en question mon mode d’alimentation et mon rapport au sport. Grave erreur je vous le dis ! Cela n’a fait que me créer des complexes, des questionnements débiles etc. Alors que je mangeais varié, bio, sain et tout, je me suis mise à juger ma consommation sur des critères qui m’étaient imposés par les tendances actuelles. Et au final ça ne m’a jamais aidé à me mettre au sport. Du coup c’est quand j’avais envie de me recentrer sur moi-même et me découvrir que j’ai vraiment commencé à courir. Non pas parce que tout le monde autour de moi le faisait, non pas parce que c’était mieux pour mon physique ou quoi. Juste parce que j’avais envie de me dépasser et de découvrir de nouvelles sensations. Et maintenant je ressens le besoin d’aller courir quand j’ai trop de pression ou quoi. Donc si je dois vous donner un dernier conseil c’est : ne vous comparez pas, faites ça pour vous et vous seul(e).

Après, chacun a ses techniques, ses sources de motivations. Personnellement je sais que regarder des filles en bikini sur une plage sur Instagram ne va pas m’aider à me bouger le cul mais plutôt me faire sentir mal. Chacun est maître de son corps.

500 mots ensemble

Je suis une grande amatrice des vidéos de Solange Te Parle, vous savez, cette youtubeuse que beaucoup déteste parce qu’elle dérange ? Bref, personnellement je consomme littéralement ses vidéos, elles me font du bien. Et il y a quelques semaines elle a sorti une vidéo sur une méthode d’écriture qu’elle teste. Ça consiste tout simplement à écrire 500 mots par jours. Pourquoi ? Pour stimuler ta créativité, sortir des sentiers battus etc. Si tu es intéressé(e) je t’invite grandement à regarder la vidéo ci-dessous parce qu’elle explique le concept beaucoup mieux que moi et une vidéo est toujours plus pédagogique que des suites de mots pour cette fois-là je pense (et puis elle est tellement plus inspirante !).

Après avoir vu cette vidéo je trouvais l’idée très intéressante mais difficilement réalisable vu la charge de travail que j’avais avec la fac. Mais récemment, comme je vous le décrivais dans un précédent article, je ressens un vide immense lorsqu’il s’agit d’exercer ma créativité ou encore de sortir de ma zone de confort enchantée. Et ce n’est que très récemment que je me suis décidée à remédier à cela, en m’imposant des activités stimulantes. Ça peut aussi bien passer par la lecture d’un livre, que la quête de nouvelles musiques sur Deezer (enfin on va plutôt appeler ça une errance qu’une quête). Vous allez me dire que c’est un peu basique comme démarche et j’en suis parfaitement consciente. Mais il fallait y aller par petits pas et ces quelques actions quotidiennes m’ont en quelques sortes remise en selle !

Et (magie magie), il y a quelques jours j’ai revu une personne très importante pour moi. Cet ami est lui aussi un grand amoureux de Solange, c’est d’ailleurs lui qui me l’a fait connaître. Et lorsqu’il m’a dit qu’il faisait une cure d’écriture de 500 mots par jour pendant un mois, j’ai eu un déclic.

Alors les amis je vous annonce officiellement qu’à partir de ce mercredi 23 mars 2017, je m’engage à écrire 500 mots par jour pendant un mois. En me lançant dans ce projet, j’espère tenir cette promesse et relever ce challenge. Mais aussi me retrouver moi-même, que cela m’aide à renouveler mon style d’écriture et à réveiller mon imagination et ma créativité. Je vous tiendrais au courant de mes avancées sur Twitter. Peut-être que parfois je posterai ce que j’écris si j’estime que cela vaut le coup d’être publié. En attendant, la seule contrepartie auto infligée sera de reverser 5€ à une association de mon choix chaque jour où je n’aurai pas écris mes 500 mots.

Alors voilà le premier article d’une liste que j’espère longue. Car c’est aussi pour pallier le manque d’articles sur ce blog (que j’aime tant) que je m’engage dans ce projet. Mon seul obstacle c’est moi-même, j’ai énormément de mal à publier régulièrement alors que quand je le fais je n’ai même pas à me forcer. Paradoxal non ? J’espère donc retirer une sorte de rythme après ce mois-là et retrouver la motivation des débuts.

