Guide de survie en concert (marche aussi avec les festivals !)

Si toi aussi tu es amateur/rice de musique, tu as sûrement déjà vécu(e) ce sentiment d’impuissance et de rage juste avant un concert quand tu te rends qu’il fait beaucoup plus chaud que tu ne le pensais. Cet article est dédié à anticiper tous les petits tracas qui peuvent venir parasiter ta superbe soirée.

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  1. Une tenue adéquate tu choisiras

La tenue c’est presque 90% du boulot. Si tu te pointes avec la bonne tenue, tu passeras forcément un bon concert. Je ne parle pas de question stylistique loi de là, mais pratique ! Déjà essaye d’analyser l’environnement dans lequel tu vas être. Est-ce en extérieur ? En intérieur ? Combien de monde va-t-il y avoir ? (Important pour la chaleur qui émane de la compression des corps). Et surtout quel type de musique tu vas écouter. Je te conseille déjà de mettre un t-shirt, ou un débardeur sombre de façon à masquer d’éventuelles taches de transpiration (so glam !). Qu’on soit en hier ou en été, un t-shirt est nécessaire en concert sauf si c’est un concerto, là… Je te déconseille en revanche fortement les jupes ou robe à manches courtes parce que tu risques fortement de te la faire happer et de finir cul-nul. Ça serait con pour la séance de dédicace qui suit non ?

Enfin, ton plus précieux outil sont tes baskets : je répète, tes baskets. Tu ne risques pas l’entorse, pas la macération provoquée par le cuire etc. Bien sûr je te déconseille de mettre tes dernières chaussures achetées parce que :

  • Tu vas les niquer avec la poussière, les gens qui te marchent dessus etc.
  • Tu vas avoir de jolies ampoules avant même d’avoir commencé à danser.

Mis à part ces deux points, les baskets sont ton meilleur allier en concert. Clairement.

PS : le chouchou pour les filles ou hommes aux cheveux longs, élément crucial si tu veux ne pas mourir de chaud. Par contre queue de cheval interdit !!! Préférez le chignon, ça évite à ceux de derrière de bouffer tes cheveux qui volent quand tu danses.

  1. Un sac à dos pour deux tu auras

Il n’y a rien de plus chiant que de se trimballer toutes ses affaires en concert. Mais afin de parer à toutes les éventualités de type imprévues il est nécessaire d’avoir un vieux sac à dos avec soi. Genre tu râtes le dernier métro à cause du concert et tu finis à pied, bah t’es bien content d’avoir un pull en plus dans ton sac parce que ça caille à 1h00 du mat’ ! Ou alors tu rentres au camping du festival dans le noir le plus total donc une lampe de serait pas de refus à ce moment-là. C’est plein de petites choses qui te font apprécier le moment et surtout l’after. Le mieux à faire c’est de prendre un vieux sac à dos solide pour deux, comme ça chacun fait son tour de garde on va dire. Après je te conseille vivement de garder le même partenaire sac à dos. Tu as tes habitudes, tu sais qu’il ne te la fait pas à l’envers niveau répartition du temps et tu as des codes pour chaque poche. Celle-ci c’est pour les places, elle les boules quies et mouchoirs etc.

PS : pour éviter les vols, le garder sur le ventre. En plus ça fait un repose bras quand tu t’ennuies ou que tu es fatigué.

  1. D’un ami grand tu te muniras

Alors oui dis comme ça, ça réifie un peu ton pote mais tu comprendras rapidement son utilité, je t’assure… Déjà quand t’es seul à un concert c’est toujours moins drôle, tu n’as personne avec qui le partager. Alors avant toute chose motive tes potes pour venir avec toi, ça fera une ambiance de fou et un super souvenir commun. Et c’est à ce moment-là qu’il faut la jouer fine comme on dit ! Parce que tu vois la foule des concerts est assez simple à cerner… Plus tu es nombreux plus tu vas réussir à gratter des places et à forcer pour aller devant. On ne dirait pas comme ça hein, mais en faites tu t’imposes quand t’es en bande. Alors évidemment tu vas avoir droit à des regards sanguinaires mais c’est le jeu ! Et c’est là que ton pote de plus d’1m80 intervient. Parce que seul lui peut fendre la foule de manière systématique et assurer la pérennité de votre avancée. Et qui plus est, il peut servir d’étendard. Je m’explique : dans une foule constituée de bien plus d’un millier de personnes, il est difficile de se repérer. Les réseaux sont souvent saturés etc. Donc un ami de grande taille fait office de repère pour votre crew, c’est un peu le mat de votre navire. Je dirais même la vigie parce qu’elle peut repérer facilement l’entrée de l’artiste sur scène, les mouvements de foules à venir, les mecs bourrés qui veulent à tout prix se faire porter par la foule et bien sûr le naufragé de la bande qui est allé chercher une bière en plein milieu du concert et qui ne retrouve pas son chemin etc.

