500 mots ensemble

Je suis une grande amatrice des vidéos de Solange Te Parle, vous savez, cette youtubeuse que beaucoup déteste parce qu’elle dérange ? Bref, personnellement je consomme littéralement ses vidéos, elles me font du bien. Et il y a quelques semaines elle a sorti une vidéo sur une méthode d’écriture qu’elle teste. Ça consiste tout simplement à écrire 500 mots par jours. Pourquoi ? Pour stimuler ta créativité, sortir des sentiers battus etc. Si tu es intéressé(e) je t’invite grandement à regarder la vidéo ci-dessous parce qu’elle explique le concept beaucoup mieux que moi et une vidéo est toujours plus pédagogique que des suites de mots pour cette fois-là je pense (et puis elle est tellement plus inspirante !).

Après avoir vu cette vidéo je trouvais l’idée très intéressante mais difficilement réalisable vu la charge de travail que j’avais avec la fac. Mais récemment, comme je vous le décrivais dans un précédent article, je ressens un vide immense lorsqu’il s’agit d’exercer ma créativité ou encore de sortir de ma zone de confort enchantée. Et ce n’est que très récemment que je me suis décidée à remédier à cela, en m’imposant des activités stimulantes. Ça peut aussi bien passer par la lecture d’un livre, que la quête de nouvelles musiques sur Deezer (enfin on va plutôt appeler ça une errance qu’une quête). Vous allez me dire que c’est un peu basique comme démarche et j’en suis parfaitement consciente. Mais il fallait y aller par petits pas et ces quelques actions quotidiennes m’ont en quelques sortes remise en selle !

Et (magie magie), il y a quelques jours j’ai revu une personne très importante pour moi. Cet ami est lui aussi un grand amoureux de Solange, c’est d’ailleurs lui qui me l’a fait connaître. Et lorsqu’il m’a dit qu’il faisait une cure d’écriture de 500 mots par jour pendant un mois, j’ai eu un déclic.

Alors les amis je vous annonce officiellement qu’à partir de ce mercredi 23 mars 2017, je m’engage à écrire 500 mots par jour pendant un mois. En me lançant dans ce projet, j’espère tenir cette promesse et relever ce challenge. Mais aussi me retrouver moi-même, que cela m’aide à renouveler mon style d’écriture et à réveiller mon imagination et ma créativité. Je vous tiendrais au courant de mes avancées sur Twitter. Peut-être que parfois je posterai ce que j’écris si j’estime que cela vaut le coup d’être publié. En attendant, la seule contrepartie auto infligée sera de reverser 5€ à une association de mon choix chaque jour où je n’aurai pas écris mes 500 mots.

Alors voilà le premier article d’une liste que j’espère longue. Car c’est aussi pour pallier le manque d’articles sur ce blog (que j’aime tant) que je m’engage dans ce projet. Mon seul obstacle c’est moi-même, j’ai énormément de mal à publier régulièrement alors que quand je le fais je n’ai même pas à me forcer. Paradoxal non ? J’espère donc retirer une sorte de rythme après ce mois-là et retrouver la motivation des débuts.

Voilà, j’espère que cela vous donnera des idées à vous aussi, en attendant la suite,

Chanson du cœur : Ici-bas | Georgio

Kind regards full of insecurities

Un peu de douceur

Plus je trouve un titre rapidement plus j’ai du mal à commencer l’article. J’ai trouvé ce titre en 15 secondes, je sors dès à présent les rames pour introduire mon sujet du jour…

« Si tu te sens à bout et si tu as pris des coups faut qu’t’écoutes le Stupeflip Crew. Et si la vie te saoule et si tu te sens seul faut qu’t’écoutes le Stupeflip Crew ! ». Sur ces belles paroles, Stupeflip nous propose LA solution pour lutter contre ce que j’appelle le spleen. Oui, le spleen, genre ce moment qui mêle à la fois (allez compte avec moi 🙂 du doute, de la fatigue, une grosse déprime, et une bonne dose de tristesse et qui te caractérise souvent en plein mois de novembre. Malheureusement le spleen est tenace, comme ce bon vieux rhume que tu traînes depuis 3 semaines. Personnellement j’ai pas de problèmes à écouter Stupeflip en temps normal mais je sais que ce genre de rap peut vite devenir insupportable pour certaines oreilles. C’est pourquoi je te propose de voir ensemble quelques petites solutions pour te sentir mieux et éviter de taper pour la 10ème fois dans les chips pour compenser ton manque de positive attitude (pose ce paquet tout de suite j’ai dit !).

  1. Let the good time roll

 **WARNING CLICHE**Alors oui là tu vas me dire que je me suis pas foulée mais attend un peu. Parce que même si je vais te parle de gommage, ce ne sera pas de n’importe quel gommage. Oh non ! Depuis mon périple à Avignon je détiens un petit bijou. Ma cousine m’a offert un gommage de chez Lush super ludique qui a su faire fondre mon petit cœur. Genre déjà on dirait un bout de polenta (c’est un des ingrédients en même temps…), ce qui rend le truc un peu intriguant. Et moi quand y a du mystère ça me donne envie de découvrir de quoi il en retourne. Et c’est en l’essayant que j’ai eu l’impression d’avoir découvert l’Amérique ! (toujours dans l’excès)

C’est pas une polenta qui sort d’un tube, non loin de là. C’est une polenta qui s’effrite dans les mains et se frotte sur le visage. Genre wtf qui a inventé ce système (Lush en l’occurrence) si cool à appliquer. Je vais d’abord vous donner les raisons pratiques de l’acheter :

  • Tu prends la quantité que tu veux
  • C’est Vegan : C’est quand même cool d’avoir des cosmétiques Vegan si tu n’es pas prêt à te passer de viandes toussa toussa. Au moins tu essayes d’être responsable sur un autre credo 🙂
  • C’est aussi cher qu’un gommage de grande surface alors que là c’est fait main et tu sais d’où ça vient (tous les ingrédients sont naturels) 🙂

Maintenant place aux  2 raisons qui vont définitivement vous convaincre :

  • L’odeur bordel de crotte : ça sent le pop corn (y en a dedans) et en même temps la brioche qui sort du four, tu vois le délire ? En plus l’odeur reste sur tes mains et ton visage pendant très longtemps, sans pour autant être entêtante. Et ça, à coup sûr, ça va chasser un peu ton spleen !
  • Ça gomme vachement bien mine de rien la polenta !

Je ne pousse pas au consumérisme mais si vous avez la chance d’avoir un Lush près de chez vous et une soudaine envie de vous enduire de polenta : foncez !