Voilà, j’espère que cela vous donnera des idées à vous aussi, en attendant la suite,

Chanson du cœur : Ici-bas | Georgio

Kind regards full of insecurities

Consomma(c)tion

Bonjour bonjour  ! (ou bonsoir bonsoir)

Je reviens pour un article assez spécial. A vrai dire le concept est déjà bien usé j’imagine mais j’avais quand même envie d’écrire là-dessus. En ce début d’année je me dis que c’est le moment des bilans, des regrets et des résolutions ! C’est pourquoi je vous retrouve pour faire la propagande d’un mode de vie plus : simple, ludique, responsable, écologique et participatif. Vous allez me dire que c’est bien beau ce que je décris-là mais que vous savez toujours pas le thème de l’article !

Mes cher(e)s lecteurs(-rices), c’est bien simple, je vais vous décrire quelques manières de prendre soin de vous en revenant à du naturel. On va donc parler cosmétiques et soins simplissimes au possible et pas trop coûteux non plus histoire de pas se ruiner encore plus que d’habitude. D’ailleurs certains -la plupart même- vont vous faire vachement économiser sur la longue.

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Avec ces techniques tu vas faire des envieux

Disclaimer : je ne suis pas dermatologue, allergologue ni radine. On parle ici d’alternatives naturelles face à des industrielles  🙂

1. Gommage corporel naturel

Au lieu de vous acheter des gommages tout fait qui puent les parfums chimiques et qui ont des grains pas franchement folichons (avouez ça gomme jamais comme on voudrait), vous pouvez vous préparer vous même votre gommage corporel.

Oui oui même toi qui n’est pas doué de tes mains ! Tu auras seulement besoin :

  • 1 bocal : celui du pot de moutarde ou de Nutella, une seconde vie c’est pas plus mal.
  • huile végétale : l’huile d’olive fait l’affaire mais c’est quand même assez cher, donc pour votre confort olfactif et financier privilégiez de l’huile de coco (forme solide puis liquide une fois chauffée).
  • marc de café : les grains sont le parfait compromis entre douceur et gratte-gratte (qui a dit que j’avais du vocabulaire ?)

Il suffit juste de faire chauffer l’huile de coco pour avoir une vrai idée de son volume et d’adapter la quantité de marc de café. Au plus pour avoir un gommage décapant, au moins pour les plus douillets. Tu mélanges et tu fourres tout dans ton bocal. La coco va se solidifier quand elle aura refroidie. Et une fois sous la douche après t’être lavé, la peau encore humide, tu te gommes le corps.

Résultat ? Une peau toute douce, exfoliée et nourrit qui sent bon.

Autre technique (c’est cadeau) : Tu t’achètes un gant de crin et du savon noir. Le savon noir est on ne peut plus naturel et exfolie à mort la peau (en plus ça sent trop bon !). Par contre il faut savoir que le savon noir (ça rime dit donc) est importé du Maroc donc niveau écolo c’est zéro !

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2. BB crème homemade

Celle-ci c’est principalement pour les personnes de sexe féminin, sorry not sorry guys ! Les filles, si je vous dis qu’il est possible de se fabriquer sa propre BB Crème vous me croyez ? Et en plus même plus besoin de savoir si elle rend la peau grasse ou si elle la dessèche… blablabla. Non tout ça c’est fini grâce à un pigment libre que tu peux rajouter directement à ta crème. Si c’est pas beautiful ça ?

Je m’explique, en gros je n’ai jamais mis de fond de teint ou de BB/CC crème pour la simple raison que j’ai la flemme de me tartiner la tronche avec ça le matin et que j’ai pas envie d’infliger ça à ma peau. Mais il m’arrive d’être pâle comme un linge, d’avoir des rougeurs sur les joues, des petits boutons etc. Bref j’ai 19 ans quoi. Du coup j’ai trouvé une petite solution pas piquée des hannetons ! Je suis allée faire un tour chez Aromazone, aka ma vie aka un géant de l’industrie de produits naturels (style HV, eau florale, HE etc.) et j’ai trouvé un pigment que tu peux délicatement et méticuleusement rajouter à ta crème pour la pimper un peu et te fabriquer ta BB crème parfaitement adaptée.

