Bouffée d’air

Il y a de ça 1 an et demi j’ai commencé à pratiquer la plongée en club avec un ami. J’étais dans une période ma vie assez spéciale. Je commençais à remettre beaucoup de choses en question, à m’interroger sur l’année à venir, celle du Bac, la fameuse !

Pour comprendre un peu mieux, j’ai grandi dans une maison en face d’un lac. Et quand je vous dis en face c’est que je faisais 50 mètres et je me retrouvais à piquer une tête. L’eau a donc toujours été un élément à part pour moi. J’ai appris très tôt à nager, l’été je passais la moitié de la journée dans l’eau, en bref c’était ma safe zone. Un endroit dans lequel je me sentais parfaitement à l’aise et où je semblais appartenir. Je suis sûre que vous avez une connexion forte avec quelque chose, qu’il vous définit en quelque sorte, que vous avez dans la peau. Pour certains c’est jouer d’un instrument, d’autres c’est la peinture ou le chant, pour moi c’était être dans l’eau.

J’ai donc décidé d’apprendre à plonger histoire de me rapprocher encore un plus de cet élément. J’ai effectivement appris à plonger, dans une piscine, puis dans un lac, puis dans la mer, puis dans la nuit. Et à chaque fois que j’enfilais mes palmes, que je sentais ma combinaison se gonfler, j’avais l’impression que l’eau m’engloutissait littéralement. Que je ne faisais qu’un avec elle, qu’elle était le prolongement de mon corps. Et je suis sûre que si vous avez cette forte connexion avec quelque chose vous comprenez parfaitement ce que j’essaye d’expliquer. Les sensations sont justes différentes. Un musicien va apprécier sentir vibrer son corps à mesure que le son se déverse. Pour moi, c’était sentir mes sens à la fois s’aiguiser et se calmer, c’était entendre la musique de chaque bulle qui remonte à la surface, c’était désobéir aux règles terrestres et appartenir l’espace de quelques minutes au monde marin. Et c’est ce sentiment d’appartenance qui me manque chaque jour. Parce que la plongée c’est un sport (si si faites en vous comprendrez) individuel qui se pratique en commun. Tu ne peux pas plonger seul, alors tu fais forcément partie d’un club. Et lorsque tu commences à partager des moments aussi intimes que ceux-là, inévitablement tu crées des liens très forts.

FILE0005.jpg

Pourquoi « intime » ? Parce que déjà tu vas dans un élément qui n’est pas naturel pour ton corps, auquel tu n’es pas fait. Et quand tu te rends compte qu’avec toi il y a 2 ou 3 personnes qui voient ce que tu vois, sentent ce que tu sens, une connexion se fait. Ensuite il y a aussi une question de confiance. Quand tu plonges, tu veilles sur les autres et ils font de même. Tu mets ta vie entre les mains de ceux qui t’accompagnes. Et c’est ce qui fait que tu partages des moments indescriptibles avec ces personnes.

Alors quand j’ai dû quitter tout cela pour partir vivre et étudier à Lyon, ça a été un déchirement. Et quand j’ai cherché à replonger avec un club lyonnais j’ai vu que l’alchimie n’était pas présente. Que mon ancien club était comme une famille et que ce n’était pas de si tôt que j’allais pouvoir retrouver toutes ces sensations si familières.

Alors j’ai hâte, hâte de pouvoir un jour plonger à nouveau. Hâte d’entendre ma respiration de Dark Vador, de galérer à enfiler ma combinaison, de me les geler dans un lac à 7°… Si vous saviez comment cela me manque. Quand je plonge c’est comme si je me révélais à moi-même, et c’est sûrement les moments où je suis le plus moi. Juste un corps et un esprit enfermé à l’intérieur qui s’échappe par des bulles.

Je vous souhaite à tous de connaître ce sentiment de plénitude que ce soit dans n’importe quelle activité. Faites ce que vous aimez et ce qui vous rapproche le plus de vous même. C’est comme un miroir, la réalité ne te permet pas toujours d’être entièrement toi, et si une quelconque chose peut te faire toucher ton reflet fait le, fonce.

Société complexée complexante

« Sans aucun complexe la la la la ». Ouais bah non il ne suffit pas de chanter pour que tout s’envole par magie, je suis désolée.