  1. Ton portable tu rangeras

Enfin, ce dernier point me tient tout particulièrement à cœur vu la mentalité actuelle. Récemment je suis allée voir mon groupe de rap préféré : S CREW. Vous n’êtes pas sans savoir (ou peut-être que si) que Nekfeu en fait partie et cela explique peut-être le fait que des collégiens se sont retrouvés dans le public. Même beaucoup. Je ne suis pas là pour critiquer les groupies, fan girls ou quoi (même si j’ai mon opinion là-dessus), je suis plutôt là pour parler du fait que ce jeune public n’a pas du tout la même manière de profiter d’un concert que moi ou la plupart des étudiants. Je ne dis pas que tous les jeunes de ma génération sont des saints mais je constate vraiment une généralisation des vidéos, photos pendant les concerts. En soi il n’y a rien de mal, rien du tout. J’en ai moi-même pris quelques-unes : 5 exactement, et même pas des artistes, je voulais capter l’énergie de la foule. Mais ce qui me choc et m’énerve particulièrement c’est quand je n’arrive pas à voir la scène tellement il y a d’écran levée vers elle. Les gars sont rentrés sur scène je ne voyais que des téléphones ! C’est quoi votre problème sérieux ? Tu rates tout le show en fait, on s’en fou de l’image que tu as avoir sur ton écran, ce qui compte c’est ce que tu vas véhiculer comme message derrière. Tu ne crois pas que si S CREW venait pour se faire filmer ou prendre en photo ils feraient juste les dédicaces ? Non, ils élaborent un show alors c’est pour que tu en profites pleinement, il y a un temps pour tout.

Sur ce que je conclurai par leurs propres paroles : « Ils filment mes concerts au lieu de les vivre ! ».

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Profitez-bien de la saison des festochs qui approche !

PS: les images ne sont pas libres de droit.

13 reasons why

Il y a une semaine, allongée comme un déchet sur mon lit j’ai commencé le nouveau bébé de Netflix, je parle bien sûr de la série produite par Selena Gomez : 13 reasons why. Ça faisait déjà un moment que j’avais vu le teaser et que je l’attendais. Et comme j’avais du temps libre en ce long dimanche lyonnais pluvieux, je me suis lancé. Sans vous mentir j’ai engloutit 5 épisodes d’affilé, chacun d’environ 55 minutes. Autant vous dire que j’ai accroché, un peu, juste un peu…

Pour vous contextualiser un peu, la série tourne autour du suicide d’une jeune lycéenne et des 13 cassettes audio qu’elle a laissées. On suit le dérouler des cassettes via le personnage de Clay, un lycéen introverti et un peu asocial. On comprend vite que lui et Hannah, la fille qui s’est suicidé ont eu une histoire assez compliquée. Chaque cassette est dédiée à un lycéen en particulier qu’elle accuse d’être la cause de son suicide. On comprend au fil de la série que plusieurs histoires s’entremêlent et que les relations sociales entre adolescents sont parfois cruelles, vraiment. Les cassettes sont passées d’un personnage à l’autre pour que chaque « raison » du suicide d’Hannah prenne conscience de ses actes et des conséquences qu’ils ont eu sur la vie de l’adolescente. On comprend dès le début que Clay est le dernier des 13 à écouter les cassettes.

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Clay et Hannah

Vous l’avez sûrement compris avec le nombre d’épisodes engloutit en une après-midi, cette série m’a directement parlée. Même si Netflix m’a habitué à une esthétique très spéciale pour chaque série depuis quelque temps avec leurs nouveautés, celle-ci ne mise pas sur ce côté-là. Ce qui m’a touché dans cette série c’est le personnage de Clay dans lequel parfois je me reconnais mais surtout celui d’Hannah, avec lequel j’ai quelques similitudes. Pas de soucis, je ne pense pas au suicide mais je me retrouve dans son parcours et l’évolution de sa psychologie. Cette série est tellement humaine, elle dépeint la réalité des relations adolescentes, la complexité de l’évolution humaine, la difficulté de la vie. Il y a aussi la bande sonore qui est juste géniale. En gros c’est tout ce que j’aime rassemblé en 13 épisodes. J’ai parfois l’impression que certaines musiques sont cousues à la narration. Tout colle parfaitement. (Mention spéciale pour l’artiste Hamilton Leithauser)

Ce qui m’a réellement surprise aussi c’est la promotion de cette série. Selena Gomez en a fait part sur son Instagram, Netflix a lancé un teaser plus qu’alléchant où on a qu’une envie c’est de savoir ce qui est arrivé à Hannah Baker. Mais le plus surprenant c’est la plateforme mise en place par Netflix et les colis qui ont été envoyés aux influenceurs. En gros, Netflix a mis en place un site où il rassemble l’interface du téléphone portable d’Hannah avec toutes ses photos, ses messages, ses contacts etc. On peut même appeler les numéros ! Pour ce qui est des influenceurs, Netflix a envoyé à certains un colis avec un vrai smartphone, un chargeur sur le même principe que le site.