Evidemment cela ne fait pas office de plâtre ni de mastodonte de la couvrance, c’est juste-là pour colorer un peu ta peau blafarde à ta convenance. Je ne mets pas de lien ni de photo à disposition, je pense que tu es assez grande pour aller chercher et qui sait trouver autre chose que sur Aromazone ! (je n’ai testé que leur pigment).

WARNING : teste le mélange au creux de ton coude pour savoir si tu es allergique ou pas avant de l’utiliser.

3. Teinture au henné

T’en as marre de tes cheveux sans reflets mais tu n’as pas envie de calciner tes cheveux avec des produits chimiques ? Peut être que le henné pourra t’aider.

Je m’explique, j’ai déjà tester des « teintures » au henné. Je mets teinture entre guillemets car je n’ai pas voulu changer de couleur de cheveux mais juste rehausser certains reflets déjà présents. Encore une fois avec un henné (Châtain miellé : ouais j’ai de reflets roux no comment) de chez Aromazone (c’est ma Bible je vous dis !), j’ai pu observer les changements escomptés.

Il faut savoir que le henné est une teinture naturelle, c’est un pigment. Il ne permet donc pas -en cas de raté- d’appliquer une coloration par dessus car celle-ci ne tiendra tout simplement pas ! C’est pourquoi il faut prendre quelques précautions avant. Je vous conseille d’y aller petit à petit si vous n’avez jamais pratiqué cette technique histoire de pas finir avec les cheveux verts. C’est à dire de procéder à de courts temps de repos. Plus ce dernier est long plus la coloration va avoir lieu. Personnellement je laisse pauser 20/30 minutes maximum car je ne veux qu’accentuer mes reflets. Je vous recommande de lire les conseils d’utilisation de votre produit en fonction de sa marque et aussi en fonction des antécédents de vos cheveux.

Faites attention à ne pas en laisser sécher sur votre peau car cela va la marquer ! (pour quelques jours rien de méchant)

Pour se documenter c’est par là :

http://www.aroma-zone.com/tous-nos-produits/extraits-naturels/autres-extraits-naturels/colorations-et-shampooings-vegetaux.html?limit=all&q=home+tient+pour+ta+soeur

3. Soins du visage

Il y a 1 an et demi environ j’étais tombée sur une vidéo YouTube qui présentait les bienfaits de Layering, une technique de beauté japonaise en 6 étapes. Je l’ai mise en pratique avec des produits les plus naturels possibles car c’est ce qui convient à ma philosophie de vie.

  • Démaquillage avec un corps gras : huile de coco toujours au top mais parfois j’utilise mon gant de démaquillage (à bas le coton et le démaquillant qui polluent !).
  • Nettoyage matin et soir : j’utilise du savon et une éponge konjac (SUPER pour affiner le grain de la peau en douceur)
  • La lotion : de hydrolat de bleuet pour calmer la peau (idéal pour apaiser les allergies au pollen pour tes petits yeux boursouflés qui veulent sortir de leurs orbites)
  • Le sérum : de la bave d’escargot (ouais c’est pas très glam mais c’est très utile) ou une huile pas trop grasse avec du gel d’aloe vera
  • Le contour des yeux : c’est cher j’avoue, j’en ai acheté en Inde cet été de la marque Himalaya, je l’ai payé 3 euros alors qu’il est à 11,90 sur leur site web (vive les prix asiatique). A mettre matin et soir.
  • La crème hydratante : de votre choix, matin et soir.

J’ai vu pas mal de changements sur ma peau, j’ai eu moins de boutons (ça ne les éradique pas non plus), la peau plus nourrit etc.