Sur cette introduction pleine de joie et bonne humeur je voudrais aborder un sujet qui me tiens à cœur (héhé ça rime), vous l’aurez compris dans le titre : les complexes. On connait tous quelqu’un qui se lamente sur la taille de ses hanches, ou de son nez, si ce n’est pas nous ! Moi-même j’ai longtemps complexé sur la taille de mes pieds, puis sur mes genoux, en passant aussi par mon postérieur…

Et c’est par là que je veux commencer. Un complexe n’est jamais fixe. Jamais. Ça a commencé par mes genoux, puis mes pieds etc. Et parfois ça passe d’une partie de mon corps à une autre. Donc déjà commencez à vous dire que c’est une fixation mentale bien plus qu’une anomalie physique. Déjà il n’y a pas d’anomalie selon moi, enfin ça n’existe pas. L’anomalie peut se définir déjà par la composition du mot en lui-même. Anomalie fait référence à quelque chose qui s’écarte de la norme. Or, il n’y a pas de norme physique, du moins la seule serait d’avoir deux yeux, un nez, une bouche, des oreilles, 4 membres qui poussent de notre tronc et basta ! C’est comme cela que l’être humain est constitué dans sa première forme. Alors, mis à part des handicaps physiques qui, là, certes n’auraient pas dû se produire au moment du développement du fœtus (oui je remonte aussi loin), il n’existe pas d’anomalie physique. Attention, je ne suis pas en train de dire que le handicap physique est une hérésie, quelque chose de dégoûtant etc. Non je parle d’anomalie au sens biologique simplement. Et ça ne veut en aucun cas dire que les handicapés physiques sont dispensés de cette règle des complexes. Selon moi il n’y a pas de quoi avoir honte ou être complexé par notre corps. Notre corps est l’enveloppe de notre âme. Imagine un peu que je prenne ton âme et que je la transpose dans un caillou, ou une feuille d’arbre, comme ça en un claquement de doigts, c’est pareil. Même si notre corps est notre apparence physique, la seule forme visuelle que quelqu’un peut apercevoir de nous-même, ce n’est pas votre être dans votre entièreté. J’insiste !

Donc maintenant que tu sais qu’il n’y a pas de raisons rationnelles et naturelles d’être complexé(e), passons au côté artificiel : les standards de beauté. Depuis la nuit des temps il existe dans standards de beauté, c’est aussi vieux que la présence de l’homo sapiens socialisé sur cette Terre. On a tous en tête les canons du Roi Soleil : peau pâle, joues roses, mouche sur la joue et beaucoup de formes. Ça n’a plus rien à voir avec ceux d’aujourd’hui ! Ça me désole profondément de voir que ces standards établis sur des conventions artificielles prennent le dessus sur la majorité de la population. Dans notre société de consommation hyper-mondialisée, il est tellement facile d’absorber bêtement l’influence de certaines personnes. Et les plus gros responsables sont les réseaux sociaux. Instagram par exemple, diffuse les photos de millions de personnes chaque jour. Et pourtant quelles sont celles qui vont être le plus vues ? Celles qui correspondent aux critères établis par certain(e)s influenceurs(ses). On assiste à une vaste hiérarchisation des valeurs physiques : il faut avoir la taille de plus en plus fine, les fesses de plus en plus bombées et les lèvres de Kylie. Ô désespoir quand je vois toutes ses personnes faire des fixettes sur leur attributs physiques parce qu’elles ont été assaillies, limites harcelées, par ces images parfois retouchées de stars. Ça m’agace de voir que le diktat de la beauté a pris le pas sur la personnalité.

Frida-kahlo
Be a Frida

Alors si je devais vous dire quelque chose de fondamental c’est d’arrêter de vous comparer. Arrêter tout, arrêter même les réseaux sociaux une semaine histoire de voir à quel point toutes ses règles physiques sont absurdes et que vous vous en sortez très bien sans ces photos. Parce que ce que tu vois en toi qui ne te plaît pas n’est pas ce que les autres voient de toi. Tu vas peut-être envier les jambes fines de cette fille mais peut être qu’elle, elle va baver sur tes formes parce qu’elles souffrent de troubles alimentaires. Il ne sert à rien d’envier une qualité physique d’une personne parce que peut être que toi tu la possède déjà sans t’en rendre compte ! Et peut-être même que c’est ce sur quoi la personne complexe ! Par exemple, prenons Frida Kahlo, plutôt atypique comme demoiselle avec son quasi mono sourcil ! Et bien même si le mono sourcil, autant chez les hommes que les femmes, n’est pas du tout attrayant, Frida Kahlo a ce petit quelque chose en plus, c’est indéniable. Donc stop le focus sur ce que tu n’as pas, soit fière de ton corps, tu n’en as qu’un et il t’appartient.

