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Roi des montagnes

Ladakh, mon beau Ladakh.

Après plus de trois mois je me résous enfin à t’accorder ses lignes. C’est peut-être le recul qui me permet de te dédier cet article, je ne sais pas. Perdu dans l’immensité de l’Inde, tu échappes pourtant à toute sa cacophonie, à toutes ses odeurs que je me suis tant de fois imaginées. Je m’étais préparée tu sais. Je n’allais pas en Inde pour moi, tu étais bien à part, bien distinct. Et pourtant je ne m’étais pas imaginé un seul instant que tu serais en tout point différent du reste de ton pays.

Ladakh, les mots me manquent pour te décrire aujourd’hui. J’ai l’impression d’échouer, de faillir à ma tâche. Tu m’as tant apporté et j’échoue à te rendre la pareil. Mon vocabulaire me parait si pauvre. Aucune tournure de phrase n’arrive à te rendre ta grandeur. « Il faut le voir pour le croire », je n’ai que ça en tête, le « croire » ou plutôt le « comprendre », le vivre ; placer la bonne image mentale derrière les mots. Les mots, ces mots qui par leur définition même ne permettent pas la retranscription de ce que j’ai éprouvé. Comme l’a dit Bernard Verber : « Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez en comprendre et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre ». Alors tu vois, j’ai juste l’impression de te causer du tort. Que cet article ne sera jamais assez parfait à mes yeux, qu’il ne suffira pas. Car parfois il vaut mieux se passer de mots.

Ladakh, ça va pas fort en ce moment. Tu m’avais permis de faire la paix avec moi-même, de me (re)trouver. Je n’arrive pas à savoir si tu as affirmé qui j’étais ou si tu m’as transformée à tout jamais. Car tu m’as tant appris ! Sur moi, sur les autres, sur la vie… Il est de ces endroits et de ces personnes qui te marquent à jamais. Il est de ces moments qui retournent tout ton être, qui sont gravés dans ta mémoire. Tu m’en as tant offert et je suis fière d’avoir su les saisir. Je me les repasse en boucle dans ma tête comme un vieux mantra qui réparerait les maux. Ladakh, mon roi des montagnes, j’ai tant à te dire. Au moment où j’écris ces lignes tu dois doucement t’endormir, lové dans un grand manteau blanc. Que j’aimerais être là pour t’admirer, te respirer, te sentir guérir à nouveau mon cœur, ma tête, mon âme. Ladakh, je te vois d’ici entrer en hibernation, délaissé et lassé de tes touristes et de tes guides reconvertis en vendeurs à la sauvette sur les plages indiennes bien au sud. J’entends encore les klaxons des bus TATA si mélodieux. Ils retentissent sur tes routes escarpées ! Je sens encore la poussière imprégner un peu plus mes vêtements, mes cheveux et ma peau à chaque seconde. Je vois encore les visages rieurs et ridés sur une peau tannée.

Ladakh, c’est par tous ces détails que tu m’as conquise. C’est par tes routes sinueuses à flanc de falaises, c’est par tes sommets suspendus entre ciel et terre, c’est par tes déserts de pierres aux mille-et-une couleurs. C’est par la générosité de tes habitants malgré la pauvreté évidente, c’est par ta sagesse et les situations hilarantes entre locaux et occidentaux. C’est par la folie des grandeurs de ta nature et la bienveillance d’un regard, que tu m’as eu. Ladakh, ton air montagnard vif me manque, tes couleurs indescriptibles et changeantes me manquent. Ta lumière qui caresse mes yeux, me manque. Tous tes paysages qui se muent à mesure que le soleil déverse plus ou moins doucement ses rayons, frappant la roche de tes montagnes scintillantes, me manquent. Tes eaux limpides et miroitantes me manquent. C’est dur de ne plus t’admirer chaque jour.

Oh tu m’as tant appris. Je sais désormais que par la volonté, des projets peuvent se monter, que l’altruisme est la clé de tout. Que des touristes peuvent se croire aventuriers mais que n’est pas voyageur qui veut. Tu m’as appris qu’on ne cesse jamais d’apprendre. Ladakh, j’ai tant à dire sur toi. Je t’ai observé une dernière fois du hublot et quelque chose s’est effondré en moi, doucement. Quand je t’ai vu t’étirer sous moi, te réveiller avec le soleil déjà bien présent au petit matin. Quand je t’ai vu te pâmer de ces couleurs qui pendant un mois ne m’avaient pas quittées. Quand j’ai vu se déployer tes routes menant aux monastères déjà foulés par mes pieds. Oh quand j’ai vu tout cela j’ai senti au plus profond de moi qu’on m’arrachait à toi. J’ai perdu ou plutôt j’ai laissé un morceau de moi avec toi là-haut, si-haut. Je ne reviendrai pas le chercher, je ne viendrai que le retrouver.

Et même si c’est encore dur de grandir sans cette fraction de moi, je la sens qui vit avec toi. Je sens une partie de mon être qui bat avec toi et c’est la plus belle chose que je pouvais te donner contre tout ce que tu m’as apporté.

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Guide de survie en concert (marche aussi avec les festivals !)

Si toi aussi tu es amateur/rice de musique, tu as sûrement déjà vécu(e) ce sentiment d’impuissance et de rage juste avant un concert quand tu te rends qu’il fait beaucoup plus chaud que tu ne le pensais. Cet article est dédié à anticiper tous les petits tracas qui peuvent venir parasiter ta superbe soirée.

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  1. Une tenue adéquate tu choisiras

La tenue c’est presque 90% du boulot. Si tu te pointes avec la bonne tenue, tu passeras forcément un bon concert. Je ne parle pas de question stylistique loi de là, mais pratique ! Déjà essaye d’analyser l’environnement dans lequel tu vas être. Est-ce en extérieur ? En intérieur ? Combien de monde va-t-il y avoir ? (Important pour la chaleur qui émane de la compression des corps). Et surtout quel type de musique tu vas écouter. Je te conseille déjà de mettre un t-shirt, ou un débardeur sombre de façon à masquer d’éventuelles taches de transpiration (so glam !). Qu’on soit en hier ou en été, un t-shirt est nécessaire en concert sauf si c’est un concerto, là… Je te déconseille en revanche fortement les jupes ou robe à manches courtes parce que tu risques fortement de te la faire happer et de finir cul-nul. Ça serait con pour la séance de dédicace qui suit non ?

Enfin, ton plus précieux outil sont tes baskets : je répète, tes baskets. Tu ne risques pas l’entorse, pas la macération provoquée par le cuire etc. Bien sûr je te déconseille de mettre tes dernières chaussures achetées parce que :

  • Tu vas les niquer avec la poussière, les gens qui te marchent dessus etc.
  • Tu vas avoir de jolies ampoules avant même d’avoir commencé à danser.