2. Regarder du beau

Bon j’avoue c’est super mal dit mais vous allez vite comprendre pourquoi. Quand je parle de regarder du beau, je parle de vidéos qui sont belles esthétiquement. J’ai remarqué que plus on pensait à la chose qui nous rendait triste plus on était triste. Sauf que si on s’échappe le temps de quelques minutes, notre esprit fera abstraction de notre tristesse pour se concentrer sur autre chose. Et moi je vous propose de se focaliser sur du beau parce que y a rien de mieux au monde. En plus de ne plus penser à la chose qui vous rend triste, vous en ressortirez des étoiles pleins les yeux. Alors je vous lâche deux petites vidéos qui, moi, me font juste rêver.

https://vimeo.com/108018156

Cette vidéo-là est juste extrêmement bien montée et montre, certes de manière très romancée, la beauté de la Turquie (pays que j’aimerais grandement visiter).

Âmes sensibles au froid s’abstenir pour celle-là ! Là aussi le montage est juste parfait, rien à dire. On dirait que la musique a été greffée sur les images. Et dans le même temps allez checker les autres Visual Vibes de Mr. Ben Brown parce que ça envoie des claques

RIP à mon cœur pour le plan au drone des baleines.

3. Regarder un documentaire

Oui j’avoue c’est un peu cul cul, mais tu vois l’autre jour j’en avais marre de vivre dans la tour d’ivoire que j’appelle mon imagination. Ça faisait des semaines que je ne regardais que des séries, des fictions sur Netflix, et j’ai eu un gros ras-le-bol tout simplement. Du coup je suis allée au cinéma voir Et les mistrals gagnants de Anne-Dauphine Julliand. Je pensais pleurer comme une madeleine vu que c’est à propos d’enfants gravement malades. Mais en final (bon les larmes sont montées quelques fois) le message véhiculé concerne bien plus la vie que la maladie. C’est un message d’amour, de bonheur et de force.

J’ai ensuite regardé il y a pas longtemps le documentaire diffusé sur France 3 sur Muriel Robin à la rencontre des bonobos. Alors déjà que j’adore les reportages animaliers mais quand il s’agit des singes tu m’as dans la poche. Les primates c’est mes animaux préférés donc forcément les voir dans un reportage ça met du baume au cœur. Et devine quoi ? Ça marche aussi avec tout autre documentaire.

4. Sortie entre copains !

Bon j’ai compris, c’est pas trop ton truc les documentaires. Je te conseille dons de voir tes amis. C’est vrai quoi ?! Y a rien de tel pour remonter le moral que de sortir avec tes amis. Par exemple lundi dernier je suis sortie avec des gens. Je ne connaissais qu’une personne dans le groupe. Et pourtant je me suis éclatée et j’ai rarement autant ri avec des inconnus !

Et si tu sais pas où sortir je te conseille un petit bar avec de la musique, y a toujours une bonne ambiance ! Par exemple, pour les lyonnais, allez à n’importe quel Ninkasi (no rage les non lyonnais). On est allé à celui de Croix Rousse et on a fait un Blind Test, c’était juste trop drôle !

Psst en plus en ce moment tous les lundis, dans chaque Ninkasi tu peux participer au Blind Test et la meilleure Team gagne son poid en bière après les 8 semaines de compétition et la finale à Gerland.

Si c’est pas génial ça ? 😉

5. Good vibes !

T’es toujours pas au top ? Bon bah écoute ça et danse comme si personne te regardais, je te jure ça marche.

Motivation vs inspiration

Alright alright, ça fait un bon bail que j’ai rien posté. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir écrit, ou plutôt d’avoir tenté. Non parce que la motivation était bien présente mais l’inspiration était partit se dorer la pilule aux Seychelles pendant que je me caillais les fesses à Lyon. D’ailleurs je sais même pas pourquoi j’emploie le passé parce que c’est un problème qui est toujours d’actualité. Oui mais voilà, j’aime écrire et j’ai lu que c’est en écrivant que tu t’améliores et que tu acères ton imagination. Sauf que c’est bien joli gentil de me rabâcher ça mais j’écris sur quoi si je n’ai pas d’inspiration ?

Et aujourd’hui, jour sacré et béni par les Saints : c’est les vacances. Et qui dit vacances dit j’ouvre mon esprit, je fais de la place, je libère quelques octets d’espace sur le disque dur qui me sert de cerveau, j’envoie vaquer mes cours le temps de quelques jours (bon pas totalement j’ai du taff quand même). Et ça mon ami dis toi bien que ce répit cérébral loin des théories sur les publics, loin de l’histoire des médias, loin de l’actualité du numérique et bah ça a permis à une petite ampoule de s’illuminer dans mon cerveau encombré.

Quoi de mieux que d’écrire sur mon manque d’inspiration ?

Pour commencer je vais vous planter le décor, vous dresser le contexte histoire de vous immerger parfaitement dans cette fantastique histoire (ou pas).

Alors mon dernier article remonte au 2 janvier, soit à peu près à la fin des vacances de Noël. Mais alors pourquoi n’ai-je rien publié depuis ? Non je n’étais pas entrain de perdre activement mes kilos de la période de fête (malheureusement). Au lieu de ça j’ai révisé pendant 15 jours pour réussir mes partiels et empocher mon semestre (chose faite hell yeah). Résultat je ne sortais de mon appartement que pour faire des courses et aller faire du sport. Quelle vie ! Mais ensuite il y a eu une semaine de délivrance que j’ai passé à arpenter la France. Alors non je n’ai pas non plus voyagé comme une folle. Mais je suis allée deux jours à Annecy chez un ami, puis deux jours chez ma cousine à Avignon (<3) et enfin deux jours dans le nord à Thionville voir mon insupportable frère (<3). Ce qui, vous en conviendrez, ne laisse pas beaucoup de temps pour écrire. Et comme toute bonne chose a une fin, il a fallu reprendre la fac (oui pasque un semestre en soi ça n’a pas de valeur si tu ne valides pas celui qui fait la paire) avec un tout nouvel emploi du temps, de tous nouveaux cours et donc une toute nouvelle adaptation. Et comme je suis PAS DU TOUT du genre à m’angoisser face à l’annonce de tous les devoirs à rendre pour le semestre bah j’ai légèrement paniqué.

Ouais mais voilà, il a bien fallu que je me ressaisisse et que j’avance un peu. Et c’est là que la motivation m’est revenue. Sans l’inspiration bien sûr. J’ai essayé d’écrire, preuve en est : j’ai trois brouillons d’articles inachevés qui ne seront probablement jamais publiés. Comme j’étais dans un état émotionnel plutôt instable pendant janvier je voulais écrire dessus. Le problème est que lorsqu’il s’agit de sujets personnels, qui nécessite de se livrer, j’ai beaucoup de mal. Déjà parce que je suis le genre de personne qui va plutôt écouter que se livrer pendant une conversation donc écrire sur moi et mon ressenti, comme dire… Mais aussi parce que je n’arrivais pas à expliciter ce que je ressentais. Les articles n’étaient jamais assez bien, ne décrivaient pas pleinement mon ressenti et surtout n’étaient pas assez compréhensibles.

Et c’est tout cela qui m’a empêché d’écrire. D’une part, ce manque de temps et d’autre part ce manque de confiance en mon écriture dû à un manque d’inspiration. Sauf qu’aujourd’hui je me décide enfin à publier un article, certes peu intéressant mais un article quand même. Alors pourquoi ce revirement aujourd’hui ?