En bref, si vous avez entendu de 13 reasons why et que cela vous a interpellé, foncez la voir. l’humain dans toute sa magnificence et sa monstruosité. Âmes sensibles s’abstenir et je rigole vraiment pas en disant ça.

Playlist de la patate 🎉

Ok, écoute moi bien. On est officiellement en décembre ce qui signifie 3 choses :

  • Tu vas pouvoir enfin bouffer les chocolats de ton calendrier de l’avent que ta maman t’as achetée avec amour.
  • Tu vas rencontrer des membres insoupçonnés de ta famille pendant les fêtes
  • Tu vas pouvoir t’empiffrer en toute impunité morale (et ça c’est cool)
  • (bis) Cette liste tourne quand même beaucoup autour de la bouffe vous trouvez pas ?

Mais ce que tu ne réalises pas encore c’est que c’est un moment de bonheur intense le mois de décembre. Même si tu galères encore avec l’administration de la fac, que tu rencontres de (LÉGERS) problèmes sur un dossier pasque tu t’es mis avec des branleurs, que tu rattrapes des cours jusqu’au 22 décembre etc. Tout va bien car tout ça est bientôt ter-mi-né ! (pour recommencer dans quelques semaines). Oui oui, qui dit décembre dit fin du semestre (évite de penser aux partiels en janvier, tu vas niquer l’ambiance).

Comment ça t’as pas le moral ? Oui je sais bien, il fait un peu froid pour s’ambiancer. C’est cousi-cousa, un coup ça va, un coup tu veux pas sortir de ton lit si douillet. Tata a le remède pour toi ! Et après ça je suis sûre que ça va aller mieux. Voilà ce que je te propose, écoute ce que je t’ai concocté et si vraiment tu l’sens pas prend du magnésium, faudrait pas déconner.

1. The Kinks – All Day and All of the Night

Alors si ça, ça te chauffe pas un peu ?! Allez sors de ton lit, je t’en supplie ! Comment ça c’est un peu vieillot ? J’ai jamais dit que j’allais te sortir du son so 2016. Bon d’accord, je vais faire un effort pour la prochaine.

2. Indochine – 3ème sexe

Non je déconne, t’as vraiment cru qu’on allait sauter les étapes comme ça ? Allez remue-toi sur celle-là, je t’assure c’est pas has-been ! Comment peut-on résister à un groove pareil ? (rappel : plus jamais dire groove). Par contre les coupes mulets c’est no-way, je préfère le préciser au cas où certains d’entre-vous seraient tentés.

3. The Sonics – Have love will travel

Alors là aucune excuse ! Je veux que tout l’monde bouge ses fesses, qu’les fe… Ah non oubliez vous savez quoi. Faites ce qui vous chante tant que vous êtes entrain d’hurler seul(e) dans votre 20m² loi Carrez. Si vous tapez juste du pied vous êtes sur la bonne voie. No stress

4. Fleur East – Sax

Cette musique c’est un peu comme si tu mangeais un bonbon avec de la poudre acidulé dedans. Mais si tu vois desquels je parle ! Ceux qui ont une enveloppe style un ostie mais en fait c’est la mort à l’intérieur. Tellement la mort que tu verses une larmichette. Même le clip il est acide.

5. Naâman Ft. Cutty Ranks – Rebel for Life

On finit par une musique qui, je suis sûre, vous enivrera de son flow ou au moins vous fera rebondir sur les soucis. Elle peut faire office de « remonte moral », de « bonheur imminent » et bien évidemment de « Fichtre ! Que cette chanson me donne un coup de fouet ! On dirait mon café de 7h30 ». Si après ça t’es pas sur ton nuage pour la journée, franchement je saurai plus quoi faire de toi.

Voilà voilà c’était une petite playlist, j’espère de tout cœur qu’avec ça vous êtes parés pour passer le meilleur mois de décembre de votre vie et tous le reste de l’hiver !

PS : Et comme je suis quelqu’un de gentil et que c’est mon heure de bonté, je vous en glisse une petite 6ème.

6. The Jackson Five – Can You Feel It

PPS : En vrai te gave pas trop de chocolats après tu vas faire une crise de foie… Et n’oublie pas de mâcher les huîtres. Simple conseil d’ami.