Mis à part ces deux points, les baskets sont ton meilleur allier en concert. Clairement.

PS : le chouchou pour les filles ou hommes aux cheveux longs, élément crucial si tu veux ne pas mourir de chaud. Par contre queue de cheval interdit !!! Préférez le chignon, ça évite à ceux de derrière de bouffer tes cheveux qui volent quand tu danses.

  1. Un sac à dos pour deux tu auras

Il n’y a rien de plus chiant que de se trimballer toutes ses affaires en concert. Mais afin de parer à toutes les éventualités de type imprévues il est nécessaire d’avoir un vieux sac à dos avec soi. Genre tu râtes le dernier métro à cause du concert et tu finis à pied, bah t’es bien content d’avoir un pull en plus dans ton sac parce que ça caille à 1h00 du mat’ ! Ou alors tu rentres au camping du festival dans le noir le plus total donc une lampe de serait pas de refus à ce moment-là. C’est plein de petites choses qui te font apprécier le moment et surtout l’after. Le mieux à faire c’est de prendre un vieux sac à dos solide pour deux, comme ça chacun fait son tour de garde on va dire. Après je te conseille vivement de garder le même partenaire sac à dos. Tu as tes habitudes, tu sais qu’il ne te la fait pas à l’envers niveau répartition du temps et tu as des codes pour chaque poche. Celle-ci c’est pour les places, elle les boules quies et mouchoirs etc.

PS : pour éviter les vols, le garder sur le ventre. En plus ça fait un repose bras quand tu t’ennuies ou que tu es fatigué.

  1. D’un ami grand tu te muniras

Alors oui dis comme ça, ça réifie un peu ton pote mais tu comprendras rapidement son utilité, je t’assure… Déjà quand t’es seul à un concert c’est toujours moins drôle, tu n’as personne avec qui le partager. Alors avant toute chose motive tes potes pour venir avec toi, ça fera une ambiance de fou et un super souvenir commun. Et c’est à ce moment-là qu’il faut la jouer fine comme on dit ! Parce que tu vois la foule des concerts est assez simple à cerner… Plus tu es nombreux plus tu vas réussir à gratter des places et à forcer pour aller devant. On ne dirait pas comme ça hein, mais en faites tu t’imposes quand t’es en bande. Alors évidemment tu vas avoir droit à des regards sanguinaires mais c’est le jeu ! Et c’est là que ton pote de plus d’1m80 intervient. Parce que seul lui peut fendre la foule de manière systématique et assurer la pérennité de votre avancée. Et qui plus est, il peut servir d’étendard. Je m’explique : dans une foule constituée de bien plus d’un millier de personnes, il est difficile de se repérer. Les réseaux sont souvent saturés etc. Donc un ami de grande taille fait office de repère pour votre crew, c’est un peu le mat de votre navire. Je dirais même la vigie parce qu’elle peut repérer facilement l’entrée de l’artiste sur scène, les mouvements de foules à venir, les mecs bourrés qui veulent à tout prix se faire porter par la foule et bien sûr le naufragé de la bande qui est allé chercher une bière en plein milieu du concert et qui ne retrouve pas son chemin etc.

  1. Ton portable tu rangeras

Enfin, ce dernier point me tient tout particulièrement à cœur vu la mentalité actuelle. Récemment je suis allée voir mon groupe de rap préféré : S CREW. Vous n’êtes pas sans savoir (ou peut-être que si) que Nekfeu en fait partie et cela explique peut-être le fait que des collégiens se sont retrouvés dans le public. Même beaucoup. Je ne suis pas là pour critiquer les groupies, fan girls ou quoi (même si j’ai mon opinion là-dessus), je suis plutôt là pour parler du fait que ce jeune public n’a pas du tout la même manière de profiter d’un concert que moi ou la plupart des étudiants. Je ne dis pas que tous les jeunes de ma génération sont des saints mais je constate vraiment une généralisation des vidéos, photos pendant les concerts. En soi il n’y a rien de mal, rien du tout. J’en ai moi-même pris quelques-unes : 5 exactement, et même pas des artistes, je voulais capter l’énergie de la foule. Mais ce qui me choc et m’énerve particulièrement c’est quand je n’arrive pas à voir la scène tellement il y a d’écran levée vers elle. Les gars sont rentrés sur scène je ne voyais que des téléphones ! C’est quoi votre problème sérieux ? Tu rates tout le show en fait, on s’en fou de l’image que tu as avoir sur ton écran, ce qui compte c’est ce que tu vas véhiculer comme message derrière. Tu ne crois pas que si S CREW venait pour se faire filmer ou prendre en photo ils feraient juste les dédicaces ? Non, ils élaborent un show alors c’est pour que tu en profites pleinement, il y a un temps pour tout.

Sur ce que je conclurai par leurs propres paroles : « Ils filment mes concerts au lieu de les vivre ! ».

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Profitez-bien de la saison des festochs qui approche !

PS: les images ne sont pas libres de droit.

Qui a parlé d’Information-Communication ?

Comme vous le savez, ou pas d’ailleurs, je suis en deuxième année de licence à Lyon et j’étudie l’information-communication. Alors oui un mot composé c’est toujours classe à placer mais si on ne sait pas ce que ça veut dire on n’est pas rendu. Donc laissez-moi vous expliquer en quoi consiste cette licence. Ça aidera sûrement les futurs bacheliers un peu perdus et flippés (si si faites pas les innocents). Je précise juste que j’étudie à l’université Lumière Lyon 2 et que chaque licence info-comm a ses spécificités selon la fac où vous allez être (les cours seront différents etc.). Eh oui, parce que les universités ne dépendent pas de l’Etat directement donc il n’y a pas de programme imposé comme au collège ou au lycée : vive l’enseignement supérieur !

Donc info-comm c’est une licence qui vise à te former pour les métiers de l’information, le journalisme tout ça, et les métiers de la communication, événementiel, culture tout ça. Personnellement je suis plus intéressée par les métiers de la communication parce que j’aimerai travailler dans une ONG (mais c’est un autre sujet).

A Lyon 2, mon département (faculté) a misé sur 12 semaines de cours magistraux (CM) pendant le semestre et 10 semaines de travaux pratiques (TD). La particularité c’est que nos TD ne sont pas forcément en rapport avec nos CM. Ce qui fait qu’on a énormément de cours différents et donc pas mal de travail derrière. Ne t’en fais pas, ce sera rien de comparable avec une prépa hein mais c’est juste que la légende de « La fac c’est des branleurs », bah non, enfin pas à l’ICOM en tout cas. Evidemment y a toujours des malins pour valider leurs semestres tout en profitant du travail des autres pendant les travaux de groupes, mais bon tôt ou tard ils finiront par devoir s’y mettre ou arrêter l’université.