Déjà en lisant plusieurs articles de différents blogs. Ça m’a rappelé combien j’aime écrire et combien ça fait du bien de se livrer à travers l’écriture. Mais surtout j’ai relativisé. On passe tous par des phases de manque d’inspiration ou de motivation. Et quand c’est pas l’une c’est l’autre ! Et pourtant on continue d’avancer même quand l’une des deux manque à l’appel. C’est comme ça, on fait avec. Et si je n’ai pas d’inspiration je n’ai qu’à la créer. Je suis convaincue qu’on provoque le bonheur par un ensemble de petites actions. Car on créé notre vie chaque jour et c’est nous seul qui pouvons décider si oui ou non aujourd’hui va être une belle journée. Donc j’ai décidé de prendre les devants et d’écrire, parce que peut-être que cela va déclencher quelque chose en moi et peut-être que je vais me sentir mieux après. Tous nous actes sont guidés en vue d’atteindre un objectif qui le plus souvent est le bonheur. Et comme je le disais précédemment : j’aime écrire. Alors pourquoi me priver de cette sensation de bien être qui accompagne la rédaction d’un article ?

Ce que j’essaie de dire par là c’est que malgré tout ce qui t’accable, c’est à toi de prendre en main ton présent, de créer ta journée et surtout de créer ton bonheur. Tu peux pas le forcer à se produire mais tu peux l’élaborer.

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Consomma(c)tion

Bonjour bonjour  ! (ou bonsoir bonsoir)

Je reviens pour un article assez spécial. A vrai dire le concept est déjà bien usé j’imagine mais j’avais quand même envie d’écrire là-dessus. En ce début d’année je me dis que c’est le moment des bilans, des regrets et des résolutions ! C’est pourquoi je vous retrouve pour faire la propagande d’un mode de vie plus : simple, ludique, responsable, écologique et participatif. Vous allez me dire que c’est bien beau ce que je décris-là mais que vous savez toujours pas le thème de l’article !

Mes cher(e)s lecteurs(-rices), c’est bien simple, je vais vous décrire quelques manières de prendre soin de vous en revenant à du naturel. On va donc parler cosmétiques et soins simplissimes au possible et pas trop coûteux non plus histoire de pas se ruiner encore plus que d’habitude. D’ailleurs certains -la plupart même- vont vous faire vachement économiser sur la longue.

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Avec ces techniques tu vas faire des envieux

Disclaimer : je ne suis pas dermatologue, allergologue ni radine. On parle ici d’alternatives naturelles face à des industrielles  🙂

1. Gommage corporel naturel

Au lieu de vous acheter des gommages tout fait qui puent les parfums chimiques et qui ont des grains pas franchement folichons (avouez ça gomme jamais comme on voudrait), vous pouvez vous préparer vous même votre gommage corporel.

Oui oui même toi qui n’est pas doué de tes mains ! Tu auras seulement besoin :

  • 1 bocal : celui du pot de moutarde ou de Nutella, une seconde vie c’est pas plus mal.
  • huile végétale : l’huile d’olive fait l’affaire mais c’est quand même assez cher, donc pour votre confort olfactif et financier privilégiez de l’huile de coco (forme solide puis liquide une fois chauffée).
  • marc de café : les grains sont le parfait compromis entre douceur et gratte-gratte (qui a dit que j’avais du vocabulaire ?)

Il suffit juste de faire chauffer l’huile de coco pour avoir une vrai idée de son volume et d’adapter la quantité de marc de café. Au plus pour avoir un gommage décapant, au moins pour les plus douillets. Tu mélanges et tu fourres tout dans ton bocal. La coco va se solidifier quand elle aura refroidie. Et une fois sous la douche après t’être lavé, la peau encore humide, tu te gommes le corps.

Résultat ? Une peau toute douce, exfoliée et nourrit qui sent bon.

Autre technique (c’est cadeau) : Tu t’achètes un gant de crin et du savon noir. Le savon noir est on ne peut plus naturel et exfolie à mort la peau (en plus ça sent trop bon !). Par contre il faut savoir que le savon noir (ça rime dit donc) est importé du Maroc donc niveau écolo c’est zéro !

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2. BB crème homemade

Celle-ci c’est principalement pour les personnes de sexe féminin, sorry not sorry guys ! Les filles, si je vous dis qu’il est possible de se fabriquer sa propre BB Crème vous me croyez ? Et en plus même plus besoin de savoir si elle rend la peau grasse ou si elle la dessèche… blablabla. Non tout ça c’est fini grâce à un pigment libre que tu peux rajouter directement à ta crème. Si c’est pas beautiful ça ?

Je m’explique, en gros je n’ai jamais mis de fond de teint ou de BB/CC crème pour la simple raison que j’ai la flemme de me tartiner la tronche avec ça le matin et que j’ai pas envie d’infliger ça à ma peau. Mais il m’arrive d’être pâle comme un linge, d’avoir des rougeurs sur les joues, des petits boutons etc. Bref j’ai 19 ans quoi. Du coup j’ai trouvé une petite solution pas piquée des hannetons ! Je suis allée faire un tour chez Aromazone, aka ma vie aka un géant de l’industrie de produits naturels (style HV, eau florale, HE etc.) et j’ai trouvé un pigment que tu peux délicatement et méticuleusement rajouter à ta crème pour la pimper un peu et te fabriquer ta BB crème parfaitement adaptée.

Evidemment cela ne fait pas office de plâtre ni de mastodonte de la couvrance, c’est juste-là pour colorer un peu ta peau blafarde à ta convenance. Je ne mets pas de lien ni de photo à disposition, je pense que tu es assez grande pour aller chercher et qui sait trouver autre chose que sur Aromazone ! (je n’ai testé que leur pigment).

WARNING : teste le mélange au creux de ton coude pour savoir si tu es allergique ou pas avant de l’utiliser.

3. Teinture au henné

T’en as marre de tes cheveux sans reflets mais tu n’as pas envie de calciner tes cheveux avec des produits chimiques ? Peut être que le henné pourra t’aider.

Je m’explique, j’ai déjà tester des « teintures » au henné. Je mets teinture entre guillemets car je n’ai pas voulu changer de couleur de cheveux mais juste rehausser certains reflets déjà présents. Encore une fois avec un henné (Châtain miellé : ouais j’ai de reflets roux no comment) de chez Aromazone (c’est ma Bible je vous dis !), j’ai pu observer les changements escomptés.

Il faut savoir que le henné est une teinture naturelle, c’est un pigment. Il ne permet donc pas -en cas de raté- d’appliquer une coloration par dessus car celle-ci ne tiendra tout simplement pas ! C’est pourquoi il faut prendre quelques précautions avant. Je vous conseille d’y aller petit à petit si vous n’avez jamais pratiqué cette technique histoire de pas finir avec les cheveux verts. C’est à dire de procéder à de courts temps de repos. Plus ce dernier est long plus la coloration va avoir lieu. Personnellement je laisse pauser 20/30 minutes maximum car je ne veux qu’accentuer mes reflets. Je vous recommande de lire les conseils d’utilisation de votre produit en fonction de sa marque et aussi en fonction des antécédents de vos cheveux.