Ces livres qui m’ont fait vivre

Parfois il suffit d’un simple livre pour te faire vibrer. Ce genre de livre qui te font oublier que tu ne fais pas partie de l’histoire, qu’elle ne t’est pas arrivée, que ce n’est qu’une fiction et qu’au fond ce que tu ressens n’est dû qu’à une mise en scène. Personnellement après la lecture de ce genre de livre je me sens seule, vidée de toute envie. Comme si je faisais le deuil d’un souvenir, d’un épisode de ma vie qui dorénavant appartient au passé. Un livre qui te fait vivre c’est avant tout quelque chose dans lequel tu te reconnais, dans lequel tu te réfugies, un échappatoire. C’est comme rentrer en apnée des premiers mots jusqu’aux derniers. Des mots qui soignent tes maux. On peut trouver refuge dans ce que le veux, dans ce que l’on cherche. Moi ma sous-pape de sécurité c’est le plus souvent la musique, je me noie dedans jusqu’à y perdre pied parfois. Et pourtant à chaque tournant de ma vie il y a eu un livre, à chaque moment noir où j’aurai aimé « faire taire le vacarme de mes idées noires » (FAUVE) ma béquille a été un livre. C’est pas tous les jours qu’on croise des livres qui laisse une telle emprunte sur ton âme, pour ma part je les compte sur les cinq doigts de ma main (non pas que je sois manchot).

A chaque livre son humeur. Je vais vous en présenter cinq totalement différents. Vous n’aurez que l’embarras du choix (YOUPIII) pour trouver l’épaule sur laquelle vous appuyer.

1. Les âmes vagabondes – Stephenie Meyer

Je commence évidemment par le plus connu (sûrement le plus commercial aussi) de façon à garder un peu de suspense pour la suite. Vous avez sûrement vu son adaptation au cinéma qui ne mérite pas que je m’y attarde… Enfin si je vais quand même en dire DEUX MOTS ! C’est un scandale tellement elle décrédibilise le livre. Voilà c’est tout que j’avais à dire merci de m’avoir lu A+ dans l’bus.

Non concrètement, ce livre est magique. Honnêtement, si vous cherchez à vous évader le temps de X PAGES, à rentrer dans un univers qui n’obéit pas aux lois humaines, vous avez fait le bon choix ! En gros ça se passe dans un futur plus ou moins proche dans lequel des extraterrestres (des petites larves fluorescentes) s’emparent des corps humains et tentent d’éradiquer toute humanité. Autant vous le dire tout de suite j’ai lu ce livre quand j’avais 10 ans probablement, soit il y a 8 ans. A l’heure actuelle les livres de science fiction c’est plus trop mon truc mais quand j’étais plus jeune c’était un bon moyen de mettre à profit mon imagination. Surtout que ce livre excelle dans les descriptions ; l’auteure a trouvé le juste milieu entre fournir des détails et s’en abstenir au bon moment, nous laissant le plaisir de nous imaginer l’ensemble. Je vous recommande vivement ce livre si vous avez envie de faire une pause avec la réalité, de vous plonger dans un autre monde. Entre suspense, histoire d’amour, d’amitié, tensions et guerre Stephenie Meyer nous offre un livre surprenant et bien plus mûr que Twilight (ce n’est que mon avis). Plus mûr car le sujet révèle les enjeux éthiques posés par la science de nos jours. Où se situe la frontière entre le bien et le mal ? Comment trouver le juste milieu ? Ce livre nous invite à nous questionner sur le monde dans lequel on souhaite vivre, sur ce que l’on veut privilégier.

Le petit coup de ♥ : Le rapport avec la nature mis en avant dans ce livre (descriptions qui font chavirer le cœur et l’esprit) et le récit des différents mondes qui existent par Vagabonde.

2. Lettre à mon ravisseur – Lucy Christopher

Livre publié par Gallimard dans la collection Scripto ce qui en dit en long. En effet, la plupart des livres que j’ai lu pendant ma (pré-)adolescence étaient des Scripto. C’est une collection qui répertorie des livres jeunesse dont les sujets sont pas les plus roses on va dire ! En fait, ils traitent de sujets assez graves ou importants et permettent de sensibiliser le jeune public à certains dangers, certaines situations contemporaines… Du moins c’est comme ça que je l’analyse. ANYWAY. J’ai lu ce livre quand je devais avoir 13 ans la première fois, peut être 14 je sais plus trop. En tout les cas il m’a énormément marqué, je l’ai relu il y a quelques années et il m’a fait le même effet (soit pleurer comme une madeleine après l’avoir terminé et vivre pendant 1 semaine avec un voile de tristesse autour du cœur et de l’esprit). En voici la couverture.