Pour se documenter sur le Layering c’est par là :

http://www.onabiodire.com/rituel-de-soin-visage-devriez-connaitre-pratiquer-layering/

Je vous laisse faire vos recherches et qui sait changer de routine ! Bonne année les loulous 🎉

Des bisous 💕

Les Dilemmiens

Tout à l’heure, alors que je me reposais dans mon canapé après avoir fait un grand ménage dans ma chambre (tu sais, quand tu te décides enfin à jeter ce qui ne te sers plus mais que tu gardais quand même « en souvenir ») je suis tombée sur un livre consacré à l’œuvre de Caravage. J’ai été littéralement fasciné par la couverture qui n’était autre que ce tableau représentant Judith et Holopherne. Bon, en réalité il n’y a que le visage de Judith sur le livre (tout de suite moins morbide sans la décapitation).

Caravage
Judith et Holopherne – Caravage

Des couleurs à l’ambiance qui se dégage de ce portrait en passant par l’expression du visage et du jeu d’ombre et de lumière (#tropdarklemec), tout m’a semblé réel. Il faut dire que Caravage est genre le big boss en matière de réalisme. Et c’est en contemplant ce portrait que je me suis demandée comment un artiste pourrait nous peindre, nous la jeunesse actuelle. Ce qui m’intéresse ce n’est pas comment un artiste contemporain pourrait nous/me/te représenter mais plutôt comment quelqu’un d’extérieur à notre époque, d’objectif, représenterait ce qu’il voit ; qu’est-ce que Caravage ferait ressortir d’un visage de la génération Y (puisque c’est la nôtre). Comment pourrions-nous nous définir par un tableau ?

Si Caravage avait été, là, à me peindre, par exemple, j’aurais sûrement été gênée, si ce n’est dans une position d’extrême embarras. Je me serais mordu l’intérieur des joues comme à chaque fois que je réfléchis ou que je suis anxieuse. La nervosité accompagne pas mal d’adolescents et de jeunes adultes de nos jours, je me trompe ? Par exemple, j’ai peur de ne pas d’arriver à tout gérer alors que mon entourage à l’air de si bien s’en sortir. Cela parait tellement simple pour les autres, s’en est décourageant. Pourtant, j’ai l’impression que c’est le même sentiment pour beaucoup de jeunes. La peur de l’échec est pas mal présente dans les esprits de notre génération. Je préfère rester dans l’anonymat, plutôt que de me faire remarquer. Parce que oui ça aussi ça me semble assez caractéristique de notre génération, le regard d’autrui compte beaucoup trop. Ceci nous amène évidemment au problème de confiance en soi qui touche la plupart des gens. Du moins, j’en ai l’impression. Voyez, je n’ai toujours rien dit à mes amis concernant ce blog. Pourquoi ? J’ai peur de leur regard, qu’ils se foutent de moi et que ça leur paraisse ridicule. Parce que ça me paraît ridicule la plupart du temps à moi aussi et pourtant je continue quand même. Je ne me vois pas comme le porte-parole de ma génération, non loin de là ! J’ai juste le sentiment d’être à la fois la seule à me poser autant de questions et en même temps que cela concerne l’ensemble ma génération. C’est pour ça que j’en parle ici.

Finalement je suis un peu comme Caravage, une adepte du clair-obscur. Bipolaire sur les bords, en ce qui me concerne, je n’arrive pas à m’entendre avec moi-même. Ce n’est pas que je change d’opinion comme de chemise mais plutôt que j’en ai deux divergentes qui coexistent en moi. Problématique, n’est-ce pas ? Cela vient peut-être du fait que notre génération se construit pendant une période de crise et à la fois de révolution. D’où le fait qu’on soit des oxymores ambulants. Crise économique, de l’enseignement, révolution des technologies, de la science… On évolue dans une atmosphère où deux principes antagonistes coexistent. Je nous vois comme des petits puzzles qui essaient de se construire avec des pièces falsifiées et qui petits à petits trouvent des combinaisons un peu farfelues qui ne s’accordent pas toutes entre elles.

Apparemment c’est assez difficile de nommer notre génération, du coup ils ont trouvé une lettre : Y… ça veut rien dire franchement ! Selon moi c’est bien plus simple : nous sommes des dilemmiens. Un être rempli de dilemmes, de paradoxes.