Faites attention à ne pas en laisser sécher sur votre peau car cela va la marquer ! (pour quelques jours rien de méchant)

Pour se documenter c’est par là :

http://www.aroma-zone.com/tous-nos-produits/extraits-naturels/autres-extraits-naturels/colorations-et-shampooings-vegetaux.html?limit=all&q=home+tient+pour+ta+soeur

3. Soins du visage

Il y a 1 an et demi environ j’étais tombée sur une vidéo YouTube qui présentait les bienfaits de Layering, une technique de beauté japonaise en 6 étapes. Je l’ai mise en pratique avec des produits les plus naturels possibles car c’est ce qui convient à ma philosophie de vie.

  • Démaquillage avec un corps gras : huile de coco toujours au top mais parfois j’utilise mon gant de démaquillage (à bas le coton et le démaquillant qui polluent !).
  • Nettoyage matin et soir : j’utilise du savon et une éponge konjac (SUPER pour affiner le grain de la peau en douceur)
  • La lotion : de hydrolat de bleuet pour calmer la peau (idéal pour apaiser les allergies au pollen pour tes petits yeux boursouflés qui veulent sortir de leurs orbites)
  • Le sérum : de la bave d’escargot (ouais c’est pas très glam mais c’est très utile) ou une huile pas trop grasse avec du gel d’aloe vera
  • Le contour des yeux : c’est cher j’avoue, j’en ai acheté en Inde cet été de la marque Himalaya, je l’ai payé 3 euros alors qu’il est à 11,90 sur leur site web (vive les prix asiatique). A mettre matin et soir.
  • La crème hydratante : de votre choix, matin et soir.

J’ai vu pas mal de changements sur ma peau, j’ai eu moins de boutons (ça ne les éradique pas non plus), la peau plus nourrit etc.

Pour se documenter sur le Layering c’est par là :

http://www.onabiodire.com/rituel-de-soin-visage-devriez-connaitre-pratiquer-layering/

Je vous laisse faire vos recherches et qui sait changer de routine ! Bonne année les loulous 🎉

Des bisous 💕

Playlist de la patate 🎉

Ok, écoute moi bien. On est officiellement en décembre ce qui signifie 3 choses :

  • Tu vas pouvoir enfin bouffer les chocolats de ton calendrier de l’avent que ta maman t’as achetée avec amour.
  • Tu vas rencontrer des membres insoupçonnés de ta famille pendant les fêtes
  • Tu vas pouvoir t’empiffrer en toute impunité morale (et ça c’est cool)
  • (bis) Cette liste tourne quand même beaucoup autour de la bouffe vous trouvez pas ?

Mais ce que tu ne réalises pas encore c’est que c’est un moment de bonheur intense le mois de décembre. Même si tu galères encore avec l’administration de la fac, que tu rencontres de (LÉGERS) problèmes sur un dossier pasque tu t’es mis avec des branleurs, que tu rattrapes des cours jusqu’au 22 décembre etc. Tout va bien car tout ça est bientôt ter-mi-né ! (pour recommencer dans quelques semaines). Oui oui, qui dit décembre dit fin du semestre (évite de penser aux partiels en janvier, tu vas niquer l’ambiance).

Comment ça t’as pas le moral ? Oui je sais bien, il fait un peu froid pour s’ambiancer. C’est cousi-cousa, un coup ça va, un coup tu veux pas sortir de ton lit si douillet. Tata a le remède pour toi ! Et après ça je suis sûre que ça va aller mieux. Voilà ce que je te propose, écoute ce que je t’ai concocté et si vraiment tu l’sens pas prend du magnésium, faudrait pas déconner.

1. The Kinks – All Day and All of the Night

Alors si ça, ça te chauffe pas un peu ?! Allez sors de ton lit, je t’en supplie ! Comment ça c’est un peu vieillot ? J’ai jamais dit que j’allais te sortir du son so 2016. Bon d’accord, je vais faire un effort pour la prochaine.

2. Indochine – 3ème sexe

Non je déconne, t’as vraiment cru qu’on allait sauter les étapes comme ça ? Allez remue-toi sur celle-là, je t’assure c’est pas has-been ! Comment peut-on résister à un groove pareil ? (rappel : plus jamais dire groove). Par contre les coupes mulets c’est no-way, je préfère le préciser au cas où certains d’entre-vous seraient tentés.

3. The Sonics – Have love will travel

Alors là aucune excuse ! Je veux que tout l’monde bouge ses fesses, qu’les fe… Ah non oubliez vous savez quoi. Faites ce qui vous chante tant que vous êtes entrain d’hurler seul(e) dans votre 20m² loi Carrez. Si vous tapez juste du pied vous êtes sur la bonne voie. No stress

4. Fleur East – Sax

Cette musique c’est un peu comme si tu mangeais un bonbon avec de la poudre acidulé dedans. Mais si tu vois desquels je parle ! Ceux qui ont une enveloppe style un ostie mais en fait c’est la mort à l’intérieur. Tellement la mort que tu verses une larmichette. Même le clip il est acide.

5. Naâman Ft. Cutty Ranks – Rebel for Life

On finit par une musique qui, je suis sûre, vous enivrera de son flow ou au moins vous fera rebondir sur les soucis. Elle peut faire office de « remonte moral », de « bonheur imminent » et bien évidemment de « Fichtre ! Que cette chanson me donne un coup de fouet ! On dirait mon café de 7h30 ». Si après ça t’es pas sur ton nuage pour la journée, franchement je saurai plus quoi faire de toi.

Voilà voilà c’était une petite playlist, j’espère de tout cœur qu’avec ça vous êtes parés pour passer le meilleur mois de décembre de votre vie et tous le reste de l’hiver !

PS : Et comme je suis quelqu’un de gentil et que c’est mon heure de bonté, je vous en glisse une petite 6ème.

6. The Jackson Five – Can You Feel It

PPS : En vrai te gave pas trop de chocolats après tu vas faire une crise de foie… Et n’oublie pas de mâcher les huîtres. Simple conseil d’ami.

À la Une

Roi des montagnes

Ladakh, mon beau Ladakh.

Après plus de trois mois je me résous enfin à t’accorder ses lignes. C’est peut-être le recul qui me permet de te dédier cet article, je ne sais pas. Perdu dans l’immensité de l’Inde, tu échappes pourtant à toute sa cacophonie, à toutes ses odeurs que je me suis tant de fois imaginées. Je m’étais préparée tu sais. Je n’allais pas en Inde pour moi, tu étais bien à part, bien distinct. Et pourtant je ne m’étais pas imaginé un seul instant que tu serais en tout point différent du reste de ton pays.