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Ce livre retrace l’histoire d’une jeune fille kidnappée et séquestrée dans le bush australien. Là encore les descriptions de paysages sont plus qu’évocatrices ! A elles seules elles peuvent te happer et te faire rêver pendant des années. Je signale quand même que depuis je prévois d’aller faire un trek dans le désert austère australien peuplé de bêtes peu sympathiques en tout genre ! Les paysages dépeints m’obsèdent et l’image que je m’en suis fait m’enveloppe comme une douce couverture dès que j’y pense. Malgré l’histoire sordide on finit par s’attacher au kidnappeur et c’est le point clé de ce livre. Au delà de traiter d’un kidnapping, il évoque le sujet bien plus complexe du syndrome de Stockholm. Vous ne savez pas ce que s’est ? C’est tout simplement un phénomène psychologique qui peut frapper certains otages après une longue période de détention leur faisant éprouver une empathie ou sympathie pour leur ravisseur.

Dès les premiers mots l’auteure nous harponne, j’ai directement accroché avec son style d’écriture, le déroulement des phrases, la musicalité de celles-ci quand elles faisaient écho dans ma tête. Ce livre recèle une vraie richesse, il invite à s’interroger sur les interactions et les liens qui unissent des personnes, sur notre rapport à la nature et évidemment sur ce qui est légitime ou pas.

Le coup de ♥ : La scène de peinture dans l’atelier sur le bush.

3. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

J’ai lu ce livre pendant l’été 2013 alors que j’étais au Vietnam et je me rappelle parfaitement avoir été bouleversée après en avoir terminée la lecture. Le fait que l’histoire soit racontée par une enfant, Scout la fille d’un avocat, nous aide à nous plonger dans le roman. Sous couvert de raconter les jeux des enfants et de narrer un procès sur une affaire douteuse, ce livre témoigne avant tout du racisme ambiant dans les années 30 pendant la Grand Dépression aux Etats-Unis. Entre corruption du système judiciaire, xénophobie et innocence de l’enfance, cette oeuvre retrace la complexité de la vie et des décisions pour chacun des protagonistes. Étudié dans bon nombre d’écoles américaines en tant que roman d’apprentissage, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur a reçu le prix Pulitzer en 61 juste un an après sa sortie. En plus de nous renseigner sociologiquement sur l’Amérique des années 30, c’est aussi un très bon roman pour comprendre la complexité de la psychologie humaine. Et en plus il en ont fait une adaptation ! Plus d’excuses !

Le coup de ♥ : Le personnage de Scout et de Boo.

4. Sauvage par nature – Sarah Marquis

Récit « autobiographie » de l’aventurière suisse Sarah Marquis sur son (TRES) long périple de la Sibérie à l’Australie, le tout à pied (ça t’en bouche un coin non ?). En tant que grande rêveuse et personne qui voue un amour infini aux voyages je ne pouvais qu’aimer ce livre. Déjà le principe m’a directement attirée : récit de VOYAGE, fait par une voyageuSE seule, le tout en ASIE et à PIED. C’est bien simple tous les ingrédients sont réunis pour en faire une pépite. Déjà elle se lance un sacré défi pasque ça fait une trotte de traverser l’Asie jusqu’à l’Australie à pied. Qui plus est seule… Je lui tire ma révérence et j’aimerai devenir comme elle plus tard. Réussir à voyager seule en tant que femme en Asie et à pied, je vous garantis que c’est pas une mince affaire (faut que je me calme avec les expressions toutes pourries) ! Qui plus est son trek se passe en Asie qui est, je peux le dire, le continent qui me fait le plus de l’œil (OK j’arrête promis !). J’ai eu la chance d’y aller deux fois. Et même si c’était des cultures et des pays totalement différents, il y a quelque chose en Asie qui nous fait nous sentir chez soi. Alors forcément j’étais particulièrement touchée de découvrir à mesure du livre d’autres contrées asiatiques où je rêve de mettre les pieds depuis (encore plus qu’avant). J’ai prêté ce bouquin à une amie très chère à moi, qui va partir en Mongolie et elle m’a dit que c’était vraiment un livre à lire (d’ailleurs rend le moi la prochaine fois mdr). Et ce livre ne pouvait que me plaire vu que son voyage se termine (SPOIL) dans le bush australien ;).

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C’est beaaaaau !!!

Le coup de ♥ : Le recul qu’elle a sur certains événements plus ou moins dangereux qu’elle a rencontrés et la connaissance des différents milieux et terrains où elle va marcher.

5. Martin Eden – Jack London

Comment pouvais-je ne pas parler de ce roman ? Comment ? Je vous avoue direct, j’ai eu envie de le lire grâce à la chanson Martin Eden de Nekfeu et le moins que je puisse dire c’est que je n’en suis pas déçue. Donc merci Nekfeu et surtout merci Jack London ! J’ai rarement lu un livre aussi aboutit, beau, emprunt de réalité et de poésie. J’ai été surprise par l’écriture de London qui m’a profondément touchée et bercée tellement les mots avaient une belle résonance, musicalité et aussi car certains passages étaient si philosophiques. Je me suis reconnu dans la manière de penser de martin et en même temps je n’étais pas d’accord avec lui. Et c’est cette ambivalence qui m’a fait me sentir proche de London ; car ce livre est décrit comme son chef d’oeuvre, celui dont le protagoniste contient le plus de similitudes avec l’auteur et aussi celui qu’il a toujours refusé de considérer comme son « autobiographie ». Evidemment qu’ils ont des points communs, on s’en rend compte de plus en plus au fil du roman et grâce à la préface (très réussie d’ailleurs ! ). Cependant London se distingue de Eden par sa foi en l’humanité. Et c’est pourquoi je me sens plus proche de London que de Martin Eden. Néanmoins ce roman est un chef d’oeuvre. Je sais j’emploie ce mot pour pas mal de choses au final. Mais croyez-moi, je mise tout sur ce livre. J’ai déjà hâte de me relire alors que je l’ai lu cet été !