Je reprendrai donc la structure de Bourdieu pour parler de la société actuelle. Cette fois-ci, en plus de vivre dans une société structurée structurante, nous vivons aussi dans une société complexée complexante.

Embrace yourself 

Entre peur et solitude

La déprime. Elle m’engloutit, quelle qu’elle soit.

Généralement elle survient quand je me sens seule et que je pense à tous les changements à venir. C’est toujours angoissant. Et comme la plupart du temps quand je vais mal je me renferme sur moi, je me fais encore plus de mal. Je ne sais pas pourquoi je m’évertue à plonger dans ce cercle vicieux. Mais c’est comme ça, je me dis que mes amis n’ont pas forcément envie d’entendre toutes mes angoissantes si futiles soient elles ! C’est con parce que mes amis c’est aussi ceux sur lesquels je me repose le plus, je compte sur eux, c’est ma boussole. Je ne fais rien sans penser aux conséquences de mes actes sur eux. Mais du coup voilà, je retombe toujours dans mes travers, c’est-à-dire le silence. Je me mue dedans, comme un cocon qui se cristallise. Je m’en habille. Parce que c’est aussi bien plus facile de prétendre que le problème n’existe pas plutôt que de l’affronter en en parlant. Ça aussi c’est une grosse connerie, mon défaut de fabrication on va dire. J’ai largement tendance à me dire que ça passera en ne disant rien et en cogitant comme seule dessus. Que nenni ! Si toi aussi tu as tendance à faire ça, arrête de te voiler la face s’il te plaît. Tu sais tout autant que moi que ce n’est pas une solution, ni même une bonne attitude. Tu gardes en toi toutes tes frustrations et tes angoisses, ça ne fait que s’accumuler. Et tu finiras par péter un câble, sérieux. T’es qu’une bombe à retardement dans ce cas-là.

Là en ce moment je suis en pleine remise en question sur ma vie. J’ai choisi de partir étudier à l’étranger un an, c’est mon rêve depuis des années. Et pourtant… Je ne peux pas supporter l’idée de quitter mes amis. Autant ma famille va me manquer, normal j’ai envie de dire ! Mais je sais que je suis supposée m’en éloigner au fur et à mesure que je grandis, c’est le chemin logique. Autant mes amis, comme je vous l’ai dit précédemment, constituent mon pilier. Comme je n’ai pas de copain, je n’ai qu’eux. Et même si j’avais un copain, j’ai tendance à privilégier mes amis avant tout. Je n’y peux rien s’ils me connaissent par cœur ! Et en partant 10 mois à l’étranger, même si je vais revenir quelques fois (ça va se compter sur les doigts d’une main probablement), je sais que notre relation va évoluer. Et malgré tout l’amour mutuel qu’on se porte, la distance va forcément endommager notre relation, j’en suis parfaitement consciente. Et ça me tue, profondément. Les messages ne suffisent à pas à maintenir une relation à distance, il faut partager des moments. Et ce n’est pas en faisant un Skype groupé que ça va marcher…

Alors c’est ça le sujet de préoccupation de toutes mes pensées, j’en ai la boule au ventre dès que j’y pense. Et j’ai peur de tenter de me protéger en m’éloignant par moi-même avant même mon départ. Parce qu’au final c’est une angoisse comme une autre, et vous savez comment je les gère…Mais au final, la lutte contre cette pulsion solitaire sera la plus belle des récompenses !

angoisse

Un peu de douceur

Plus je trouve un titre rapidement plus j’ai du mal à commencer l’article. J’ai trouvé ce titre en 15 secondes, je sors dès à présent les rames pour introduire mon sujet du jour…