Ladakh, les mots me manquent pour te décrire aujourd’hui. J’ai l’impression d’échouer, de faillir à ma tâche. Tu m’as tant apporté et j’échoue à te rendre la pareil. Mon vocabulaire me parait si pauvre. Aucune tournure de phrase n’arrive à te rendre ta grandeur. « Il faut le voir pour le croire », je n’ai que ça en tête, le « croire » ou plutôt le « comprendre », le vivre ; placer la bonne image mentale derrière les mots. Les mots, ces mots qui par leur définition même ne permettent pas la retranscription de ce que j’ai éprouvé. Comme l’a dit Bernard Verber : « Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez en comprendre et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre ». Alors tu vois, j’ai juste l’impression de te causer du tort. Que cet article ne sera jamais assez parfait à mes yeux, qu’il ne suffira pas. Car parfois il vaut mieux se passer de mots.

Ladakh, ça va pas fort en ce moment. Tu m’avais permis de faire la paix avec moi-même, de me (re)trouver. Je n’arrive pas à savoir si tu as affirmé qui j’étais ou si tu m’as transformée à tout jamais. Car tu m’as tant appris ! Sur moi, sur les autres, sur la vie… Il est de ces endroits et de ces personnes qui te marquent à jamais. Il est de ces moments qui retournent tout ton être, qui sont gravés dans ta mémoire. Tu m’en as tant offert et je suis fière d’avoir su les saisir. Je me les repasse en boucle dans ma tête comme un vieux mantra qui réparerait les maux. Ladakh, mon roi des montagnes, j’ai tant à te dire. Au moment où j’écris ces lignes tu dois doucement t’endormir, lové dans un grand manteau blanc. Que j’aimerais être là pour t’admirer, te respirer, te sentir guérir à nouveau mon cœur, ma tête, mon âme. Ladakh, je te vois d’ici entrer en hibernation, délaissé et lassé de tes touristes et de tes guides reconvertis en vendeurs à la sauvette sur les plages indiennes bien au sud. J’entends encore les klaxons des bus TATA si mélodieux. Ils retentissent sur tes routes escarpées ! Je sens encore la poussière imprégner un peu plus mes vêtements, mes cheveux et ma peau à chaque seconde. Je vois encore les visages rieurs et ridés sur une peau tannée.

Ladakh, c’est par tous ces détails que tu m’as conquise. C’est par tes routes sinueuses à flanc de falaises, c’est par tes sommets suspendus entre ciel et terre, c’est par tes déserts de pierres aux mille-et-une couleurs. C’est par la générosité de tes habitants malgré la pauvreté évidente, c’est par ta sagesse et les situations hilarantes entre locaux et occidentaux. C’est par la folie des grandeurs de ta nature et la bienveillance d’un regard, que tu m’as eu. Ladakh, ton air montagnard vif me manque, tes couleurs indescriptibles et changeantes me manquent. Ta lumière qui caresse mes yeux, me manque. Tous tes paysages qui se muent à mesure que le soleil déverse plus ou moins doucement ses rayons, frappant la roche de tes montagnes scintillantes, me manquent. Tes eaux limpides et miroitantes me manquent. C’est dur de ne plus t’admirer chaque jour.

Oh tu m’as tant appris. Je sais désormais que par la volonté, des projets peuvent se monter, que l’altruisme est la clé de tout. Que des touristes peuvent se croire aventuriers mais que n’est pas voyageur qui veut. Tu m’as appris qu’on ne cesse jamais d’apprendre. Ladakh, j’ai tant à dire sur toi. Je t’ai observé une dernière fois du hublot et quelque chose s’est effondré en moi, doucement. Quand je t’ai vu t’étirer sous moi, te réveiller avec le soleil déjà bien présent au petit matin. Quand je t’ai vu te pâmer de ces couleurs qui pendant un mois ne m’avaient pas quittées. Quand j’ai vu se déployer tes routes menant aux monastères déjà foulés par mes pieds. Oh quand j’ai vu tout cela j’ai senti au plus profond de moi qu’on m’arrachait à toi. J’ai perdu ou plutôt j’ai laissé un morceau de moi avec toi là-haut, si-haut. Je ne reviendrai pas le chercher, je ne viendrai que le retrouver.

Et même si c’est encore dur de grandir sans cette fraction de moi, je la sens qui vit avec toi. Je sens une partie de mon être qui bat avec toi et c’est la plus belle chose que je pouvais te donner contre tout ce que tu m’as apporté.

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Ces livres qui m’ont fait vivre

Parfois il suffit d’un simple livre pour te faire vibrer. Ce genre de livre qui te font oublier que tu ne fais pas partie de l’histoire, qu’elle ne t’est pas arrivée, que ce n’est qu’une fiction et qu’au fond ce que tu ressens n’est dû qu’à une mise en scène. Personnellement après la lecture de ce genre de livre je me sens seule, vidée de toute envie. Comme si je faisais le deuil d’un souvenir, d’un épisode de ma vie qui dorénavant appartient au passé. Un livre qui te fait vivre c’est avant tout quelque chose dans lequel tu te reconnais, dans lequel tu te réfugies, un échappatoire. C’est comme rentrer en apnée des premiers mots jusqu’aux derniers. Des mots qui soignent tes maux. On peut trouver refuge dans ce que le veux, dans ce que l’on cherche. Moi ma sous-pape de sécurité c’est le plus souvent la musique, je me noie dedans jusqu’à y perdre pied parfois. Et pourtant à chaque tournant de ma vie il y a eu un livre, à chaque moment noir où j’aurai aimé « faire taire le vacarme de mes idées noires » (FAUVE) ma béquille a été un livre. C’est pas tous les jours qu’on croise des livres qui laisse une telle emprunte sur ton âme, pour ma part je les compte sur les cinq doigts de ma main (non pas que je sois manchot).

A chaque livre son humeur. Je vais vous en présenter cinq totalement différents. Vous n’aurez que l’embarras du choix (YOUPIII) pour trouver l’épaule sur laquelle vous appuyer.

1. Les âmes vagabondes – Stephenie Meyer

Je commence évidemment par le plus connu (sûrement le plus commercial aussi) de façon à garder un peu de suspense pour la suite. Vous avez sûrement vu son adaptation au cinéma qui ne mérite pas que je m’y attarde… Enfin si je vais quand même en dire DEUX MOTS ! C’est un scandale tellement elle décrédibilise le livre. Voilà c’est tout que j’avais à dire merci de m’avoir lu A+ dans l’bus.