Les coups de ♥ : La description de Ruth faite par Russ Brissenden avec tant de clairvoyance. La dernière phrase du roman qui me fera vibrer à vie.

Bon j’espère vous avoir convaincue de lire un de ces ouvrages, quant à moi je file voir un spectacle de danse ! Ce soir c’est Bouba Landrille Tchouda avec son spectacle Boomerang.

Silence ça tourne !

Non non je n’ai pas joué dans un film je vous arrête tout de suite, je reviens juste avec un article sur mes films préférés (c’est tout de suite moins intéressant hein). J’avoue que ce titre est un peu trop accrocheur pour ce qui va suivre… mais je trouvais que « Films que j’aime » ce n’était pas la folie non plus.

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Toujours motivés ?

 

Pour ceux qui sont déterminés à lire ces lignes, j’espère vous donner des idées en cas d’ennui soudain. Dernière chose avant qu’on se jette dans le bain, ce n’est que mes goûts personnels et en aucun cas je suis critique de cinéma.

C’est parti mon kiki !

  • The Grand Budapest Hotel réalisé par Wes Anderson. Comment ne pas en parler ? C’est l’histoire d’un jeune lobby boy engagé dans un prestigieux hôtel tenu pas Gustave H dans un pays tout droit sorti de l’imagination de Wes Anderson pendant l’entre-deux guerres. Le film est en un mot loufoque. Si vous connaissez un peu la filmographie de Wes Anderson vous avez sûrement remarqué son amour prononcé pour les couleurs, les décors irrationnels, les personnages à fortes personnalité, stéréotypés et excessifs. Je sais que ce genre de cinéma ne plaît pas à tout le monde mais personnalité j’adore le second degré avec lequel le film est abordé. Même dans les moments censés être tragiques il y aura toujours une pointe d’humour. C’est un peu comme le théâtre de l’absurde appliqué au cinéma. Et c’est exactement pour ça que j’adore ce film (et presque tous les films du même réalisateur). L’humour est absurde, ironique à souhait et poussé bien plus qu’au second degré. Il y a diverses interprétations, de nouveaux détails et références qui nous apparaissent comme par magie à chaque visionnage. The Grand Budapest Hotel c’est aussi un univers féerique qui te laisse dans un état second à la fin du film. A la fois ravie d’avoir pu t’évader pendant 1h40 et désemparée de quitter ce monde fantastique qui t’a réconcilié toi et ton imagination d’enfant. Dans ce film, c’est comme si Anderson nous invitait à pénétrer dans un monde fabuleux dont on devine les extravagances irrationnelles mais dans lequel on voudrait bien se perdre à jamais. Des costumes aux décors splendides en passant par la musique enfantine digne des comptines (quand même jouée par un orchestre la comptine hein !) et à l’atmosphère rosée du film tout est réunie pour qu’on en redemande, tout pantois, après le générique de fin. En un mot (je sais c’est la deuxième fois que je dis ça) ce film est beau. Ce n’est pas tant l’histoire en elle-même son principal atout mais la réalisation ; le cadrage des scènes, les couleurs, les lumières et tous les détails FONT le film. C’est pour ça que je le mets dans la catégorie chef d’œuvre en matière de réalisation (parce que j’aime la beauté).
    PS : J’avoue que quand même le casting c’est un peu le luxe.
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Si c’est pas beautiful ça ?

(Si l’envie vous prend de le regarder, faites-le en VOSTFR s’il vous plaît, sinon vous aller massacrer ce chef d’œuvre et perdre tout l’intérêt des répliques)