Parce que s’il y a bien une chose qui est vrai dans ma licence c’est : Le travail paye. En fait comme les examens des TD se font en contrôle continu, tu es obligé de travailler et c’est souvent là que tu assures le plus de points ! A l’ICOM, la plupart de nos TD nous obligent à faire des dossiers en groupe sur des sujets. Par exemple, aujourd’hui j’ai rendu un dossier de 15 pages et je suis passée à l’oral pour présenter un projet qu’on a monté de A à Z avec mon groupe. Et même si c’est ça peut être ultra pénible bah la charge de travail est largement supportable. Sauf si tu t’y prends comme un manche !

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Par contre les profs ont la fâcheuse tendance à donner les mêmes dates de rendus de dossiers ce qui donne à peu près toutes les deadlines la même semaine.

Pour ce qui est des CM, à l’ICOM ils sont évalués pendant la fameuse période de partiels aka les semaines de l’enfer. En gros tu as le plus souvent 2 semaines (1 semaine de vacances et 1 semaine de rattrapage des cours des profs) pour réviser 12 semaines de cours. Sachant qu’un chapitre fait en moyenne 5/6 pages Word. Tu mets ça à l’échelle d’un CM entier puis de 5… ça te fait une quantité giga importante de cours à réviser en beaucoup trop peu de temps.

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« Une vie… quoi ? Sociale ? Je suis en période de révision. »

Je te conseille donc de relire ton cours dès que tu l’as tapé, dans la journée comme ça tu actives ta mémorisation et ce n’est pas un luxe crois-moi. Tu dois te dire que c’est relou sur le coup mais pendant tes 2 pauvres semaines de révisions tu me remercieras 😉

Et enfin, last but not least comme on dit, les profs sont plutôt chouettes. Enfin on va dire que la plupart sont vraiment compétents. Evidemment il existe des profs qui bien que ultra spécialisés ne sont pas pédagogues du tout. Malheureusement ce genre de chose arrive de partout ! Mais en compensation il y a aussi, et souvent, des enseignants super ! Par exemple, j’ai eu la chance d’avoir certains profs qui m’ont permis d’avoir une nouvelle vision des choses. C’est dire ! Donc si vous avez la chance, que dis-je, l’honneur de venir étudier à l’ICOM, vous aurez droit à un superbe enseignement (et programme !). Si vous venez à Lyon 2 en Info-Comm vous aurez par exemple l’occasion de créer un livre de recettes numérique, et ça c’est pas donné à tout le monde ! 😉

Bon à savoir : ne faites pas attention à la gueule du campus, on s’y fait vite et honnêtement ça a son petit charme et ses avantages ! En plus, faites pas les difficiles, y a pleins de nouveaux bâtiments. Allez checker leur Instagram vous verrez que c’est pas si mal 😉

Bon allez je vous laisse je vais apprendre mes théories de la réception

Sauvagerie

« Sauvagerie (subst. fém.) : Condition des hommes antérieure à la civilisation dite évoluée. – CNRTL »

Jeudi soir dernier je suis allée en boîte avec mes amies. Ça faisait un an que je n’y étais pas allé. Il faut dire que les deux seules fois où j’y étais allée, l’ambiance était pas folle, le DJ pas fou du coup inévitablement je n’en avais pas un souvenir mémorable au point de vouloir participer à chaque soirée étudiante. Et puis j’ai l’impression qu’à chaque fois ça me fait le coup : je pars de l’appartement je suis à fond avec mes potes, puis une fois arrivée à la boîte les effets de l’alcool se dissipent miraculeusement et je réalise que de 1 ça pue (alcool, transpi’, vomi si t’es chanceux), que de 2 je n’aime pas la musique de boîte et que de 3 on est tous beaucoup trop collés à des inconnus pour que ce soit agréable.

Et pourtant jeudi soir j’y suis retournée, en soirée STAPS qui plus est ! Vous voyez les soirées STAPS on compare souvent ça au must have, en gros il faut en avoir fait une pour comprendre ce que c’est qu’une soirée étudiante. Dans un élan de folie j’ai accepté d’y aller avec mes amies – j’insiste sur le amiEs-. Et je n’ai pas regretté loin de là, tout était super et mon alcoolémie a conservé un bon taux pendant très longtemps ce qui m’a permis d’oublier tous les petits détails cités plus haut.

Cependant, il y a un truc qui m’a dérangé, profondément. Vous voyez, je sais très bien ce qu’il se passe dans les boîtes, je ne suis pas aveugle. Il est très facile de déceler le comportement d’un Homme lorsque ses pulsions de vie (coucou Freud) le prennent. Et parfois, cet être humain, qu’il soit de sexe masculin ou féminin est trop aveuglé par ces dites pulsions pour voir que l’être humain en face de lui n’a pas du tout cédé à ses pulsions de vie, lui. Alors oui des quiproquos sont vite arrivé, et cela n’a rien de méchant, ça ne blesse personne en temps normal, il suffit juste d’établir une discussion claire et nette sur vos intentions mutuelles. Bref, là n’est pas le sujet. Le point où je veux véritablement en venir c’est quand, un individu cède a ses pulsions de vie sans penser aux conséquences et dans le seul but de ses satisfaire rapidement.

Jeudi soir, pour ma part c’était un jeune homme. Je dansais tranquillement dans la foule avec mes amies. Non je n’étais pas sur un podium, non je n’avais pas une mini-jupe, non je n’aguichais personne et quand bien même ! (qu’on arrête un peu avec la moralisation de la victime sous prétexte qu’elle avait un comportement qui l’avait « cherché », ça va me rendre folle). J’ai soudain senti quelqu’un me mettre une main aux fesses. Mais ce n’était pas une simple main, c’était encore pire. Déjà lorsque qu’un inconnu se permet de toucher ton corps d’une manière inapproprié c’est inacceptable mais alors là c’était la première fois que je vivais ça. Le plus triste c’est que j’en viens à hiérarchiser des mains aux fesses mais passons…

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Never do that again

Généralement je ne réagis pas à ce genre d’attouchement (oui s’en est), au final c’est rentré dans la norme. Tu vas en boîte tu es susceptible de te faire toucher les fesses et c’est tout ! (malheureusement). Mais là, c’était plutôt une fouille corporelle plutôt qu’une main. Je me suis tout simplement fait palper sans pression au milieu d’une centaine de personnes. Et je peux vous dire que lorsque quelqu’un vous touche comme si vous étiez sa propriété, comme si vous étiez qu’une vulgaire poupée gonflable, ça fait drôle, très drôle. Tu te sens agressé, que ce soit une main au cul ou plus grave encore, parce que ton corps t’appartient à toi et qu’on vient de le toucher sans ton putain d’accord.