« Si tu te sens à bout et si tu as pris des coups faut qu’t’écoutes le Stupeflip Crew. Et si la vie te saoule et si tu te sens seul faut qu’t’écoutes le Stupeflip Crew ! ». Sur ces belles paroles, Stupeflip nous propose LA solution pour lutter contre ce que j’appelle le spleen. Oui, le spleen, genre ce moment qui mêle à la fois (allez compte avec moi 🙂 du doute, de la fatigue, une grosse déprime, et une bonne dose de tristesse et qui te caractérise souvent en plein mois de novembre. Malheureusement le spleen est tenace, comme ce bon vieux rhume que tu traînes depuis 3 semaines. Personnellement j’ai pas de problèmes à écouter Stupeflip en temps normal mais je sais que ce genre de rap peut vite devenir insupportable pour certaines oreilles. C’est pourquoi je te propose de voir ensemble quelques petites solutions pour te sentir mieux et éviter de taper pour la 10ème fois dans les chips pour compenser ton manque de positive attitude (pose ce paquet tout de suite j’ai dit !).

  1. Let the good time roll

 **WARNING CLICHE**Alors oui là tu vas me dire que je me suis pas foulée mais attend un peu. Parce que même si je vais te parle de gommage, ce ne sera pas de n’importe quel gommage. Oh non ! Depuis mon périple à Avignon je détiens un petit bijou. Ma cousine m’a offert un gommage de chez Lush super ludique qui a su faire fondre mon petit cœur. Genre déjà on dirait un bout de polenta (c’est un des ingrédients en même temps…), ce qui rend le truc un peu intriguant. Et moi quand y a du mystère ça me donne envie de découvrir de quoi il en retourne. Et c’est en l’essayant que j’ai eu l’impression d’avoir découvert l’Amérique ! (toujours dans l’excès)

C’est pas une polenta qui sort d’un tube, non loin de là. C’est une polenta qui s’effrite dans les mains et se frotte sur le visage. Genre wtf qui a inventé ce système (Lush en l’occurrence) si cool à appliquer. Je vais d’abord vous donner les raisons pratiques de l’acheter :

  • Tu prends la quantité que tu veux
  • C’est Vegan : C’est quand même cool d’avoir des cosmétiques Vegan si tu n’es pas prêt à te passer de viandes toussa toussa. Au moins tu essayes d’être responsable sur un autre credo 🙂
  • C’est aussi cher qu’un gommage de grande surface alors que là c’est fait main et tu sais d’où ça vient (tous les ingrédients sont naturels) 🙂

Maintenant place aux  2 raisons qui vont définitivement vous convaincre :

  • L’odeur bordel de crotte : ça sent le pop corn (y en a dedans) et en même temps la brioche qui sort du four, tu vois le délire ? En plus l’odeur reste sur tes mains et ton visage pendant très longtemps, sans pour autant être entêtante. Et ça, à coup sûr, ça va chasser un peu ton spleen !
  • Ça gomme vachement bien mine de rien la polenta !

Je ne pousse pas au consumérisme mais si vous avez la chance d’avoir un Lush près de chez vous et une soudaine envie de vous enduire de polenta : foncez !

2. Regarder du beau

Bon j’avoue c’est super mal dit mais vous allez vite comprendre pourquoi. Quand je parle de regarder du beau, je parle de vidéos qui sont belles esthétiquement. J’ai remarqué que plus on pensait à la chose qui nous rendait triste plus on était triste. Sauf que si on s’échappe le temps de quelques minutes, notre esprit fera abstraction de notre tristesse pour se concentrer sur autre chose. Et moi je vous propose de se focaliser sur du beau parce que y a rien de mieux au monde. En plus de ne plus penser à la chose qui vous rend triste, vous en ressortirez des étoiles pleins les yeux. Alors je vous lâche deux petites vidéos qui, moi, me font juste rêver.

https://vimeo.com/108018156

Cette vidéo-là est juste extrêmement bien montée et montre, certes de manière très romancée, la beauté de la Turquie (pays que j’aimerais grandement visiter).

Âmes sensibles au froid s’abstenir pour celle-là ! Là aussi le montage est juste parfait, rien à dire. On dirait que la musique a été greffée sur les images. Et dans le même temps allez checker les autres Visual Vibes de Mr. Ben Brown parce que ça envoie des claques

RIP à mon cœur pour le plan au drone des baleines.