  • Dallas Buyers Club réalisé par Jean-Marc Vallée. On change clairement d’ambiance avec ce film, puisque déjà : c’est aux Etats-Unis en plein dans les 80’s et ensuite c’est un drame, youhouuu ! Je vous fais un rapide topo : un texan homophobe, macho, drogué et j’en passe (pour ne pas faire de généralités) qui se chope le virus du VIH (JACKPOT baby) en faisant pas trop trop attention. On lui dit qu’il lui reste trente jours à vivre (double JACKPOT) et lui il n’est pas trop d’accord donc il se rebelle et c’est l’histoire de cette rébellion. Dans ce film on a droit à des séquences émotions, des plans très beaux visuellement parlant, des dialogues qui te donnent des frissons et j’en passe. Matthew McConaughey et Jared Leto sont tout simplement magistraux dans ce film (c’est pour ça qu’ils ont raflé les Oscars en 2014). Ils incarnent leurs rôles à merveille et, petite anecdote, Matthew a perdu 20 kilos pour ce film. Et rien que pour ça mérite de regarder ce film. Sans vous mentir, j’ai rarement autant pleuré devant un film mis à part Les petits mouchoirs (en même temps ça se comprend non ?). Certaines scènes sont juste des pépites. On dit merci au scénariste d’avoir construit une si belle intrigue et au réal d’avoir réussi à sublimer les silences. Dallas Buyers Club c’est le genre de film dont tu ne ressors pas indemne. Ça te permet de réfléchir à ta condition, tes exigences, ta vie et c’est ça le but d’un film non ? Comment aurais-je agi si cela avait été mon histoire ?
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« I’ve got one… one life, right ? Mine. But I want someone else’s sometimes »

 

  • Mommy réalisé par Xavier Dolan. Non seulement je considère Dolan comme un Artiste avec un grand A mais je déclare solennellement associer Mommy à un chef d’œuvre au sens intégral de son terme. Je ne pouvais conclure cet article sur un autre film que celui-ci. Il représente tout bonnement le film qui m’a le plus touché au monde. Et je ne parle pas du genre de films qui te font pleurer parce que c’est triste mais plutôt de ceux qui te marquent à jamais. Pour commencer je vous invite vraiment à le regarder en VOSTFR (c’est en québécois et je vous conseille de mettre les sous titres parce que parfois tu ne captes pas franchement les expressions). Evidemment j’adore l’accent québécois donc de l’entendre ne m’a pas gêné loin de là mais je sais que certains y sont plus réticents donc bon faites comme vous le sentez. Concernant le film si je devais lui attribuer un adjectif là maintenant tout de suite ce serait humain. Dans ce film et dans tous ses films, Dolan s’évertue à mettre en lumière les comportements, les échanges sociaux qu’il a pu rencontrer ou sur lesquels il s’est renseigné. C’est donc l’histoire de Diane, veuve, qui récupère la garde de son fils Steve atteint de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité. Ils vont faire la rencontre de Kyla, leur voisine enseignante. Je n’en dit pas plus sinon je risque de révéler beaucoup trop d’éléments ! Dit comme ça, ça ne paye pas de mine comme on dit, mais en réalité ce film arrive tellement bien à recréer les situations du réel. Il rend compte des difficultés de communication de Steve et de son entourage et en même temps les différentes situations auxquelles font face des individus dans leur vie. Tout ce que je pourrais dire ne décriera jamais assez bien ce que ce Xavier Dolan a créé avec ce film. C’est d’ailleurs ce film qui m’a initié à la filmographie de Dolan. Au fil de ses films et interviews j’ai pu remarquer l’importance de la musique dans ses œuvres. Dans Mommy la BO tient une place prépondérante, elle fait partie intégrante du film et sans elle il manquerait quelque chose. Les musiques sont soigneusement choisies et révèlent le caractère des scènes (tout autant que la mise en scène et la cadrage si particulier). C’est quand même grâce à Dolan qu’il m’arrive d’écouter du Céline Dion et du Dalida *on dit merci qui ?*. Pour couronner le tout, les acteurs ne pouvaient pas mieux incarner les personnages. Je n’en vois pas d’autres pour les rôles. Donc si je ne devais vous donner qu’un conseil ce serait : foncez le voir !!!
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Mommy

Je vais m’arrêter là , un top 3 c’est déjà pas mal ! Sinon j’irais bien voir Juste la fin du monde de Xavier Dolan évidemment (qui d’autre ?) dès sa sortie et I hate love de Humberto Hinojosa Ozcariz (déjà sortit depuis 2014).

Amours musicaux

C’est l’été, il fait beau, il fait chaud c’est donc le moment de parler de ce que tu kiffes le plus après ton chat, j’ai nommé : tes favoris ! (bon en l’occurrence les miens vu que c’est mon blog na !)

On attaque sans plus tarder par la musique évidemment et y a du lourd croyez-moi.