Non concrètement, ce livre est magique. Honnêtement, si vous cherchez à vous évader le temps de X PAGES, à rentrer dans un univers qui n’obéit pas aux lois humaines, vous avez fait le bon choix ! En gros ça se passe dans un futur plus ou moins proche dans lequel des extraterrestres (des petites larves fluorescentes) s’emparent des corps humains et tentent d’éradiquer toute humanité. Autant vous le dire tout de suite j’ai lu ce livre quand j’avais 10 ans probablement, soit il y a 8 ans. A l’heure actuelle les livres de science fiction c’est plus trop mon truc mais quand j’étais plus jeune c’était un bon moyen de mettre à profit mon imagination. Surtout que ce livre excelle dans les descriptions ; l’auteure a trouvé le juste milieu entre fournir des détails et s’en abstenir au bon moment, nous laissant le plaisir de nous imaginer l’ensemble. Je vous recommande vivement ce livre si vous avez envie de faire une pause avec la réalité, de vous plonger dans un autre monde. Entre suspense, histoire d’amour, d’amitié, tensions et guerre Stephenie Meyer nous offre un livre surprenant et bien plus mûr que Twilight (ce n’est que mon avis). Plus mûr car le sujet révèle les enjeux éthiques posés par la science de nos jours. Où se situe la frontière entre le bien et le mal ? Comment trouver le juste milieu ? Ce livre nous invite à nous questionner sur le monde dans lequel on souhaite vivre, sur ce que l’on veut privilégier.

Le petit coup de ♥ : Le rapport avec la nature mis en avant dans ce livre (descriptions qui font chavirer le cœur et l’esprit) et le récit des différents mondes qui existent par Vagabonde.

2. Lettre à mon ravisseur – Lucy Christopher

Livre publié par Gallimard dans la collection Scripto ce qui en dit en long. En effet, la plupart des livres que j’ai lu pendant ma (pré-)adolescence étaient des Scripto. C’est une collection qui répertorie des livres jeunesse dont les sujets sont pas les plus roses on va dire ! En fait, ils traitent de sujets assez graves ou importants et permettent de sensibiliser le jeune public à certains dangers, certaines situations contemporaines… Du moins c’est comme ça que je l’analyse. ANYWAY. J’ai lu ce livre quand je devais avoir 13 ans la première fois, peut être 14 je sais plus trop. En tout les cas il m’a énormément marqué, je l’ai relu il y a quelques années et il m’a fait le même effet (soit pleurer comme une madeleine après l’avoir terminé et vivre pendant 1 semaine avec un voile de tristesse autour du cœur et de l’esprit). En voici la couverture.

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Ce livre retrace l’histoire d’une jeune fille kidnappée et séquestrée dans le bush australien. Là encore les descriptions de paysages sont plus qu’évocatrices ! A elles seules elles peuvent te happer et te faire rêver pendant des années. Je signale quand même que depuis je prévois d’aller faire un trek dans le désert austère australien peuplé de bêtes peu sympathiques en tout genre ! Les paysages dépeints m’obsèdent et l’image que je m’en suis fait m’enveloppe comme une douce couverture dès que j’y pense. Malgré l’histoire sordide on finit par s’attacher au kidnappeur et c’est le point clé de ce livre. Au delà de traiter d’un kidnapping, il évoque le sujet bien plus complexe du syndrome de Stockholm. Vous ne savez pas ce que s’est ? C’est tout simplement un phénomène psychologique qui peut frapper certains otages après une longue période de détention leur faisant éprouver une empathie ou sympathie pour leur ravisseur.

Dès les premiers mots l’auteure nous harponne, j’ai directement accroché avec son style d’écriture, le déroulement des phrases, la musicalité de celles-ci quand elles faisaient écho dans ma tête. Ce livre recèle une vraie richesse, il invite à s’interroger sur les interactions et les liens qui unissent des personnes, sur notre rapport à la nature et évidemment sur ce qui est légitime ou pas.

Le coup de ♥ : La scène de peinture dans l’atelier sur le bush.

3. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

J’ai lu ce livre pendant l’été 2013 alors que j’étais au Vietnam et je me rappelle parfaitement avoir été bouleversée après en avoir terminée la lecture. Le fait que l’histoire soit racontée par une enfant, Scout la fille d’un avocat, nous aide à nous plonger dans le roman. Sous couvert de raconter les jeux des enfants et de narrer un procès sur une affaire douteuse, ce livre témoigne avant tout du racisme ambiant dans les années 30 pendant la Grand Dépression aux Etats-Unis. Entre corruption du système judiciaire, xénophobie et innocence de l’enfance, cette oeuvre retrace la complexité de la vie et des décisions pour chacun des protagonistes. Étudié dans bon nombre d’écoles américaines en tant que roman d’apprentissage, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur a reçu le prix Pulitzer en 61 juste un an après sa sortie. En plus de nous renseigner sociologiquement sur l’Amérique des années 30, c’est aussi un très bon roman pour comprendre la complexité de la psychologie humaine. Et en plus il en ont fait une adaptation ! Plus d’excuses !

Le coup de ♥ : Le personnage de Scout et de Boo.

4. Sauvage par nature – Sarah Marquis

Récit « autobiographie » de l’aventurière suisse Sarah Marquis sur son (TRES) long périple de la Sibérie à l’Australie, le tout à pied (ça t’en bouche un coin non ?). En tant que grande rêveuse et personne qui voue un amour infini aux voyages je ne pouvais qu’aimer ce livre. Déjà le principe m’a directement attirée : récit de VOYAGE, fait par une voyageuSE seule, le tout en ASIE et à PIED. C’est bien simple tous les ingrédients sont réunis pour en faire une pépite. Déjà elle se lance un sacré défi pasque ça fait une trotte de traverser l’Asie jusqu’à l’Australie à pied. Qui plus est seule… Je lui tire ma révérence et j’aimerai devenir comme elle plus tard. Réussir à voyager seule en tant que femme en Asie et à pied, je vous garantis que c’est pas une mince affaire (faut que je me calme avec les expressions toutes pourries) ! Qui plus est son trek se passe en Asie qui est, je peux le dire, le continent qui me fait le plus de l’œil (OK j’arrête promis !). J’ai eu la chance d’y aller deux fois. Et même si c’était des cultures et des pays totalement différents, il y a quelque chose en Asie qui nous fait nous sentir chez soi. Alors forcément j’étais particulièrement touchée de découvrir à mesure du livre d’autres contrées asiatiques où je rêve de mettre les pieds depuis (encore plus qu’avant). J’ai prêté ce bouquin à une amie très chère à moi, qui va partir en Mongolie et elle m’a dit que c’était vraiment un livre à lire (d’ailleurs rend le moi la prochaine fois mdr). Et ce livre ne pouvait que me plaire vu que son voyage se termine (SPOIL) dans le bush australien ;).

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C’est beaaaaau !!!

Le coup de ♥ : Le recul qu’elle a sur certains événements plus ou moins dangereux qu’elle a rencontrés et la connaissance des différents milieux et terrains où elle va marcher.