Manuel de recherche de logement (étudiant)

Depuis quelques semaines je recherche activement un appartement pour l’année prochaine. Habiter chez sa mère c’est bien, mais quand tu as 45 minutes de trajet pour aller à la fac avec 3000 correspondances, que tu es excentré et que sortir le soir c’est déjà prévoir l’heure à laquelle il faut rentrer (on aime les 30 minutes de transport vers le centre-ville en début de soirée qui se transforment en une heure pour rentrer chez toi dès 23h30). Tout ça, ça va deux minutes. Après maintes recherches j’ai toujours pas trouvé le studio escompté et pourtant je commence à devenir une experte dans ce domaine (en même temps vu les heures que tu y passes ma vieille !). Du coup, comme je jouis d’une journée de répit où je n’ai pas à vagabonder aux quatre coins de la ville pour effectuer 30 visites en un temps record, je me suis dit que ce serait sympa de vous faire part de certaines astuces, certains conseils sur la démarche idéale à suivre pour ne pas devenir le « touriste du logement ».

  1. La sélection du secteur.

C’est un peu le B.A.-BA de la recherche d’appartement, mais il faut bien sélectionner les quartiers/arrondissements dans lesquels vous souhaiteriez vivre. Evidemment certains critères rentrent en compte : proximité des transports et des commerces. Après je vous rappelle que les arrondissements sont grands et pas tous très bien desservis. Par exemple, à titre personnel j’en ai choisis trois. Sauf que pour chacun il y a des endroits que je ne veux pas. Soit ils sont trop loin du centre-ville, soit du doit marcher 15 minutes pour trouver la première boulangerie du coin ou encore tu te retrouves à 20 minutes à pied du premier tram. Parce que oui quitte à « chercher le mouton à 5 pattes » (comme me l’a dit un agent immobilier) autant le faire à fond. Donc un conseil ne désespérez pas, vous allez trouver.

  1. Le nombre de m² ou la surface si tu préfères.

Ouais j’avoue ça aurait pu figurer en 1. mais il faut savoir choisir ses priorités ! Parce qu’il y a des appartements de partout, et surtout dans ton secteur, tu ne dois pas pour autant te prendre un 17 m² si tu comptes y installer ton lit deux places king size, ton canapé de 3 mètres et ton bureau d’architecte ! Je ne vous dis pas de prévoir grand en mode « YOLO je me prends un 40 m² comme ça je suis sûr que tout rentre ! ». Juste il faut savoir ce qu’on recherche. Tu préfères un chez toi avec clic-clac pour pas prendre trop de place ou quelque chose de plus grand où tu pourrais caser un lit deux places et un coin TV. Dans ce cas-là un 30 m² suffit LARGEMENT. Je ne te cache pas non plus que c’est après plusieurs visites que tu vas vraiment comprendre ce que tu veux (enfin surtout ce que tu ne veux pas !). N’oublie pas non plus que tu vas probablement vivre seul(e) donc rien ne sert d’avoir un 36m² si tu n’exploite pas toute la surface (en plus le soir ça fait un peu flipper si c’est vide).

  1. Les appartements ce n’est pas comme le vin, ça ne se bonifie pas avec l’âge.

A part si tu es féru des années 80, du carrelage en mosaïque noir et blanc, des salles de bains de ta grand-mère et des tapisseries à fleurs, les vieux appartements pas rénovés ce n’est pas toujours très chic. Ni rassurant (surtout si tu vois la peinture de plafond qui s’effrite autour d’une auréole verte #moisissure). Il faut aussi faire la distinction entre les vieux appartements et les faux vieux appartements. La deuxième catégorie c’est les pires. A partir des années 60 on peut dire que ça se gâte, les immeubles restent au goût de l’époque, du moins la décoration à l’intérieur pour sûr. Pour ce qui est de l’avant 60’s, ils ont un réel charme. Qui sait, un jour les « after 60’s » deviendront les stars, on s’arrachera les appartements au lino douteux et à la faïence marronnasse comme des petits pains ! Je ne dis pas que c’est pas joli ce petit côté kitch mais faut avoir les moyens de le décorer dans les mêmes tons, et en tant qu’étudiant tu passes pas toutes tes économies là-dedans.