  • Jain : comment vous dire… je l’ai vu en concert dans un festival et c’était DE LA FRAPPE INTERSIDÉRALE. Je sais je ne devrais pas écrire en majuscule parce que ça donne l’impression qu’on hurle mais je le fais quand même parce que j’aime beaucoup #thuglifechooseme. Pour vous contextualiser un peu le délire : 18 juillet, Carhaix, Bretagne, ciel bleu sans nuage que tu n’avais pas du tout prévu, chaleur et file d’attente pour rentrer dans le festoche (oué je parle comme une beauf). Après 50 minutes de super attente sous le soleil, rythmée par les « En avant Guingamp » des bretons, on pénètre enfin dans the place to be à moitié déshydratée et cramoisie. On se dirige vers la scène d’où nous revient une superbe énergie. Et là c’est tout simplement le feu. Déjà pas mal de festivaliers attroupés devant la scène, mais pas de quoi nous empêcher d’approcher assez près (si tu as déjà fait un festival tu sais combien c’est le parcours du combattant d’avancer sans se faire assassiner). Bref Jain est une bête de scène et j’ai découvert avec grand plaisir ses musiques.
Jain - Photo : Denoual Coatleven
« Si je reviens vous voulez bien me porter ? Même si je suis dans une bulle ? »

♥ Heads up (la chanson qui te met direct de bonne humeur) ♥ You can blame on me ♥ Makeba ♥ Hope

  • S-Crew : je ne vous ai pas encore parlé de mon amour pour ce groupe ni pour Nekfeu. Il était temps. Changement radical par rapport à Jain mais je ne pouvais décidément pas les laisser sur le banc de touche ! Si vous êtes déjà aller à un concert de Nekfeu, du moins pour le Feu Tour, vous avez sûrement remarqué qu’il n’est jamais seul sur scène. Bah moi je veux vous parler des gens qui l’accompagne, y en a beaucoup je sais mais je voue une affection particulière pour le S-Crew. Ils ont sorti leur deuxième album y a un mois et demi environ et c’est juste de la bombe. Evidemment faut aimer le rap sinon tu ne vas pas trop t’enjailler. Un album hyper travaillé, qui montre bien l’évolution par rapport au précédent de 2013. La première fois que j’ai vu Nekfeu, leur album n’était pas encore sorti. Mais la deuxième fois (toujours à ce même festival) on a pu avoir un avant-goût de la tournée de Destins liés (nom de l’album). Comment vous dire que j’étais aux anges… Surtout que pour venir en Bretagne de chez moi il faut 12 heures de route APPROXIMATIVEMENT. Du coup bien obligé de se repasser en boucle l’album pour s’occuper… hehe. Très difficile de faire un choix de mes préférées de l’album parce que je les aime toutes, elles ont toutes des passages qui me font vibrer et me transcendent mais quelques-unes sortent du lot pour ma part (parce qu’elles me mettent doublement dans un état second).
  • Petite sélection oklmzer : ♥ Bresson (le genre de chanson que tu aimes tellement que tu veux à la fois la garder pour toi à jamais et la partager au monde entier) ♥ Fausse note ♥ J’aurais pas dû ♥ Jusqu’au bout (déjà une de mes préférées sur l’album Feu) ♥ C’est pas un film ♥ Plus pareil… et j’en passe tellement ! Pour vous dire, mon réveil (oui je mets un réveil en vacances parfois) varie entre toutes les chansons de l’album.
Nkefeu
Post de Nekfeu sur boobook

Je vous ferais peut-être un jour une petite compile de mes paroles préférées du monde entier.

  • Feels like we only go backwards – Tame Impala. Le genre de musique que tu peux écouter dans une voiture le nez collé à la vitre en ayant l’impression d’être dans un film ou dans le clip (dites-moi que je ne suis pas la seule svp). Assez vintage au niveau de l’esthétique de la chanson. J’aime énormément, ça me donne l’impression que tout est plus coloré, plus réel, plus lent comme si les minutes s’écoulaient au ralenti. Ces musiques me donnent le sentiment de graver en mémoire des souvenirs comme s’ils étaient filmés (en même temps vous avez vu ce clip tout droit sorti d’un univers parallèle ?!!).
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Feels like we only go backwards – Tame Impala
  • Don’t let me down – The Chainsmokers. Bon ça c’est plus les chansons de l’été que j’écoute plus trop après. Juste j’adore le rythme, les consonances et comment la musique se déroule. C’est le genre de musique que j’ai envie de chanter à tue-tête (dans la même veine que Homeless de Marina Kaye même si je chante hyper mal je ne peux pas me retenir de chanter le refrain dès que je l’entends et ça crée des situations gênantes pour moi comme pour mon entourage).
  • La Ballade du Frémont – Nekfeu feat Doums. Je ne vous fais pas un dessin quand même ? Je n’ai jamais entendu une musique qui me repose autant que celle-ci, même à 80 ans je l’écouterai encore, je vous jure les gars ! Il y a tout, un pur mélange entre : rythme posé, son qui te met en transe, voix qui te transportent, texte qui raconte une histoire. Bwef jlm alvalm (#kikoo).

Bon c’était la musique, un de ces 4 je ferai un petit update et je parlerai d’autres choses aussi, parce que y a pas que ça qui me tient à cœur (loin de là).

La bisette.