Perso si j’avais eu plus de courage je me serais retourné pour lui en mettre une en plein milieu de la boîte. Et d’un côté je suis contente de ne pas l’avoir fait car comme ça je ne lui accorde pas l’importance qu’il ne mérite même pas. Mais d’un autre… bordel pour qui il se prend ? Ça m’énerve au plus haut point ce genre de comportements si répétitifs qu’on s’y habitue parfois. A croire que c’est devenu normal…

Alors la prochaine fois je serai plus intelligente et au lieu de succomber à la folle envie de lui foutre ma main dans la gueule, je lui décrocherai mon plus beau regard détaché-condescendant en ajoutant juste « T’es tellement pathétique ». Tu vois le genre ? En plus avec un peu de chances ces petits copains assisteront à la scène et ça, ça n’a pas de prix. Le mépris est le meilleur des traitements, particulièrement pour ce genre de choses. Tu restes digne même si au fond de toi tu as envie de hurler.

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PS : Par contre si il commence à être insistant là c’est mon poing direct 🙂

4 plus ou moins bonnes astuces pour courir

Avec ce titre racoleur je t’ai alpagué j’espère ! En vrai, avant je détestais la course à pied. J’ai couru 10 minutes autour d’un lac et j’ai décidé du sort de ce sport en 1 fraction de seconde : pas pour moi, rendez-moi mes 10 minutes bordel ! Et cette année, après quelques essais… j’y ai pris goût. Comme quoi tout le monde peut changer d’avis, même moi la fille la plus butée du monde en matière de sport.

Alors si toi aussi t’en as marre que tous tes potes te disent que c’est comme une drogue après, que t’es le ou la dernière de ta bande à ne pas courir : voici 5 astuces pour toi 🙂

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C’est rigolo mais sans intérêt
  1. L’énergie à revendre

C’est tout con mais ce qui m’a vraiment motivé ça a été la possibilité d’expulser toute mon énergie dans un sport pendant un certain laps de temps. En début d’année, j’ai pris une décision assez radicale et dure à assumer ce qui m’a fait pas mal de peine et de stress. D’ailleurs le stress je l’emmagasinais depuis quelques mois lorsque je réfléchissais à cette décision. Du coup comme je ne pouvais pas hurler et tout extérioriser en pleine ville, j’ai dû trouver un autre moyen. Et ce moyen ça a été la course. Déjà qu’il faisait chaud à Lyon en septembre mais alors pour quelqu’un qui a dû mal à courir c’était l’apocalypse. Et c’est là que j’ai développé des stratégies : comme je bossais mes cours et la fac la journée je ne pouvais pas courir et je me chargeais d’énergie et de stress. Et ce n’est qu’à la fin de la journée, après que la chaleur soit retombée, mes cours laissés de côté que je sortais et courais. C’était comme une délivrance, je rentrais il faisait nuit, j’avais chaud et je pouvais apprécier pleinement ma douche bien méritée et ma petite salade de tomate/mozza.

  1. Ballec du rythme

Non en vrai pas ballec totalement parce que c’est important. Mais je sais que je ne pouvais pas supporter les gens qui me disait « Trouves ton rythme nieunieunieu » et j’en passe. Ce genre de phrase, souvent prononcées gentiment mais interprétées haineusement sont ton pire ennemi. Les coureurs donnent l’impression d’avoir réponse à tous tes problèmes de courses à pied. Un coup c’est que tu ne montes pas assez les genoux, de l’autre parce que tu inspires pas de la bonne manière etc. Ils ne nous donnent pas le temps de souffler ceux-là ! Et pourtant, quand je me suis mise à courir je l’ai dit à personne histoire de pas me faire emmerder par les conseils qui me passent par-dessus la tête lorsque j’essaye juste de survivre à 15 minutes de course. Et au final mon rythme je l’ai trouvé tout seul, enfin il s’est trouvé lui-même, je n’en n’avais même pas conscience. C’est comme ce qu’on te dit sur l’amour : « Ça vient quand tu t’y attends le moins », tout pareil pour le rythme et le souffle : tu ne t’en rends même pas compte.

  1. La playlist de la mort(adelle)

Autant vous dire que sans ma playlist « Running » je ne courrais pas (oui j’ai appelé ma playlist de course « Running », pendez-moi). Il n’y a que ça qui me motive… et aussi la destruction de ma cellulite qui fond très vite dès que je garde un rythme de 1H de course par semaine voir 1H30. Mais là n’est pas le sujet !

La clé de la motivation c’est le son que tu vas envoyer dans tes oreilles via tes écouteurs ou ton casque. C’est aussi simple que ça, si tu mets une musique un peu molle ça va pas de donner envie de traîner ton vieux corps sur quelques kilomètres. Tandis que si tu mets un bon son bien pêchu, c’est garanti que tu courras plus de 15 minutes. Déjà parce qu’il est prouvé que certaines musiques avec des basses assez fortes (ça fait un peu oxymore qui comme ça) accélères ton rythme cardiaque et donc ton corps entier va se cadencer au rythme de ta musique. C’est d’ailleurs pour ça que quand tu entends Uptown Funk de Bruno Mars tu peux pas t’empêcher de remuer les doigts ou taper du pied.

Perso j’écoute des musiques encore plus motivantes. Tu vas retrouver deux genres principaux dans ma playlist de course à pied : le rap et l’electro. Pour ce qui est du rap j’ai ma préférée évidemment : Jusqu’au bout – S Crew. Déjà les paroles sont ultra motivantes et puis le son en lui-même envoi du pâté quand tu cours ou fait du sport 🙂 Et pour l’electro c’est incontestablement On my Mind de Don Diablo. L’idéal c’est d’avoir une playlist remplie de titres qui vous donnent direct envie de bouger ou de foncer tête baisser en mode « laissez-moi passer ! ».

N.B : Vous serez gentil de ne pas mettre à fond et faire attention à son environnement !