  1. Le budget, le flouze, l’oseille quoi.

Je sais vous pensez sûrement « mais pourquoi ce n’est pas en 1., c’est quand même le plus important non ? ». Figurez-vous qu’après tant de recherches infructueuses, j’ai revu mon budget à la hausse. Pourquoi ça ? Tout simplement parce que un loyer se compose d’un loyer (normal quoi) et de charges. Et j’ai rapidement compris que cette deuxième partie pouvait être modulable. Le plus souvent ce sont des charges locatives : gardien, entretien des parties communes, ascenseur, ramassage des poubelles… Mais parfois tu trouves des petites pépites en plus de tout ça, genre : eau froide et chauffage inclus… Evidemment ce n’est pas le même ordre de prix, pour les charges locatives c’est souvent 25€ (tout dépend des villes aussi) et pour les charges style « jackpot c’est le gros lot ! » c’est plus de l’ordre de 80€ minimum. Alors, bien sûr, quand tu comprends ça tu peux augmenter le budget (sachant que du coup tu payes que l’électricité en plus). Le tout est de faire attention si une annonce affiche un loyer hors charges (HC) ou charges comprises (CC) et de voir si qui est compris dans les charges.

Avec tout ça je pense que les futurs bacheliers (c’est dans la poche c’est sûr !) ont de quoi se tirer un peu les cheveux. Je vous épargne les questions d’ordre pratique de l’appartement (rangements, meublé /VS/ non meublé, orientation, double vitrage, catégorie d’énergie…). Ne désespérez pas si un appartement vous passe sous le nez, Rome ne s’est pas faite en jour comme on dit (complètement rien à voir).

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#J’aimelavieetlesdéménagements par Stéphane Plaza

Sur cette magnifique illustration de « J’aime la vie », je vous souhaite bon courage pour vos recherches, moi je retourne zoner sur Le Bon Coin, aka mon nouveau site de prédilection.

Desperate House seeker

Lettre de motivation (dans tous les sens du terme)

Je ne sais pas trop ce que je fais ici, ni trop quelle mouche m’a piqué (quelle idée de commencer un blog aussi !)… Peut-être est-ce le besoin de créer quelque chose qui me démange depuis un petit moment –oui, bon quelques années j’avoue-. Je ne sais même pas par où commencer… Je pense simplement que je vais vous livrer ce qui m’a réellement poussé à me lancer.

Je pourrais vous parler de ces quelques personnes qui ont croisé mon chemin cette année. Ces filles, exclusivement, qui ont provoqué ce micro déclic en moi me poussant à prendre les choses en main. Elles qui produisent quelque chose, qui donne un sens, des mots à leurs conflits internes, leurs idées etc… Mais non je n’en parlerai pas. C’est surtout une personne que j’ai connu il y a quelques années et qui a provoqué cette envie.

Camille

On connaît tous une personne qui nous énerve, tellement elle est inspirante et inspirée, belle, joviale, en bref une personne qui ressemble au ‘nous’ de nos rêves. Oui, ne faites pas l’innocent, il/elle est là et sa présence s’accompagne d’une tristesse et peut être même de déception envers soi-même, comme des gouttes de pluie froide qui déferlent sur vous perçant la carapace dans laquelle vous vous enfermez depuis trop longtemps. Je connais parfaitement ce sentiment, j’ai longtemps essayé de le nier. C’est toujours plus facile d’éviter d’y penser que de comprendre d’où nous vient cette « aversion » (énormes guillemets) pour une personne.

Alors Camille, prend ceci comme une lettre ouverte même si tu ne liras probablement jamais ceci. Voilà, tu es une belle personne, douée, sensible, sociable et j’en passe, mais quel est ton fichu défaut bon dieu ?! Enfin c’est vrai quoi, tu es douée comme personne, il faut l’admettre. Et ça, crois-moi, je l’ai longtemps perçu comme le reflet de mes propres faiblesses. Un être naturellement doué face au vilain petit canard qui aimerait l’égaler.