3. Regarder un documentaire

Oui j’avoue c’est un peu cul cul, mais tu vois l’autre jour j’en avais marre de vivre dans la tour d’ivoire que j’appelle mon imagination. Ça faisait des semaines que je ne regardais que des séries, des fictions sur Netflix, et j’ai eu un gros ras-le-bol tout simplement. Du coup je suis allée au cinéma voir Et les mistrals gagnants de Anne-Dauphine Julliand. Je pensais pleurer comme une madeleine vu que c’est à propos d’enfants gravement malades. Mais en final (bon les larmes sont montées quelques fois) le message véhiculé concerne bien plus la vie que la maladie. C’est un message d’amour, de bonheur et de force.

J’ai ensuite regardé il y a pas longtemps le documentaire diffusé sur France 3 sur Muriel Robin à la rencontre des bonobos. Alors déjà que j’adore les reportages animaliers mais quand il s’agit des singes tu m’as dans la poche. Les primates c’est mes animaux préférés donc forcément les voir dans un reportage ça met du baume au cœur. Et devine quoi ? Ça marche aussi avec tout autre documentaire.

4. Sortie entre copains !

Bon j’ai compris, c’est pas trop ton truc les documentaires. Je te conseille dons de voir tes amis. C’est vrai quoi ?! Y a rien de tel pour remonter le moral que de sortir avec tes amis. Par exemple lundi dernier je suis sortie avec des gens. Je ne connaissais qu’une personne dans le groupe. Et pourtant je me suis éclatée et j’ai rarement autant ri avec des inconnus !

Et si tu sais pas où sortir je te conseille un petit bar avec de la musique, y a toujours une bonne ambiance ! Par exemple, pour les lyonnais, allez à n’importe quel Ninkasi (no rage les non lyonnais). On est allé à celui de Croix Rousse et on a fait un Blind Test, c’était juste trop drôle !

Psst en plus en ce moment tous les lundis, dans chaque Ninkasi tu peux participer au Blind Test et la meilleure Team gagne son poid en bière après les 8 semaines de compétition et la finale à Gerland.

Si c’est pas génial ça ? 😉

5. Good vibes !

T’es toujours pas au top ? Bon bah écoute ça et danse comme si personne te regardais, je te jure ça marche.

Motivation vs inspiration

Alright alright, ça fait un bon bail que j’ai rien posté. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir écrit, ou plutôt d’avoir tenté. Non parce que la motivation était bien présente mais l’inspiration était partit se dorer la pilule aux Seychelles pendant que je me caillais les fesses à Lyon. D’ailleurs je sais même pas pourquoi j’emploie le passé parce que c’est un problème qui est toujours d’actualité. Oui mais voilà, j’aime écrire et j’ai lu que c’est en écrivant que tu t’améliores et que tu acères ton imagination. Sauf que c’est bien joli gentil de me rabâcher ça mais j’écris sur quoi si je n’ai pas d’inspiration ?

Et aujourd’hui, jour sacré et béni par les Saints : c’est les vacances. Et qui dit vacances dit j’ouvre mon esprit, je fais de la place, je libère quelques octets d’espace sur le disque dur qui me sert de cerveau, j’envoie vaquer mes cours le temps de quelques jours (bon pas totalement j’ai du taff quand même). Et ça mon ami dis toi bien que ce répit cérébral loin des théories sur les publics, loin de l’histoire des médias, loin de l’actualité du numérique et bah ça a permis à une petite ampoule de s’illuminer dans mon cerveau encombré.

Quoi de mieux que d’écrire sur mon manque d’inspiration ?

Pour commencer je vais vous planter le décor, vous dresser le contexte histoire de vous immerger parfaitement dans cette fantastique histoire (ou pas).

Alors mon dernier article remonte au 2 janvier, soit à peu près à la fin des vacances de Noël. Mais alors pourquoi n’ai-je rien publié depuis ? Non je n’étais pas entrain de perdre activement mes kilos de la période de fête (malheureusement). Au lieu de ça j’ai révisé pendant 15 jours pour réussir mes partiels et empocher mon semestre (chose faite hell yeah). Résultat je ne sortais de mon appartement que pour faire des courses et aller faire du sport. Quelle vie ! Mais ensuite il y a eu une semaine de délivrance que j’ai passé à arpenter la France. Alors non je n’ai pas non plus voyagé comme une folle. Mais je suis allée deux jours à Annecy chez un ami, puis deux jours chez ma cousine à Avignon (<3) et enfin deux jours dans le nord à Thionville voir mon insupportable frère (<3). Ce qui, vous en conviendrez, ne laisse pas beaucoup de temps pour écrire. Et comme toute bonne chose a une fin, il a fallu reprendre la fac (oui pasque un semestre en soi ça n’a pas de valeur si tu ne valides pas celui qui fait la paire) avec un tout nouvel emploi du temps, de tous nouveaux cours et donc une toute nouvelle adaptation. Et comme je suis PAS DU TOUT du genre à m’angoisser face à l’annonce de tous les devoirs à rendre pour le semestre bah j’ai légèrement paniqué.