  1. Ne te compare pas

Personnellement avec la tendance healthy sur YouTube et Instagram j’ai vite remis en question mon mode d’alimentation et mon rapport au sport. Grave erreur je vous le dis ! Cela n’a fait que me créer des complexes, des questionnements débiles etc. Alors que je mangeais varié, bio, sain et tout, je me suis mise à juger ma consommation sur des critères qui m’étaient imposés par les tendances actuelles. Et au final ça ne m’a jamais aidé à me mettre au sport. Du coup c’est quand j’avais envie de me recentrer sur moi-même et me découvrir que j’ai vraiment commencé à courir. Non pas parce que tout le monde autour de moi le faisait, non pas parce que c’était mieux pour mon physique ou quoi. Juste parce que j’avais envie de me dépasser et de découvrir de nouvelles sensations. Et maintenant je ressens le besoin d’aller courir quand j’ai trop de pression ou quoi. Donc si je dois vous donner un dernier conseil c’est : ne vous comparez pas, faites ça pour vous et vous seul(e).

Après, chacun a ses techniques, ses sources de motivations. Personnellement je sais que regarder des filles en bikini sur une plage sur Instagram ne va pas m’aider à me bouger le cul mais plutôt me faire sentir mal. Chacun est maître de son corps.

13 reasons why

Il y a une semaine, allongée comme un déchet sur mon lit j’ai commencé le nouveau bébé de Netflix, je parle bien sûr de la série produite par Selena Gomez : 13 reasons why. Ça faisait déjà un moment que j’avais vu le teaser et que je l’attendais. Et comme j’avais du temps libre en ce long dimanche lyonnais pluvieux, je me suis lancé. Sans vous mentir j’ai engloutit 5 épisodes d’affilé, chacun d’environ 55 minutes. Autant vous dire que j’ai accroché, un peu, juste un peu…

Pour vous contextualiser un peu, la série tourne autour du suicide d’une jeune lycéenne et des 13 cassettes audio qu’elle a laissées. On suit le dérouler des cassettes via le personnage de Clay, un lycéen introverti et un peu asocial. On comprend vite que lui et Hannah, la fille qui s’est suicidé ont eu une histoire assez compliquée. Chaque cassette est dédiée à un lycéen en particulier qu’elle accuse d’être la cause de son suicide. On comprend au fil de la série que plusieurs histoires s’entremêlent et que les relations sociales entre adolescents sont parfois cruelles, vraiment. Les cassettes sont passées d’un personnage à l’autre pour que chaque « raison » du suicide d’Hannah prenne conscience de ses actes et des conséquences qu’ils ont eu sur la vie de l’adolescente. On comprend dès le début que Clay est le dernier des 13 à écouter les cassettes.

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Clay et Hannah

Vous l’avez sûrement compris avec le nombre d’épisodes engloutit en une après-midi, cette série m’a directement parlée. Même si Netflix m’a habitué à une esthétique très spéciale pour chaque série depuis quelque temps avec leurs nouveautés, celle-ci ne mise pas sur ce côté-là. Ce qui m’a touché dans cette série c’est le personnage de Clay dans lequel parfois je me reconnais mais surtout celui d’Hannah, avec lequel j’ai quelques similitudes. Pas de soucis, je ne pense pas au suicide mais je me retrouve dans son parcours et l’évolution de sa psychologie. Cette série est tellement humaine, elle dépeint la réalité des relations adolescentes, la complexité de l’évolution humaine, la difficulté de la vie. Il y a aussi la bande sonore qui est juste géniale. En gros c’est tout ce que j’aime rassemblé en 13 épisodes. J’ai parfois l’impression que certaines musiques sont cousues à la narration. Tout colle parfaitement. (Mention spéciale pour l’artiste Hamilton Leithauser)

Ce qui m’a réellement surprise aussi c’est la promotion de cette série. Selena Gomez en a fait part sur son Instagram, Netflix a lancé un teaser plus qu’alléchant où on a qu’une envie c’est de savoir ce qui est arrivé à Hannah Baker. Mais le plus surprenant c’est la plateforme mise en place par Netflix et les colis qui ont été envoyés aux influenceurs. En gros, Netflix a mis en place un site où il rassemble l’interface du téléphone portable d’Hannah avec toutes ses photos, ses messages, ses contacts etc. On peut même appeler les numéros ! Pour ce qui est des influenceurs, Netflix a envoyé à certains un colis avec un vrai smartphone, un chargeur sur le même principe que le site.

En bref, si vous avez entendu de 13 reasons why et que cela vous a interpellé, foncez la voir. l’humain dans toute sa magnificence et sa monstruosité. Âmes sensibles s’abstenir et je rigole vraiment pas en disant ça.

Bouffée d’air

Il y a de ça 1 an et demi j’ai commencé à pratiquer la plongée en club avec un ami. J’étais dans une période ma vie assez spéciale. Je commençais à remettre beaucoup de choses en question, à m’interroger sur l’année à venir, celle du Bac, la fameuse !

Pour comprendre un peu mieux, j’ai grandi dans une maison en face d’un lac. Et quand je vous dis en face c’est que je faisais 50 mètres et je me retrouvais à piquer une tête. L’eau a donc toujours été un élément à part pour moi. J’ai appris très tôt à nager, l’été je passais la moitié de la journée dans l’eau, en bref c’était ma safe zone. Un endroit dans lequel je me sentais parfaitement à l’aise et où je semblais appartenir. Je suis sûre que vous avez une connexion forte avec quelque chose, qu’il vous définit en quelque sorte, que vous avez dans la peau. Pour certains c’est jouer d’un instrument, d’autres c’est la peinture ou le chant, pour moi c’était être dans l’eau.

J’ai donc décidé d’apprendre à plonger histoire de me rapprocher encore un plus de cet élément. J’ai effectivement appris à plonger, dans une piscine, puis dans un lac, puis dans la mer, puis dans la nuit. Et à chaque fois que j’enfilais mes palmes, que je sentais ma combinaison se gonfler, j’avais l’impression que l’eau m’engloutissait littéralement. Que je ne faisais qu’un avec elle, qu’elle était le prolongement de mon corps. Et je suis sûre que si vous avez cette forte connexion avec quelque chose vous comprenez parfaitement ce que j’essaye d’expliquer. Les sensations sont justes différentes. Un musicien va apprécier sentir vibrer son corps à mesure que le son se déverse. Pour moi, c’était sentir mes sens à la fois s’aiguiser et se calmer, c’était entendre la musique de chaque bulle qui remonte à la surface, c’était désobéir aux règles terrestres et appartenir l’espace de quelques minutes au monde marin. Et c’est ce sentiment d’appartenance qui me manque chaque jour. Parce que la plongée c’est un sport (si si faites en vous comprendrez) individuel qui se pratique en commun. Tu ne peux pas plonger seul, alors tu fais forcément partie d’un club. Et lorsque tu commences à partager des moments aussi intimes que ceux-là, inévitablement tu crées des liens très forts.