D’abord il y a eu la photo. Vous savez ce truc, là, qui te fait voir la réalité sous un autre angle, qui te replonge dans des souvenirs saisissants au moment où ton regard se pose dessus. Ce même truc qui te fait ressortir tout un tas d’émotions même si tu n’étais pas présent au moment du ‘clic’. Il faut savoir que j’ai une fascination pour la photo et son pouvoir et ce, depuis un petit bout de temps. Et pourtant, voyez, je n’ai jamais franchi le cap de prendre des cours ou de me constituer un budget photo. Pourtant, Camille, elle, exerce sa passion et on sent qu’elle a un véritable talent pour ça.

On a tous connu ces superbes matières du collège qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ; j’ai nommé : la musique, la techno et les arts plastiques. Personnellement l’art plastique c’était le moment ‘bonheur’ dans la semaine. J’adorais dessiner, créer des installations, voir des productions d’artistes en cours, en bref je m’épanouissais vraiment dans cette matière. Evidemment comme toute personne aimant dessiner qui se respecte : j’ai pris des cours de dessin, peinture et tout le tralala. C’était sans compter sur Camille et ses talents d’artiste dans l’âme. Bordel ce que tu es doué Camille, douée pour dessiner certes mais aussi pour imaginer un univers et le mettre en forme de manière totalement singulière et personnelle. Sauf que dans l’histoire je n’ai jamais eu une imagination débordante, du moins je n’ai jamais su la mettre sur le papier.

Au final, ce que je retiens de tout cela c’est que ce n’est pas contre elle cette colère mais contre moi même. Contre moi même car je ne me suis pas donné les moyens. Alors qu’elle, elle a eu la volonté. Je me suis laissé emprisonnée par mes admirations sans me rendre compte que j’étais différente, que j’existais à ma manière. Une manière que j’aurais voulu corriger et calquer sur celle de Camille. On oublie facilement que l’on est tous différents et que l’on part avec ses propres bagages. Alors toi qui lit cela, sache que tu ne seras jamais comme tu veux que tu sois, du moins tu ne seras jamais la personne qui est en face de toi. Je sais qu’à ce stade vous vous dites « Mais quelle vision pessimiste de la vie ! ». Non, je qualifierais plutôt ça de rationnel. J’écris ça comme une lettre ouverte auquel tout le monde peut s’identifier. Je m’adresse à moi mais aussi à vous. Il faut arrêter cette culture d’autrui, commencer à s’apprécier en tant que nous avant de vouloir être un autre. Evidemment c’est bien d’avoir un modèle, de vouloir évoluer vers quelque chose où l’on se sentirait encore plus épanoui(e). Mais ne perdons pas de vue que l’on ne sera jamais quelqu’un d’autre et parfois il faut apprendre à l’accepter. Admirer quelqu’un pour sa manière d’être et tout à fait naturel mais l’envier ne l’est pas et encore moins se blâmer pour ce que l’on est pas. Tentons les choses à notre manière et pas comme celle des autres. C’est dévalorisant pour nous et tellement in juste pour eux. Eux, qui existent de manière si belle et singulière. On perd tellement de temps à regarder le jardin du voisin qu’on en oublie de cultiver le sien. Ne vous construisez pas sur le modèle des autres, c’est du gâchis. Tout le monde à sa propre manière d’exister, il suffit juste de la trouver.

Avoir des sources d’inspirations c’est bien, se façonner à l’image de quelqu’un c’est une perte temps. Tu n’en ressortiras pas toi même. Ne vivez pas au dépend des autres, apprenez plutôt à vous forger au lieu de calquer leurs comportements !

PS : Si un jour tu lis ceci Camille, sache que j’admire toujours ta façon d’être et j’espère que tu t’épanouies dans ta vie ! Et mine de rien, c’est en partie grâce à toi que je suis là, à écrire et à me découvrir. Alors Merci ❤