Ouais mais voilà, il a bien fallu que je me ressaisisse et que j’avance un peu. Et c’est là que la motivation m’est revenue. Sans l’inspiration bien sûr. J’ai essayé d’écrire, preuve en est : j’ai trois brouillons d’articles inachevés qui ne seront probablement jamais publiés. Comme j’étais dans un état émotionnel plutôt instable pendant janvier je voulais écrire dessus. Le problème est que lorsqu’il s’agit de sujets personnels, qui nécessite de se livrer, j’ai beaucoup de mal. Déjà parce que je suis le genre de personne qui va plutôt écouter que se livrer pendant une conversation donc écrire sur moi et mon ressenti, comme dire… Mais aussi parce que je n’arrivais pas à expliciter ce que je ressentais. Les articles n’étaient jamais assez bien, ne décrivaient pas pleinement mon ressenti et surtout n’étaient pas assez compréhensibles.

Et c’est tout cela qui m’a empêché d’écrire. D’une part, ce manque de temps et d’autre part ce manque de confiance en mon écriture dû à un manque d’inspiration. Sauf qu’aujourd’hui je me décide enfin à publier un article, certes peu intéressant mais un article quand même. Alors pourquoi ce revirement aujourd’hui ?

Déjà en lisant plusieurs articles de différents blogs. Ça m’a rappelé combien j’aime écrire et combien ça fait du bien de se livrer à travers l’écriture. Mais surtout j’ai relativisé. On passe tous par des phases de manque d’inspiration ou de motivation. Et quand c’est pas l’une c’est l’autre ! Et pourtant on continue d’avancer même quand l’une des deux manque à l’appel. C’est comme ça, on fait avec. Et si je n’ai pas d’inspiration je n’ai qu’à la créer. Je suis convaincue qu’on provoque le bonheur par un ensemble de petites actions. Car on créé notre vie chaque jour et c’est nous seul qui pouvons décider si oui ou non aujourd’hui va être une belle journée. Donc j’ai décidé de prendre les devants et d’écrire, parce que peut-être que cela va déclencher quelque chose en moi et peut-être que je vais me sentir mieux après. Tous nous actes sont guidés en vue d’atteindre un objectif qui le plus souvent est le bonheur. Et comme je le disais précédemment : j’aime écrire. Alors pourquoi me priver de cette sensation de bien être qui accompagne la rédaction d’un article ?

Ce que j’essaie de dire par là c’est que malgré tout ce qui t’accable, c’est à toi de prendre en main ton présent, de créer ta journée et surtout de créer ton bonheur. Tu peux pas le forcer à se produire mais tu peux l’élaborer.

tumblr_okvrrhOjdW1qinh1vo1_1280.jpg

Roi des montagnes

Ladakh, mon beau Ladakh.

Après plus de trois mois je me résous enfin à t’accorder ses lignes. C’est peut-être le recul qui me permet de te dédier cet article, je ne sais pas. Perdu dans l’immensité de l’Inde, tu échappes pourtant à toute sa cacophonie, à toutes ses odeurs que je me suis tant de fois imaginées. Je m’étais préparée tu sais. Je n’allais pas en Inde pour moi, tu étais bien à part, bien distinct. Et pourtant je ne m’étais pas imaginé un seul instant que tu serais en tout point différent du reste de ton pays.

Ladakh, les mots me manquent pour te décrire aujourd’hui. J’ai l’impression d’échouer, de faillir à ma tâche. Tu m’as tant apporté et j’échoue à te rendre la pareil. Mon vocabulaire me parait si pauvre. Aucune tournure de phrase n’arrive à te rendre ta grandeur. « Il faut le voir pour le croire », je n’ai que ça en tête, le « croire » ou plutôt le « comprendre », le vivre ; placer la bonne image mentale derrière les mots. Les mots, ces mots qui par leur définition même ne permettent pas la retranscription de ce que j’ai éprouvé. Comme l’a dit Bernard Verber : « Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez en comprendre et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre ». Alors tu vois, j’ai juste l’impression de te causer du tort. Que cet article ne sera jamais assez parfait à mes yeux, qu’il ne suffira pas. Car parfois il vaut mieux se passer de mots.