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Pourquoi « intime » ? Parce que déjà tu vas dans un élément qui n’est pas naturel pour ton corps, auquel tu n’es pas fait. Et quand tu te rends compte qu’avec toi il y a 2 ou 3 personnes qui voient ce que tu vois, sentent ce que tu sens, une connexion se fait. Ensuite il y a aussi une question de confiance. Quand tu plonges, tu veilles sur les autres et ils font de même. Tu mets ta vie entre les mains de ceux qui t’accompagnes. Et c’est ce qui fait que tu partages des moments indescriptibles avec ces personnes.

Alors quand j’ai dû quitter tout cela pour partir vivre et étudier à Lyon, ça a été un déchirement. Et quand j’ai cherché à replonger avec un club lyonnais j’ai vu que l’alchimie n’était pas présente. Que mon ancien club était comme une famille et que ce n’était pas de si tôt que j’allais pouvoir retrouver toutes ces sensations si familières.

Alors j’ai hâte, hâte de pouvoir un jour plonger à nouveau. Hâte d’entendre ma respiration de Dark Vador, de galérer à enfiler ma combinaison, de me les geler dans un lac à 7°… Si vous saviez comment cela me manque. Quand je plonge c’est comme si je me révélais à moi-même, et c’est sûrement les moments où je suis le plus moi. Juste un corps et un esprit enfermé à l’intérieur qui s’échappe par des bulles.

Je vous souhaite à tous de connaître ce sentiment de plénitude que ce soit dans n’importe quelle activité. Faites ce que vous aimez et ce qui vous rapproche le plus de vous même. C’est comme un miroir, la réalité ne te permet pas toujours d’être entièrement toi, et si une quelconque chose peut te faire toucher ton reflet fait le, fonce.

Société complexée complexante

« Sans aucun complexe la la la la ». Ouais bah non il ne suffit pas de chanter pour que tout s’envole par magie, je suis désolée.

Sur cette introduction pleine de joie et de bonne humeur je voudrais aborder un sujet qui me tiens à cœur (héhé ça rime), vous l’aurez compris dans le titre : les complexes. On connait tous quelqu’un qui se lamente sur la taille de ses hanches, ou de son nez, si ce n’est pas nous ! Moi-même j’ai longtemps complexé sur la taille de mes pieds, puis sur mes genoux, en passant aussi par mon postérieur…

Et c’est par là que je veux commencer. Un complexe n’est jamais fixe. Jamais. Ça a commencé par mes genoux, puis mes pieds etc. Et parfois ça passe d’une partie de mon corps à une autre. Donc déjà commencez à vous dire que c’est une fixation mentale bien plus qu’une anomalie physique. Déjà il n’y a pas d’anomalie selon moi, enfin ça n’existe pas. L’anomalie peut se définir déjà par la composition du mot en lui-même. Anomalie fait référence à quelque chose qui s’écarte de la norme. Or, il n’y a pas de norme physique, du moins la seule serait d’avoir deux yeux, un nez, une bouche, des oreilles, 4 membres qui poussent de notre tronc et basta ! C’est comme cela que l’être humain est constitué dans sa première forme. Alors, mis à part des handicaps physiques qui, là, certes n’auraient pas dû se produire au moment du développement du fœtus (oui je remonte aussi loin), il n’existe pas d’anomalie physique. Attention, je ne suis pas en train de dire que le handicap physique est une hérésie, quelque chose de dégoûtant etc. Non je parle d’anomalie au sens biologique simplement. Et ça ne veut en aucun cas dire que les handicapés physiques sont dispensés de cette règle des complexes. Selon moi il n’y a pas de quoi avoir honte ou être complexé par notre corps. Notre corps est l’enveloppe de notre âme. Imagine un peu que je prenne ton âme et que je la transpose dans un caillou, ou une feuille d’arbre, comme ça en un claquement de doigts, c’est pareil. Même si notre corps est notre apparence physique, la seule forme visuelle que quelqu’un peut apercevoir de nous-même, ce n’est pas votre être dans votre entièreté. J’insiste !

Donc maintenant que tu sais qu’il n’y a pas de raisons rationnelles et naturelles d’être complexé(e), passons au côté artificiel : les standards de beauté. Depuis la nuit des temps il existe dans standards de beauté, c’est aussi vieux que la présence de l’homo sapiens socialisé sur cette Terre. On a tous en tête les canons du Roi Soleil : peau pâle, joues roses, mouche sur la joue et beaucoup de formes. Ça n’a plus rien à voir avec ceux d’aujourd’hui ! Ça me désole profondément de voir que ces standards établis sur des conventions artificielles prennent le dessus sur la majorité de la population. Dans notre société de consommation hyper-mondialisée, il est tellement facile d’absorber bêtement l’influence de certaines personnes. Et les plus gros responsables sont les réseaux sociaux. Instagram, par exemple, diffuse les photos de millions de personnes chaque jour. Et pourtant qu’elles sont celles qui vont être le plus vues ? Celles qui correspondent aux critères établis par certain(e)s influenceurs(ses). On assiste à une vaste hiérarchisation des valeurs physiques : il faut avoir la taille de plus en plus fine, les fesses de plus en plus bombées et les lèvres de Kylie. Ô désespoir quand je vois toutes ses personnes faire des fixettes sur leur attributs physiques parce qu’elles ont été assaillies, limites harcelées, par ces images parfois retouchées de stars. Ça m’agace de voir que le diktat de la beauté a pris le pas sur la personnalité.

Frida-kahlo
Be a Frida

Alors si je devais vous dire quelque chose de fondamental c’est d’arrêter de vous comparer. Arrêtez tout, arrêtez même les réseaux sociaux une semaine histoire de voir à quel point toutes ses règles physiques sont absurdes et que vous vous en sortez très bien sans ces photos. Parce que ce que tu vois en toi qui ne te plaît pas n’est pas ce que les autres voient de toi. Tu vas peut-être envier les jambes fines de cette fille mais peut être qu’elle, elle va baver sur tes formes parce qu’elles souffrent de troubles alimentaires. Il ne sert à rien d’envier une qualité physique d’une personne parce que peut être que toi tu la possède déjà sans t’en rendre compte ! Et peut-être même que c’est ce sur quoi la personne complexe ! Par exemple, prenons Frida Kahlo, plutôt atypique comme demoiselle avec son quasi mono sourcil ! Et bien même si le mono sourcil, autant chez les hommes que les femmes, n’est pas du tout attrayant, Frida Kahlo a ce petit quelque chose en plus, c’est indéniable. Donc stop le focus sur ce que tu n’as pas, soit fière de ton corps, tu n’en as qu’un et il t’appartient.

Je reprendrai donc la structure de Bourdieu pour parler de la société actuelle. Cette fois-ci, en plus de vivre dans une société structurée structurante, nous vivons aussi dans une société complexée complexante.