5. Martin Eden – Jack London

Comment pouvais-je ne pas parler de ce roman ? Comment ? Je vous avoue direct, j’ai eu envie de le lire grâce à la chanson Martin Eden de Nekfeu et le moins que je puisse dire c’est que je n’en suis pas déçue. Donc merci Nekfeu et surtout merci Jack London ! J’ai rarement lu un livre aussi aboutit, beau, emprunt de réalité et de poésie. J’ai été surprise par l’écriture de London qui m’a profondément touchée et bercée tellement les mots avaient une belle résonance, musicalité et aussi car certains passages étaient si philosophiques. Je me suis reconnu dans la manière de penser de martin et en même temps je n’étais pas d’accord avec lui. Et c’est cette ambivalence qui m’a fait me sentir proche de London ; car ce livre est décrit comme son chef d’oeuvre, celui dont le protagoniste contient le plus de similitudes avec l’auteur et aussi celui qu’il a toujours refusé de considérer comme son « autobiographie ». Evidemment qu’ils ont des points communs, on s’en rend compte de plus en plus au fil du roman et grâce à la préface (très réussie d’ailleurs ! ). Cependant London se distingue de Eden par sa foi en l’humanité. Et c’est pourquoi je me sens plus proche de London que de Martin Eden. Néanmoins ce roman est un chef d’oeuvre. Je sais j’emploie ce mot pour pas mal de choses au final. Mais croyez-moi, je mise tout sur ce livre. J’ai déjà hâte de me relire alors que je l’ai lu cet été !

Les coups de ♥ : La description de Ruth faite par Russ Brissenden avec tant de clairvoyance. La dernière phrase du roman qui me fera vibrer à vie.

Bon j’espère vous avoir convaincue de lire un de ces ouvrages, quant à moi je file voir un spectacle de danse ! Ce soir c’est Bouba Landrille Tchouda avec son spectacle Boomerang.

Gimme shelter

Ce qui va suivre est issu d’un travail en anglais où nous devions écrire une histoire à partir d’un événement historique. Comme j’ai pris énormément de plaisir à l’écrire je vous la partage en espérant que vous apprécierez ce changement de registre ! (je m’excuse par avance des fucking mistakes that I’ve made, je suis loin d’être bilingue et encore moins écrivaine !)

Enjoy

warishell
« La guerre c’est l’enfer »

Our shoes had been in the mud for too long. We were all fillthy, thin and pale. Any doctor would say « cadaver-like » instead of « pale » but noone wanted to be compared to a deathly-looking man, especially us. But above all else we were tired. Some were sleeping while they were leaning on a wall, at least what seem to be a wall. Others could not even close their eyes without thinking about corpse, blood and mud, it was indelibly printed in their minds.

We were stuck in a little town, at least what a town could look like in time of war. After three harsh days of walk in the Vietnamese jungle, suspecting any noise, this village appears to us from nowhere. We were 125 at the beginning, but after 3 months of war we were now only 20. Some had been killed by the enemy, others by the hunger and a few took as hostages. I could not imagine what they have been threw. We had also lost a part of the troop after an ambush by the second month.

The enemy was lively, we were weak, he knew how to live in the jungle, we only knew how to survive, he was patient, we couldn’t wait to get out this bloody hell. It was horrible, above all what we could even imagine. Noone will never tell you how nerve-racking war is. The majority of our group was 20 years old. We were irate against the government, they didn’t tell us in what trap we were enlisted, they only stole our youth in order to resolve an insolvent issue. I was remembering every speach the army told us, about how it was a honor to have us in their troops, how we would bring peace back in the country. At the moment it sounded well, they told us we embodied hope, a better futur and we believed what we heard. But now, all I thought was : « Bullshit ». We were nothing, just some puppet the government used to keep up appearances. We did not give a fuck of what the world governance could think, we only tried to save our lives from the bullet of the enemy. The moment of respite were rare but when we faced one we enjoyed it as much as we could. I remembered every of them, as insignificant as they were, it was at our scale, a moment of happiness. And it was in this little town somewhere lost in the vietnamese countryside that forgot the presence of the enemy. A simple song gave us more than a simple smile. I remembered, it all began with a whistling. One of us was looking at a picture of his girlfriend, behind it was written the first words of a Rolling Stone’s song. He was always keeping this picture in his jacket. Then he started whistling the melody. The song had been released few months before our leaving and it was an indispensable work. Every one knew the lyrics or at least the tune. It was the first step of one of the most beautiful moment we had there. The moon was raising up in the asian navy-blue sky. Some stars were about to shine, they just seemed to wait the ascension of the big luminous crescent moon. It was an otherworldly sight that the nature seemed to give us. We started to embrace our deformed shadow throwned on the walls. We had made a fire to protect us from the wild animals so we were not discreet at all.

Ode à la nuit

Je suis là, sur ma terrasse, assise sur une chaise trouvée dans la grange de chez ma grand-mère, une tisane à la main. Il est vingt et une heure et pourtant je me sens débarquée comme au beau milieu de la nuit dans la ville endormie. Mais rien ne dort. Ma rue crache un flot quasi continu de voitures que seule les feux entrecoupent. Rouge, le bitume se repose. Seul le bruit des moteurs me rattache au sol. Car ce soir je n’ai d’yeux que pour le ciel. La nuit laisse scintiller deux étoiles timides en face de moi. J’en devine pourtant une dizaine malgré la lumière des réverbères, loin là-haut. D’autres sont à venir, je le sais, ce n’est qu’un début. La Lune les enveloppe de son halo blanchâtre. Trois auréoles la dessinent jusqu’à s’évaporer laissant place au ciel pareil à de l’encre. La traînée mousseuse d’un avion vient compléter cette vision. Me parvenant des toits des maisons qui correspondent à mon horion, elle sillonne le ciel, le zébrant de son foulard blanc. Pas d’étoiles filantes ni de Voie Lactée pour ce soir mais plutôt des carrés de lumières d’où jaillissent des couleurs qui se succèdent à la vitesse de l’éclairs. Les cages d’escaliers clignotent étage par étage au gré des paliers habités. Parfois j’aimerais tout éteindre, tout. Des réverbères à nos appartements, jusqu’aux feux des voitures. Juste la lune comme seule ampoule, unique source de lumière. Malgré tout j’aime cette cacophonie que m’offre la ville, j’aime ce ciel d’un bleu qui tire vers le violet à mesure qu’il flirt avec l’orange des lampadaires. Ce ciel qui, violet aux horizons, s’étire jusqu’à se pâmer de son bleu originel au zénith.

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City by night

Silence ça tourne !

Non non je n’ai pas joué dans un film je vous arrête tout de suite, je reviens juste avec un article sur mes films préférés (c’est tout de suite moins intéressant hein). J’avoue que ce titre est un peu trop accrocheur pour ce qui va suivre… mais je trouvais que « Films que j’aime » ce n’était pas la folie non plus.

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Toujours motivés ?

 

Pour ceux qui sont déterminés à lire ces lignes, j’espère vous donner des idées en cas d’ennui soudain. Dernière chose avant qu’on se jette dans le bain, ce n’est que mes goûts personnels et en aucun cas je suis critique de cinéma.

C’est parti mon kiki !