Ladakh, ça va pas fort en ce moment. Tu m’avais permis de faire la paix avec moi-même, de me (re)trouver. Je n’arrive pas à savoir si tu as affirmé qui j’étais ou si tu m’as transformée à tout jamais. Car tu m’as tant appris ! Sur moi, sur les autres, sur la vie… Il est de ces endroits et de ces personnes qui te marquent à jamais. Il est de ces moments qui retournent tout ton être, qui sont gravées dans ta mémoire. Tu m’en as tant offert et je suis fière d’avoir su les saisir. Je me les repasse en boucle dans ma tête comme un vieux mantra qui réparerait les maux. Ladakh, mon roi des montagnes, j’ai tant à te dire. Au moment où j’écris ces lignes tu dois doucement t’endormir, lové dans un grand manteau blanc. Que j’aimerais être là pour t’admirer, te respirer, te sentir guérir à nouveau mon cœur, ma tête, mon âme. Ladakh, je te vois d’ici entrer en hibernation, délaissé et lassé de tes touristes et de tes guides reconvertis en vendeurs à la sauvette sur les plages indiennes bien au sud. J’entends encore les klaxons des bus TATA si mélodieux. Ils retentissent sur tes routes escarpées ! Je sens encore la poussière imprégner un peu plus mes vêtements, mes cheveux et ma peau à chaque seconde. Je vois encore les visages ridés et rieurs sur une peau tannée.

Ladakh, c’est par tous ces détails que tu m’as conquise. C’est par tes routes sinueuses à flanc de falaises, c’est par tes sommets suspendus entre ciel et terre, c’est par tes déserts de pierres aux mille-et-une couleurs. C’est par la générosité de tes habitants malgré la pauvreté évidente, c’est par ta sagesse et les situations hilarantes entre locaux et occidentaux. C’est par la folie des grandeurs de ta nature et la bienveillance d’un regard, que tu m’as eu. Ladakh, ton air montagnard vif me manque, tes couleurs indescriptibles et changeantes me manquent. Ta lumière qui caresse mes yeux, me manque. Tous tes paysages qui se muent à mesure que le soleil déverse plus ou moins doucement ses rayons, frappant la roche de tes montagnes scintillantes me manquent. Tes eaux limpides et miroitantes me manquent. C’est dur de ne plus t’admirer chaque jour.

Oh tu m’as tant appris. Je sais désormais que par la volonté, des projets peuvent se monter, que l’altruisme est la clé de tout. Que des touristes peuvent se croire aventuriers mais que n’est pas voyageur qui veut. Tu m’as appris qu’on ne cesse jamais d’apprendre. Ladakh, j’ai tant à dire sur toi. Je t’ai observé une dernière fois du hublot et quelque chose s’est effondré en moi, doucement. Quand je t’ai vu t’étirer sous moi, te réveiller avec le soleil déjà bien présent au petit matin. Quand je t’ai vu te pâmer de ces couleurs qui pendant un mois ne m’avaient pas quittées. Quand j’ai vu se déployer tes routes menant aux monastères déjà foulés par mes pieds. Oh quand j’ai vu tout cela j’ai senti au plus profond de moi qu’on m’arrachait à toi. J’ai perdu ou plutôt j’ai laissé un morceau de moi avec toi là-haut, si-haut. Je ne reviendrai pas le chercher, je ne viendrai que le retrouver.

Et même si c’est encore dur de grandir sans cette fraction de moi, je la sens qui vit avec toi. Je sens une partie de mon être qui bat avec toi et c’est la plus belle chose que je pouvais te donner contre tout ce que tu m’as apporté.

DCIM100MEDIA

Gimme shelter

Ce qui va suivre est issu d’un travail en anglais où nous devions écrire une histoire à partir d’un événement historique. Comme j’ai pris énormément de plaisir à l’écrire je vous la partage en espérant que vous apprécierez ce changement de registre ! (je m’excuse par avance des fucking mistakes that I’ve made, je suis loin d’être bilingue et encore moins écrivaine !)