Embrace yourself 

Entre peur et solitude

La déprime. Elle m’engloutit, quelle qu’elle soit.

Généralement elle survient quand je me sens seule et que je pense à tous les changements à venir. C’est toujours angoissant. Et comme la plupart du temps quand je vais mal je me renferme sur moi, je me fais encore plus de mal. Je ne sais pas pourquoi je m’évertue à plonger dans ce cercle vicieux. Mais c’est comme ça, je me dis que mes amis n’ont pas forcément envie d’entendre toutes mes angoissantes si futiles soient elles ! C’est con parce que mes amis c’est aussi ceux sur lesquels je me repose le plus, je compte sur eux, c’est ma boussole. Je ne fais rien sans penser aux conséquences de mes actes sur eux. Mais du coup voilà, je retombe toujours dans mes travers, c’est-à-dire le silence. Je me mue dedans, comme un cocon qui se cristallise. Je m’en habille. Parce que c’est aussi bien plus facile de prétendre que le problème n’existe pas plutôt que de l’affronter en en parlant. Ça aussi c’est une grosse connerie, mon défaut de fabrication on va dire. J’ai largement tendance à me dire que ça passera en ne disant rien et en cogitant comme seule dessus. Que nenni ! Si toi aussi tu as tendance à faire ça, arrête de te voiler la face s’il te plaît. Tu sais tout autant que moi que ce n’est pas une solution, ni même une bonne attitude. Tu gardes en toi toutes tes frustrations et tes angoisses, ça ne fait que s’accumuler. Et tu finiras par péter un câble, sérieux. T’es qu’une bombe à retardement dans ce cas-là.

Là en ce moment je suis en pleine remise en question sur ma vie. J’ai choisi de partir étudier à l’étranger un an, c’est mon rêve depuis des années. Et pourtant… Je ne peux pas supporter l’idée de quitter mes amis. Autant ma famille va me manquer, normal j’ai envie de dire ! Mais je sais que je suis supposée m’en éloigner au fur et à mesure que je grandis, c’est le chemin logique. Autant mes amis, comme je vous l’ai dit précédemment, constituent mon pilier. Comme je n’ai pas de copain, je n’ai qu’eux. Et même si j’avais un copain, j’ai tendance à privilégier mes amis avant tout. Je n’y peux rien s’ils me connaissent par cœur ! Et en partant 10 mois à l’étranger, même si je vais revenir quelques fois (ça va se compter sur les doigts d’une main probablement), je sais que notre relation va évoluer. Et malgré tout l’amour mutuel qu’on se porte, la distance va forcément endommager notre relation, j’en suis parfaitement consciente. Et ça me tue, profondément. Les messages ne suffisent à pas à maintenir une relation à distance, il faut partager des moments. Et ce n’est pas en faisant un Skype groupé que ça va marcher…

Alors c’est ça le sujet de préoccupation de toutes mes pensées, j’en ai la boule au ventre dès que j’y pense. Et j’ai peur de tenter de me protéger en m’éloignant par moi-même avant même mon départ. Parce qu’au final c’est une angoisse comme une autre, et vous savez comment je les gère…Mais au final, la lutte contre cette pulsion solitaire sera la plus belle des récompenses !

angoisse

500 mots ensemble

Je suis une grande amatrice des vidéos de Solange Te Parle, vous savez, cette youtubeuse que beaucoup déteste parce qu’elle dérange ? Bref, personnellement je consomme littéralement ses vidéos, elles me font du bien. Et il y a quelques semaines elle a sorti une vidéo sur une méthode d’écriture qu’elle teste. Ça consiste tout simplement à écrire 500 mots par jours. Pourquoi ? Pour stimuler ta créativité, sortir des sentiers battus etc. Si tu es intéressé(e) je t’invite grandement à regarder la vidéo ci-dessous parce qu’elle explique le concept beaucoup mieux que moi et une vidéo est toujours plus pédagogique que des suites de mots pour cette fois-là je pense (et puis elle est tellement plus inspirante !).

Après avoir vu cette vidéo je trouvais l’idée très intéressante mais difficilement réalisable vu la charge de travail que j’avais avec la fac. Mais récemment, comme je vous le décrivais dans un précédent article, je ressens un vide immense lorsqu’il s’agit d’exercer ma créativité ou encore de sortir de ma zone de confort enchantée. Et ce n’est que très récemment que je me suis décidée à remédier à cela, en m’imposant des activités stimulantes. Ça peut aussi bien passer par la lecture d’un livre, que la quête de nouvelles musiques sur Deezer (enfin on va plutôt appeler ça une errance qu’une quête). Vous allez me dire que c’est un peu basique comme démarche et j’en suis parfaitement consciente. Mais il fallait y aller par petits pas et ces quelques actions quotidiennes m’ont en quelques sortes remise en selle !

Et (magie magie), il y a quelques jours j’ai revu une personne très importante pour moi. Cet ami est lui aussi un grand amoureux de Solange, c’est d’ailleurs lui qui me l’a fait connaître. Et lorsqu’il m’a dit qu’il faisait une cure d’écriture de 500 mots par jour pendant un mois, j’ai eu un déclic.

Alors les amis je vous annonce officiellement qu’à partir de ce mercredi 23 mars 2017, je m’engage à écrire 500 mots par jour pendant un mois. En me lançant dans ce projet, j’espère tenir cette promesse et relever ce challenge. Mais aussi me retrouver moi-même, que cela m’aide à renouveler mon style d’écriture et à réveiller mon imagination et ma créativité. Je vous tiendrais au courant de mes avancées sur Twitter. Peut-être que parfois je posterai ce que j’écris si j’estime que cela vaut le coup d’être publié. En attendant, la seule contrepartie auto infligée sera de reverser 5€ à une association de mon choix chaque jour où je n’aurai pas écris mes 500 mots.

Alors voilà le premier article d’une liste que j’espère longue. Car c’est aussi pour pallier le manque d’articles sur ce blog (que j’aime tant) que je m’engage dans ce projet. Mon seul obstacle c’est moi-même, j’ai énormément de mal à publier régulièrement alors que quand je le fais je n’ai même pas à me forcer. Paradoxal non ? J’espère donc retirer une sorte de rythme après ce mois-là et retrouver la motivation des débuts.