  • The Grand Budapest Hotel réalisé par Wes Anderson. Comment ne pas en parler ? C’est l’histoire d’un jeune lobby boy engagé dans un prestigieux hôtel tenu pas Gustave H dans un pays tout droit sorti de l’imagination de Wes Anderson pendant l’entre-deux guerres. Le film est en un mot loufoque. Si vous connaissez un peu la filmographie de Wes Anderson vous avez sûrement remarqué son amour prononcé pour les couleurs, les décors irrationnels, les personnages à fortes personnalité, stéréotypés et excessifs. Je sais que ce genre de cinéma ne plaît pas à tout le monde mais personnalité j’adore le second degré avec lequel le film est abordé. Même dans les moments censés être tragiques il y aura toujours une pointe d’humour. C’est un peu comme le théâtre de l’absurde appliqué au cinéma. Et c’est exactement pour ça que j’adore ce film (et presque tous les films du même réalisateur). L’humour est absurde, ironique à souhait et poussé bien plus qu’au second degré. Il y a diverses interprétations, de nouveaux détails et références qui nous apparaissent comme par magie à chaque visionnage. The Grand Budapest Hotel c’est aussi un univers féerique qui te laisse dans un état second à la fin du film. A la fois ravie d’avoir pu t’évader pendant 1h40 et désemparée de quitter ce monde fantastique qui t’a réconcilié toi et ton imagination d’enfant. Dans ce film, c’est comme si Anderson nous invitait à pénétrer dans un monde fabuleux dont on devine les extravagances irrationnelles mais dans lequel on voudrait bien se perdre à jamais. Des costumes aux décors splendides en passant par la musique enfantine digne des comptines (quand même jouée par un orchestre la comptine hein !) et à l’atmosphère rosée du film tout est réunie pour qu’on en redemande, tout pantois, après le générique de fin. En un mot (je sais c’est la deuxième fois que je dis ça) ce film est beau. Ce n’est pas tant l’histoire en elle-même son principal atout mais la réalisation ; le cadrage des scènes, les couleurs, les lumières et tous les détails FONT le film. C’est pour ça que je le mets dans la catégorie chef d’œuvre en matière de réalisation (parce que j’aime la beauté).
    PS : J’avoue que quand même le casting c’est un peu le luxe.
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Si c’est pas beautiful ça ?

(Si l’envie vous prend de le regarder, faites-le en VOSTFR s’il vous plaît, sinon vous aller massacrer ce chef d’œuvre et perdre tout l’intérêt des répliques)

  • Dallas Buyers Club réalisé par Jean-Marc Vallée. On change clairement d’ambiance avec ce film, puisque déjà : c’est aux Etats-Unis en plein dans les 80’s et ensuite c’est un drame, youhouuu ! Je vous fais un rapide topo : un texan homophobe, macho, drogué et j’en passe (pour ne pas faire de généralités) qui se chope le virus du VIH (JACKPOT baby) en faisant pas trop trop attention. On lui dit qu’il lui reste trente jours à vivre (double JACKPOT) et lui il n’est pas trop d’accord donc il se rebelle et c’est l’histoire de cette rébellion. Dans ce film on a droit à des séquences émotions, des plans très beaux visuellement parlant, des dialogues qui te donnent des frissons et j’en passe. Matthew McConaughey et Jared Leto sont tout simplement magistraux dans ce film (c’est pour ça qu’ils ont raflé les Oscars en 2014). Ils incarnent leurs rôles à merveille et, petite anecdote, Matthew a perdu 20 kilos pour ce film. Et rien que pour ça mérite de regarder ce film. Sans vous mentir, j’ai rarement autant pleuré devant un film mis à part Les petits mouchoirs (en même temps ça se comprend non ?). Certaines scènes sont juste des pépites. On dit merci au scénariste d’avoir construit une si belle intrigue et au réal d’avoir réussi à sublimer les silences. Dallas Buyers Club c’est le genre de film dont tu ne ressors pas indemne. Ça te permet de réfléchir à ta condition, tes exigences, ta vie et c’est ça le but d’un film non ? Comment aurais-je agi si cela avait été mon histoire ?
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« I’ve got one… one life, right ? Mine. But I want someone else’s sometimes »

 

  • Mommy réalisé par Xavier Dolan. Non seulement je considère Dolan comme un Artiste avec un grand A mais je déclare solennellement associer Mommy à un chef d’œuvre au sens intégral de son terme. Je ne pouvais conclure cet article sur un autre film que celui-ci. Il représente tout bonnement le film qui m’a le plus touché au monde. Et je ne parle pas du genre de films qui te font pleurer parce que c’est triste mais plutôt de ceux qui te marquent à jamais. Pour commencer je vous invite vraiment à le regarder en VOSTFR (c’est en québécois et je vous conseille de mettre les sous titres parce que parfois tu ne captes pas franchement les expressions). Evidemment j’adore l’accent québécois donc de l’entendre ne m’a pas gêné loin de là mais je sais que certains y sont plus réticents donc bon faites comme vous le sentez. Concernant le film si je devais lui attribuer un adjectif là maintenant tout de suite ce serait humain. Dans ce film et dans tous ses films, Dolan s’évertue à mettre en lumière les comportements, les échanges sociaux qu’il a pu rencontrer ou sur lesquels il s’est renseigné. C’est donc l’histoire de Diane, veuve, qui récupère la garde de son fils Steve atteint de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité. Ils vont faire la rencontre de Kyla, leur voisine enseignante. Je n’en dit pas plus sinon je risque de révéler beaucoup trop d’éléments ! Dit comme ça, ça ne paye pas de mine comme on dit, mais en réalité ce film arrive tellement bien à recréer les situations du réel. Il rend compte des difficultés de communication de Steve et de son entourage et en même temps les différentes situations auxquelles font face des individus dans leur vie. Tout ce que je pourrais dire ne décriera jamais assez bien ce que ce Xavier Dolan a créé avec ce film. C’est d’ailleurs ce film qui m’a initié à la filmographie de Dolan. Au fil de ses films et interviews j’ai pu remarquer l’importance de la musique dans ses œuvres. Dans Mommy la BO tient une place prépondérante, elle fait partie intégrante du film et sans elle il manquerait quelque chose. Les musiques sont soigneusement choisies et révèlent le caractère des scènes (tout autant que la mise en scène et la cadrage si particulier). C’est quand même grâce à Dolan qu’il m’arrive d’écouter du Céline Dion et du Dalida *on dit merci qui ?*. Pour couronner le tout, les acteurs ne pouvaient pas mieux incarner les personnages. Je n’en vois pas d’autres pour les rôles. Donc si je ne devais vous donner qu’un conseil ce serait : foncez le voir !!!
mommy
Mommy

Je vais m’arrêter là , un top 3 c’est déjà pas mal ! Sinon j’irais bien voir Juste la fin du monde de Xavier Dolan évidemment (qui d’autre ?) dès sa sortie et I hate love de Humberto Hinojosa Ozcariz (déjà sortit depuis 2014).