Enjoy

warishell
« La guerre c’est l’enfer »

Our shoes had been in the mud for too long. We were all fillthy, thin and pale. Any doctor would say « cadaver-like » instead of « pale » but noone wanted to be compared to a deathly-looking man, especially us. But above all else we were tired. Some were sleeping while they were leaning on a wall, at least what seem to be a wall. Others could not even close their eyes without thinking about corpse, blood and mud, it was indelibly printed in their minds.

We were stuck in a little town, at least what a town could look like in time of war. After three harsh days of walk in the Vietnamese jungle, suspecting any noise, this village appears to us from nowhere. We were 125 at the beginning, but after 3 months of war we were now only 20. Some had been killed by the enemy, others by the hunger and a few took as hostages. I could not imagine what they have been threw. We had also lost a part of the troop after an ambush by the second month.

The enemy was lively, we were weak, he knew how to live in the jungle, we only knew how to survive, he was patient, we couldn’t wait to get out this bloody hell. It was horrible, above all what we could even imagine. Noone will never tell you how nerve-racking war is. The majority of our group was 20 years old. We were irate against the government, they didn’t tell us in what trap we were enlisted, they only stole our youth in order to resolve an insolvent issue. I was remembering every speach the army told us, about how it was a honor to have us in their troops, how we would bring peace back in the country. At the moment it sounded well, they told us we embodied hope, a better futur and we believed what we heard. But now, all I thought was : « Bullshit ». We were nothing, just some puppet the government used to keep up appearances. We did not give a fuck of what the world governance could think, we only tried to save our lives from the bullet of the enemy. The moment of respite were rare but when we faced one we enjoyed it as much as we could. I remembered every of them, as insignificant as they were, it was at our scale, a moment of happiness. And it was in this little town somewhere lost in the vietnamese countryside that forgot the presence of the enemy. A simple song gave us more than a simple smile. I remembered, it all began with a whistling. One of us was looking at a picture of his girlfriend, behind it was written the first words of a Rolling Stone’s song. He was always keeping this picture in his jacket. Then he started whistling the melody. The song had been released few months before our leaving and it was an indispensable work. Every one knew the lyrics or at least the tune. It was the first step of one of the most beautiful moment we had there. The moon was raising up in the asian navy-blue sky. Some stars were about to shine, they just seemed to wait the ascension of the big luminous crescent moon. It was an otherworldly sight that the nature seemed to give us. We started to embrace our deformed shadow throwned on the walls. We had made a fire to protect us from the wild animals so we were not discreet at all.

Ode à la nuit

Je suis là, sur ma terrasse, assise sur une chaise trouvée dans la grange de chez ma grand-mère, une tisane à la main. Il est vingt et une heure et pourtant je me sens débarquée comme au beau milieu de la nuit dans la ville endormie. Mais rien ne dort. Ma rue crache un flot quasi continu de voitures que seule les feux entrecoupent. Rouge, le bitume se repose. Seul le bruit des moteurs me rattache au sol. Car ce soir je n’ai d’yeux que pour le ciel. La nuit laisse scintiller deux étoiles timides en face de moi. J’en devine pourtant une dizaine malgré la lumière des réverbères, loin là-haut. D’autres sont à venir, je le sais, ce n’est qu’un début. La Lune les enveloppe de son halo blanchâtre. Trois auréoles la dessinent jusqu’à s’évaporer laissant place au ciel pareil à de l’encre. La traînée mousseuse d’un avion vient compléter cette vision. Me parvenant des toits des maisons qui correspondent à mon horion, elle sillonne le ciel, le zébrant de son foulard blanc. Pas d’étoiles filantes ni de Voie Lactée pour ce soir mais plutôt des carrés de lumières d’où jaillissent des couleurs qui se succèdent à la vitesse de l’éclairs. Les cages d’escaliers clignotent étage par étage au gré des paliers habités. Parfois j’aimerais tout éteindre, tout. Des réverbères à nos appartements, jusqu’aux feux des voitures. Juste la lune comme seule ampoule, unique source de lumière. Malgré tout j’aime cette cacophonie que m’offre la ville, j’aime ce ciel d’un bleu qui tire vers le violet à mesure qu’il flirt avec l’orange des lampadaires. Ce ciel qui, violet aux horizons, s’étire jusqu’à se pâmer de son bleu originel au zénith.

citynight
City by night