Voilà, j’espère que cela vous donnera des idées à vous aussi, en attendant la suite,

Chanson du cœur : Ici-bas | Georgio

Kind regards full of insecurities

Un peu de douceur

Plus je trouve un titre rapidement plus j’ai du mal à commencer l’article. J’ai trouvé ce titre en 15 secondes, je sors dès à présent les rames pour introduire mon sujet du jour…

« Si tu te sens à bout et si tu as pris des coups faut qu’t’écoutes le Stupeflip Crew. Et si la vie te saoule et si tu te sens seul faut qu’t’écoutes le Stupeflip Crew ! ». Sur ces belles paroles, Stupeflip nous propose LA solution pour lutter contre ce que j’appelle le spleen. Oui, le spleen, genre ce moment qui mêle à la fois (allez compte avec moi 🙂 du doute, de la fatigue, une grosse déprime, et une bonne dose de tristesse et qui te caractérise souvent en plein mois de novembre. Malheureusement le spleen est tenace, comme ce bon vieux rhume que tu traînes depuis 3 semaines. Personnellement j’ai pas de problèmes à écouter Stupeflip en temps normal mais je sais que ce genre de rap peut vite devenir insupportable pour certaines oreilles. C’est pourquoi je te propose de voir ensemble quelques petites solutions pour te sentir mieux et éviter de taper pour la 10ème fois dans les chips pour compenser ton manque de positive attitude (pose ce paquet tout de suite j’ai dit !).

  1. Let the good time roll

 **WARNING CLICHE**Alors oui là tu vas me dire que je me suis pas foulée mais attend un peu. Parce que même si je vais te parle de gommage, ce ne sera pas de n’importe quel gommage. Oh non ! Depuis mon périple à Avignon je détiens un petit bijou. Ma cousine m’a offert un gommage de chez Lush super ludique qui a su faire fondre mon petit cœur. Genre déjà on dirait un bout de polenta (c’est un des ingrédients en même temps…), ce qui rend le truc un peu intriguant. Et moi quand y a du mystère ça me donne envie de découvrir de quoi il en retourne. Et c’est en l’essayant que j’ai eu l’impression d’avoir découvert l’Amérique ! (toujours dans l’excès)

C’est pas une polenta qui sort d’un tube, non loin de là. C’est une polenta qui s’effrite dans les mains et se frotte sur le visage. Genre wtf qui a inventé ce système (Lush en l’occurrence) si cool à appliquer. Je vais d’abord vous donner les raisons pratiques de l’acheter :

  • Tu prends la quantité que tu veux
  • C’est Vegan : C’est quand même cool d’avoir des cosmétiques Vegan si tu n’es pas prêt à te passer de viandes toussa toussa. Au moins tu essayes d’être responsable sur un autre credo 🙂
  • C’est aussi cher qu’un gommage de grande surface alors que là c’est fait main et tu sais d’où ça vient (tous les ingrédients sont naturels) 🙂

Maintenant place aux  2 raisons qui vont définitivement vous convaincre :

  • L’odeur bordel de crotte : ça sent le pop corn (y en a dedans) et en même temps la brioche qui sort du four, tu vois le délire ? En plus l’odeur reste sur tes mains et ton visage pendant très longtemps, sans pour autant être entêtante. Et ça, à coup sûr, ça va chasser un peu ton spleen !
  • Ça gomme vachement bien mine de rien la polenta !

Je ne pousse pas au consumérisme mais si vous avez la chance d’avoir un Lush près de chez vous et une soudaine envie de vous enduire de polenta : foncez !

2. Regarder du beau

Bon j’avoue c’est super mal dit mais vous allez vite comprendre pourquoi. Quand je parle de regarder du beau, je parle de vidéos qui sont belles esthétiquement. J’ai remarqué que plus on pensait à la chose qui nous rendait triste plus on était triste. Sauf que si on s’échappe le temps de quelques minutes, notre esprit fera abstraction de notre tristesse pour se concentrer sur autre chose. Et moi je vous propose de se focaliser sur du beau parce que y a rien de mieux au monde. En plus de ne plus penser à la chose qui vous rend triste, vous en ressortirez des étoiles pleins les yeux. Alors je vous lâche deux petites vidéos qui, moi, me font juste rêver.

https://vimeo.com/108018156

Cette vidéo-là est juste extrêmement bien montée et montre, certes de manière très romancée, la beauté de la Turquie (pays que j’aimerais grandement visiter).

Âmes sensibles au froid s’abstenir pour celle-là ! Là aussi le montage est juste parfait, rien à dire. On dirait que la musique a été greffée sur les images. Et dans le même temps allez checker les autres Visual Vibes de Mr. Ben Brown parce que ça envoie des claques

RIP à mon cœur pour le plan au drone des baleines.

3. Regarder un documentaire

Oui j’avoue c’est un peu cul cul, mais tu vois l’autre jour j’en avais marre de vivre dans la tour d’ivoire que j’appelle mon imagination. Ça faisait des semaines que je ne regardais que des séries, des fictions sur Netflix, et j’ai eu un gros ras-le-bol tout simplement. Du coup je suis allée au cinéma voir Et les mistrals gagnants de Anne-Dauphine Julliand. Je pensais pleurer comme une madeleine vu que c’est à propos d’enfants gravement malades. Mais en final (bon les larmes sont montées quelques fois) le message véhiculé concerne bien plus la vie que la maladie. C’est un message d’amour, de bonheur et de force.

J’ai ensuite regardé il y a pas longtemps le documentaire diffusé sur France 3 sur Muriel Robin à la rencontre des bonobos. Alors déjà que j’adore les reportages animaliers mais quand il s’agit des singes tu m’as dans la poche. Les primates c’est mes animaux préférés donc forcément les voir dans un reportage ça met du baume au cœur. Et devine quoi ? Ça marche aussi avec tout autre documentaire.

4. Sortie entre copains !

Bon j’ai compris, c’est pas trop ton truc les documentaires. Je te conseille dons de voir tes amis. C’est vrai quoi ?! Y a rien de tel pour remonter le moral que de sortir avec tes amis. Par exemple lundi dernier je suis sortie avec des gens. Je ne connaissais qu’une personne dans le groupe. Et pourtant je me suis éclatée et j’ai rarement autant ri avec des inconnus !

Et si tu sais pas où sortir je te conseille un petit bar avec de la musique, y a toujours une bonne ambiance ! Par exemple, pour les lyonnais, allez à n’importe quel Ninkasi (no rage les non lyonnais). On est allé à celui de Croix Rousse et on a fait un Blind Test, c’était juste trop drôle !

Psst en plus en ce moment tous les lundis, dans chaque Ninkasi tu peux participer au Blind Test et la meilleure Team gagne son poid en bière après les 8 semaines de compétition et la finale à Gerland.

Si c’est pas génial ça ? 😉

5. Good vibes !

T’es toujours pas au top ? Bon bah écoute ça et danse comme si personne te regardais, je te jure ça marche.